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jeudi, 21 mai 2009

L'Alsace : Meeting de Catherine Trautmann à Mulhouse

Européennes « Nicolas Sarkozy confisque la campagne »

 

Pierre Freyburger, Patricia Schillinger, Catherine Trautmann et Jacques Bigot, mardi soir à la SIM. Photo L’Alsace

Tête de liste socialiste pour le Grand Est, Catherine Trautmann était en meeting mardi soir à la SIM. Cible de prédilection : le président de la République.

Une grande famille réunie : voilà l’image que les socialistes alsaciens se sont évertués à donner d’eux-mêmes, mardi soir, à la Société industrielle de Mulhouse (SIM), en présence de quelque 200 personnes. L’occasion était toute trouvée : le scrutin européen du 7 juin prochain et la venue de sa tête de liste dans le Grand Est, Catherine Trautmann.Parmi les présents, citons Pierre Freyburger, chef de file de l’opposition socialiste de Mulhouse, Jo Spiegel, maire de Kingersheim et président de la Communauté d’Agglomération de Mulhouse-Sud Alsace (Camsa), Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, mais aussi le Bas-rhinois Jacques Bigot, maire d’Illkirch-Graffenstaden et président de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS).Voilà qui a donné lieu à d’émouvantes déclarations d’amitié et à de jolies photos… Mais même dans les grandes familles, on connaît des moments de doute. À trois petites semaines du scrutin, le PS redoute pêle-mêle le futur score de l’UMP, les concurrences additionnées des Verts et du Modem… Et l’abstention. La faute au « désenchantement » des électeurs frappés par la crise économique, souligne d’emblée Pierre Freyburger.

« Écouter la colère sociale »

« La priorité, c’est la mobilisation. Il reste peu de temps ! Face à l’UMP, le seul vote utile et efficace, c’est le vote socialiste. Les autres, ce sont des dispersions de voix », complète le maire de Wittenheim Antoine Homé. « Oui, nous devons écouter la colère sociale ! résume Catherine Trautmann. Mais arrêtons de nous laisser démoraliser - et arrêtons aussi de laisser Nicolas Sarkozy confisquer la campagne ! S’il a obtenu quelques résultats lors de la présidence française de l’Union, il les doit aussi à Angela Merkel, Gordon Brown et quelques autres… » Voilà une entrée en matière plutôt hexagonale, mais c’est que tout est lié dans l’esprit de l’oratrice : « Nicolas Sarkozy pratique une politique que l’Europe ne lui demande pas. Il aime les Français démoralisés, sidérés par sa prestidigitation. C’est tellement plus facile de manipuler les gens dans ces conditions. » Conclusion : « Il vaut mieux être à gauche et reconnaître qu’on n’a pas toujours été bon, qu’à droite et pratiquer une politique de casse sociale. Eux veulent se faire élire pour ne rien changer. Nous, nous voulons changer l’Europe. »


Emmanuel Delahaye

10:50 Publié dans Au PS | Lien permanent | Tags : trautmann, européennes, élection | |  Facebook | |

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