jeudi, 19 mars 2009

DNA : Soirée UDESR 68 sur la réforme Balladur

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« Ne pas casser ce qui marche »

 

Claudy Lebreton, président de l'association des Départements de France. (Photo DNA - Gil Michel)

 

Le président de l'association des Départements de France, Claudy Lebreton (PS), a défendu devant les élus socialistes et républicains alsaciens réunis à Colmar la décentralisation à la française que Nicolas Sarkozy « veut casser » selon lui. En lisant le rapport Balladur sur la réforme des collectivités territoriale, Claudy Lebreton « retrouve les hommes et les femmes de droite de 1982, étatistes et jacobins », qui s'étaient élevés contre les premières loi Defferre. « Ils ne comprennent rien à la décentralisation », lâche le président de l'association des Départements de France (ADF).

Il estime que Nicolas Sarkozy cherche à « casser » cette architecture territoriale qui « fonctionne pourtant mieux que l'organisation de l'État ». « Le président de la République ne tolère aucun contre-pouvoir », dit-il.

S'il reconnaît que le PS peine à dégager une vision et des propositions uniformes sur le sujet, le président du conseil général des Côtes d'Armor juge que le rapport de l'ancien premier Ministre « signe la fin des communes et des départements » en substituant aux communes, aux départements et à l'État l'intercommunalité, les régions et l'Europe.

Invité par les Unions départementales des élus socialistes et républicains du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, Claudy Lebreton a rappelé que les socialistes sont attachés au contraire à l'existence d'un « bloc de la proximité » constitué des communes, des intercommunalités et des départements à côté d'une entité plus large comprenant les régions, l'État et l'Europe. Une architecture propice, selon lui, à une réforme de la fiscalité, à une clarification des compétences et à une modification du mode de scrutin.

Il juge en outre la réforme « socialement inopportune » compte tenu de la situation économique. « Il serait plus opportun d'associer les collectivités au plan de relance », remarque l'élu qui rappelle qu'aujourd'hui, « plus aucune politique publique n'est possible sans elles » et que « le service public constitue le patrimoine de ceux qui n'en ont pas ».

Tout n'est pas rose pour autant, tempère Pierre Mammoser, qui souligne « le problème de démocratie » que pose le mode de scrutin actuel des intercommunalités. Le conseiller régional suggère par ailleurs un redécoupage des cantons en fonction des périmètres des communautés de communes.

 


Franck Buchy

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