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samedi, 12 septembre 2009

L'Alsace : Duel fratricide en perspective au conseil régional

Politique Duel fratricide en perspective au conseil régional

 


Il y aura bien deux candidats issus de la majorité d'Adrien Zeller (UMP), lundi, lors de l'élection du président du conseil régional. L'opposition, déjà, se régale.

La réunion destinée à départager André Reichardt, candidat élu au sein du groupe UMP et apparentés (20) et Bernard Stoessel, soutenu au départ par le groupe centriste (7), n'a pas abouti à une clarification. « Je serai bien candidat lundi, mais je n'ai rien à dire », a déclaré le président par intérim, à l'issue de cette rencontre au cours de laquelle certains de ses amis ou alliés l'avaient sommé d'en dire plus sur sa stratégie.

« Il a pris une position de coeur, parlant de la fidélité à Adrien Zeller. Les autres élus centristes ont pris une position de raison », explique un des participants à cette réunion. Si Odile Uhlrich-Mallet et Danièle Meyer, toutes deux MoDem, ont pris position pour lui qui est un ex-Modem, les quatre autres élus issus de l'UDF, dont le vice-président René Danési, ont indiqué qu'ils soutiendraient André Reichardt, « au nom de l'union mise en place en 2004 » et qu'ils veulent voir perdurer « pour six mois et au-delà ». Et parce qu'ils ne souhaitent pas donner l'image d'une majorité divisée, dans la perspective de mars prochain. « C'est une démarche personnelle », a simplement répondu Bernard Stoessel.

Ce qui n'a pas manqué d'interpeller une bonne partie des élus présents. Car s'il se présente, c'est en bonne logique pour être élu. Or la mathématique électorale joue contre lui. Le centriste dispose a priori de trois voix, contre 24, voire 26 (avec les deux ex-FN) à André Reichardt, à condition qu'il n'y ait aucune défection dans son camp. Il en faut 24 pour être élu au 1er tour, ce qui semble à la portée du candidat UMP, la majorité relative suffisant au 3e tour.

Rupture

Sauf qu'après avoir déclaré qu'ils n'arbitreraient pas le duel au sein de la droite, les socialistes et verts ont compris tout l'intérêt qu'ils pourraient tirer de l'étalage des zizanies de la majorité actuelle au grand jour. En votant pour Bernard Stoessel, la gauche lui assure au minimum 15 voix. « Nous avons une stratégie très ouverte. Il y a un candidat plus dur et un candidat plus centriste », note de manière ambiguë l'écologiste Andrée Buchmann. « Le choix de présenter André Reichardt constitue une rupture par rapport aux années du mandat d'Adrien Zeller, en particulier sur la conception de la Région », renchérit le socialiste Antoine Homé, en précisant que l'intergroupe s'exprimera lundi. Les 12 PS et verts arriveront-ils à convaincre des élus apparentés UMP de les rejoindre ? Accepteraient-ils l'appoint des 6 voix du FN ? Autant de questions qui se poseront concrètement.

Après l'élection du président, les élus devront mettre en place la commission permanente, à la proportionnelle. André Reichardt s'est engagé, auprès des centristes, « s'il est élu, à respecter les équilibres actuels ». Il est « prêt aussi à travailleJr avec Bernard Stoessel ». Et dans le cas contraire ?

Yolande Baldeweck

09:10 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : région, élection | |  Facebook | |

Commentaires

Quoiqu'il arrive, l'UMP fut élue avec 3 voix FN ou fraichement ex-FN. Autant de raison de s'unir avec les Verts

Écrit par : Vero | mercredi, 16 septembre 2009

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