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lundi, 31 août 2009

L'Alsace : élections régionales

Régionales Les socialistesdans l'attente du choix de Bigot

 

Antoine Homé, Mathieu Cahn et Jo Spiegel. Photos Darek Szuster et Dominique Gutekunst


Qui va conduire la liste PS aux régionales ?Les sections voterontle 1er octobre pourla tête de liste.D'ici la mi-septembre,les candidats devront se faire connaître.

Tout dépend de Jacques Bigot. Maire d'Illkirch, président de la Communauté urbaine de Strasbourg. Le porte-parole de l'intergroupe PS-Verts au conseil régional est sans doute la meilleure carte dont disposent les socialistes alsaciens dans la course aux régionales de mars. Même si d'aucuns craignent un vote anti-Strasbourg. Pris par ses différentes fonctions, Jacques Bigot pourrait ne pas se représenter. Dès lors, d'aucuns, à l'instar du maire de Strasbourg, Roland Ries, évoquent « un saut générationnel », histoire de se démarquer nettement de la majorité.

Homé candidat

Dans cette hypothèse, le maire de Wittenheim, Antoine Homé, conseiller régional sortant, avait prévenu ses camarades, début juillet, qu'il serait candidat. « J'ai une légitimité à être tête de liste régionale, comme sortant, et la fédération du Haut-Rhin me soutient », argumente-t-il, en observant que plusieurs régions de gauche, comme Poitou-Charentes, sont dirigées par des présidents issus de départements qui ne sont pas les plus peuplés. « Je travaillerai en étroite collaboration avec les élus de la CUS et du Bas-Rhin », promet-il.

Dans le Bas-Rhin, on ne l'entend pas de cette oreille. « Nous n'avons rien contre nos amis du Haut-Rhin, Mais où est la dynamique à gauche ? », interroge Mathieu Cahn. Le premier secrétaire du PS du Bas-Rhin « doute qu'Antoine Homé est au centre de gravité de la gauche alsacienne, lui qui avait fait campagne pour le non et qui se situe à l'aile gauche du PS ». Et d'enfoncer le clou : « La fédération du Haut-Rhin est divisée entre Antoine Homé et Jo Spiegel... »

« Le pôle du dynamisme PS se situe clairement au niveau de la CUS », soutient l'adjoint strasbourgeois, en citant plusieurs élus - tous des trentenaires et tous sur une ligne plutôt social-démocrate -- susceptibles de prendre le relais : Pernelle Richardot, proche de Catherine Trautmann, Olivier Bitz (qui est aussi conseiller général) et Alain Fontanel - énarque comme Antoine Homé - secrétaire national chargé des fédérations du PS, et lui-même. « Nous travaillons à un accord politique. Il ne s'agit pas d'un combat de coqs, ni de reproduire ce qui se passe au niveau national », lâche-t-il, en plaidant pour « une liste de rassemblement la plus large possible pour éviter que la région ne tombe entre les mains de l'UMP », Adrien Zeller ayant « représenté un centrisme alsacien qui disparaît avec lui ». Le 1er fédéral bas-rhinois espère toujours un accord avec les Verts au premier tour... même si ces derniers veulent pousser leur avantage des européennes et faire cavalier seul.

Plus consensuel

Trop inexpérimentés, les jeunes loups de l'équipe Ries ? D'aucuns semblent le craindre. Où l'on revient dans le Haut-Rhin. Jo Spiegel, maire de Kingersheim et actuel président de la Camsa, qui bénéficie d'une image consensuelle, a été contacté pour relever le défi. « Avec Bigot, Ries, Baeumler, nous avons fait la démonstration depuis 20 ans que nous pouvions être garants de l'intérêt général », rappelle l'intéressé, défenseur d'une collectivité unique, en observant que « les quatre ans à venir seront d'une importance stratégique pour préparer l'évolution institutionnelle de l'Alsace ». Mais il n'en dira pas plus. Comme il doit quitter la présidence de l'agglomération mulhousienne (pour une vice-présidence déléguée), cela lui laisserait plus de liberté pour conduire la campagne.

Yolande Baldeweck


10:27 Publié dans En Alsace | Lien permanent | Tags : alsace, élection, homé | |  Facebook | |

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