mardi, 30 décembre 2008
DNA : Repas de Noël

WITTENHEIM.- Le club de pétanque Bon accueil de la cité Fernand-Anna, présidé par Gilbert Thym, a offert à ses 80 seniors un repas de Noël préparé par Robert le cuisinier et animé par Pierre, en présence du maire de Wittenheim Antoine Homé, des adjoints Rose Kiry et Albert Haas. Vers la fin du repas, un père Noël relativement débonnaire est venu distribuer à chaque convive une rose de Noël et des friandises. Les enfants n’ont pas été oubliés et ont eu un paquet cadeau. Photo Gilbert Placide
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lundi, 29 décembre 2008
L'Alsace : Tram
Est-ce bien raisonnable ?
Le délai pourra-t-il être tenu ? Et à quel prix pour des communes déjà fortement sollicitées par le budget du Sitram ?
Le schéma directeur d’accessibilité du réseau a été approuvé lors de la dernière séance du Syndicat intercommunal des transports sans faire trop de vagues : il serait malséant d’insister lourdement sur le coût que représentent les facilités d’accès au réseau pour les handicapés.
Un objectif très ambitieux
Reste que chacun est conscient de l’ampleur de la tâche — avec un tiers seulement du parc de bus accessible et… 7 % seulement des 750 points d’arrêt. « C’est un défi ! », reconnaît le président du Sitram Denis Rambaud. « Un objectif très ambitieux… », confirme Yann Thomas, chargé de mission au service études et projets. « Il existe une marge de manœuvre, mais la loi est néanmoins très contraignante… », résume ce dernier. Un aspect intéressant : il ne sera pas nécessaire de renouveler par anticipation le parc de bus — son renouvellement normal suffira à l’acquisition du nombre nécessaire de véhicules accessibles. C’est toujours ça.À une question de Bernard Stoessel, qui s’enquiert du coût estimatif de l’ensemble de l’opération, Yann Thomas reconnaît la difficulté de l’exercice. « C’est difficile à chiffrer. Faut-il, par exemple, prendre en compte l’extension du tramway à Bourtzwiller ? » Par ailleurs, un certain nombre d’arrêts pourront être traités à l’occasion de travaux d’aménagement plus vastes.Un point de repère : « On peut compter 4000 E en moyenne par point d’arrêt si on refait un trottoir… » Le Sitram prend en compte 50 % de la dépense. Encore ne s’agit-il que d’une moyenne indicative — tout dépend de la configuration et de l’importance du point d’arrêt en termes de fréquentation.Il faut faire le maximum pour faciliter la vie et la ville aux personnes handicapées, tout le monde est d’accord. Il faut respecter la loi, tout le monde est d’accord aussi. Mais ces dépenses supplémentaires viendront alourdir des budgets communaux déjà sollicités par l’augmentation de leurs contributions au budget de fonctionnement du Sitram et par la modification, en parallèle, d’une clé de répartition "historique" qui pénalise Mulhouse.
4000 euros par point d’arrêt
Concernant le choix des lignes pour le « réseau-noyau » accessible dès 2011, le maire de Wittenheim Antoine Homé juge qu’on aurait pu penser davantage aux terminus des trams : « C’est accessible jusque-là et on a une rupture de charge très importante lorsqu’on passe du tram aux bus… » La remarque sera intégrée à l’ultime réflexion sur le schéma, promet le président.
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DNA : Fête de Noël
Wittenheim / Club du bon accueil
Plus de 80 seniors au rendez-vous
Plus de 80 seniors ont participé à la fête de Noël organisée par l'équipe des bénévoles de Gilbert Thimm. Elle était animée par Pierre et s'est déroulée en présence du maire de Wittenheim, Antoine Homé, ainsi que des adjoints Rose Kiry et Albert Haas. A la fin du repas, un père Noël très stressé par sa mission est venu distribuer à chaque convive une rose de Noël et des friandises. Il n'a pas oublié non plus les enfants des bénévoles. Dans son discours et ses voeux, le maire a souhaité au Club des seniors du bon accueil une bonne année, la santé et un peu de bonheur en ces temps difficiles.
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samedi, 20 décembre 2008
Budget Primitif 2009 du Conseil Régional
L'Alsace :
Conseil régional Hausse de la fiscalité (6,4 %) en baisse
Lors des orientations budgétaires, le président Adrien Zeller avait proposé une augmentation de 7,4 % des taux de la fiscalité locale. Il l’a baissé d’un point.
« Un exercice de démocratie régionale vivante… » Après deux longs jours de débats, Adrien Zeller semblait satisfait de voir son budget adopté par une majorité composée de 29 UMP, centristes et indépendants. Mais il n’a pas réussi à convaincre les socialistes et les Verts que son budget — « avec l’effort d’investissement pratiquement le plus important de France » — était dimensionné pour faire face à la crise. Ces derniers, tout comme les élus FN — en tout 18 voix — ont voté contre le budget. Et contre aussi l’augmentation de 6,4 % des taux.Le président de la commission des finances, Justin Vogel, avait expliqué que la revalorisation des bases de 2,5 % — dont bénéficient toutes les collectivités — permettrait à la Région de gagner un point de fiscalité. « Mais cette hausse ne représente qu’1,5E par habitant », s’est justifié Adrien Zeller, sans obtenir davantage l’unanimité. « Le compte n’y est pas », a conclu Antoine Homé (PS), dénonçant « une hausse trop brutale de la fiscalité ». Philippe Carbiener (Verts) a parlé de « budget déséquilibré ». « Vous auriez pu baisser ou supprimer certaines dépenses », a renchéri Patrick Binder (FN), en citant la politique de la ville ou la coopération décentralisée. À l’issue du vote, Adrien Zeller a donné rendez-vous à ses collègues en mars pour ajuster, le cas échéant, les différentes politiques.
690 TER par jour
Plusieurs budgets, et non des moindres, ont été adoptés hier. Ainsi de la formation professionnelle (61 M ), avec des autorisations d’engagement en hausse de 3,5 %. Martine Calderoli-Lotz s’est interrogée sur la stratégie à suivre en période de crise : « Faut-il préparer la relance économique ? Ou faut-il reconvertir les chômeurs qui souhaitent souvent d’abord trouver un emploi ? » Second budget après les lycées et l’apprentissage, les transports et déplacements mobilisent 238 M , dont 190 M consacrés aux TER. Le président de la commission, Hubert Haenel, a précisé que 690 trains circuleraient par jour en 2009, soit 40 % de plus qu’en 2002. Et le nombre de voyageurs passerait à 65 000. Des crédits seront affectés aussi aux TGV. Interpellé sur le shunt de Mulhouse, Adrien Zeller l’a justifié, en affirmant qu’« il a été prévu dans la première phase du TGV Rhin-Rhône, sinon les performances de la ligne auraient été insuffisantes ». À l’issue de ce débat, l’assemblée a adopté (avec l’abstention des Verts) une motion demandant l’achèvement du réseau TGV desservant l’Alsace. Enfin, il a aussi été question du contrat triennal de Strasbourg qui a donné lieu à un débat entre Strasbourgeois.
Y.B.
DNA :
Budget:
29 pour,
18 contre
Le budget primitif 2009 de la Région Alsace a été adopté hier par les 29 voix de la majorité UMP, des centristes et des non-inscrits. Les 18 élus du FN et de l'intergroupe PS-Verts ont voté contre.
Pour Philippe Carbiener, ce budget « faussement rigoureux » signe « l'art d'une certaine improvisation » : l'écologiste y déplorant l'inscription de lignes budgétaires « incohérentes ». Patrick Binder (FN) est aussi « déçu » par plusieurs politiques et un programme qui illustre à ses yeux « une grande illusion pour les Alsaciens ». Enfin, Antoine Homé stigmatise « un ensemble d'actions éparses », résultat d'un « manque d'anticipation et de stratégie d'ensemble ». « Il faut passer de la réaction à l'action », répète le socialiste.
Il s'agit d'un budget « équilibré », réplique le centriste Jean-Jacques Fritz. Relevant la « surenchère » faite par l'opposition, Justin Vogel, le vice-président chargé des finances, estime pour sa part que ce budget « réaliste » concrétise la volonté de la Région, avec une hausse « modérée » de la fiscalité, de tenir « les conditions d'un développement équitable de l'Alsace ». Arlette Grosskost saluera le « volontarisme » de la Région avant qu'Adrien Zeller ne se félicite de ces deux jours de débat : « Un exercice de démocratie régionalisante. »
Culture-sport:
le temps
des efforts
Le budget culture s'élève à 15,24 M €, en retrait de 9,3 % : la section de fonctionnement progresse de 0,6 % et celle des investissements recule de 27 % après d'importantes opérations soutenues en 2008 : le Zénith, la médiathèque Malraux... Le centriste Jean-Jacques Fritz souhaiterait que la Région s'implique davantage dans la création d'équipements d'excellence, à l'instar de ce qui est offert en Allemagne, quand Andrée Buchmann (Verts) regrette le recul du soutien au spectacle vivant et à la politique du livre. Le frontiste Patrick Binder déplore quant à lui l'insuffisance des moyens alloués à l'OLCA ; il demande un « plan de sauvegarde de l'alsacien » et l'organisation d'assises de l'alsacien. La majorité et l'intergroupe PS-Verts votent pour, le FN contre.
Les 4,32 M € consacrés au sport ont été approuvés, eux, à l'unanimité, bien que plusieurs élus aient souligné la modestie du budget. « On demande des efforts au monde sportif », concède Adrien Zeller, qui s'est montré ouvert à la proposition d'Antoine Homé qui souhaite que des équipes de communes de moins de 20 000 habitants évoluant en Nationale 3 puissent bénéficier des aides de la Région, ce soutien étant aujourd'hui plafonné à 10 000 habitants. Sans pour autant créer un appel d'air, prévient toutefois le président.
F. By
Formation professionnelle : en hausse ou en baisse ?
En baisse ou en hausse ? Cette question a occupé l'heure de débat autour des 61,80 M € que la Région Alsace a inscrits pour la formation professionnelle continue en 2009. Plus de 40 M € sont consacrés aux dispositifs collectifs de formation et 800 000 € aux actions en faveur de créateurs d'emplois, en progression de 10 %. Pressentant les critiques, Martine Calderoli-Lotz et Adrien Zeller ont relevé que ce budget avait progressé de 93 % en huit ans et que le budget primitif 2009 avait été construit en septembre, lorsque le chômage baissait encore.
Les attaques n'ont pas manqué. Pour Monique Marchal (PS), « le compte n'y est pas » face à la « précarité grandissante ». « Réservée » sur le dispositif du parrainage, elle regrette que l'Alsace n'ait pas, à l'instar d'autre régions, augmenté de « manière significative » son programme destiné aux chômeurs.
Un premier
abondement de 3,5 M €
Comme la situation de l'emploi s'est dégradée depuis novembre, Adrien Zeller a rappelé que « toutes les marges de manoeuvre » de la Région iront prioritairement à ce secteur. Et d'annoncer un premier abondement de 3,5 M € lors de la première décision modificative. « Ça ne suffira pas », conteste Monique Marchal.
C'est la notion même d'abondement qui pose problème à Antoine Homé pour qui un abondement présenté en séance doit être équilibré en dépenses et en recettes, ce qui n'est pas le cas selon lui. « C'est de l'affichage ! », lance-t-il à Adrien Zeller qui décide de transformer l'abondement en motion. Ce qui fait bondir Jacques Bigot : « S'il n'y a pas l'équilibre, c'est parce que vous faites de la gesticulation pour rattraper une erreur ».
Adrien Zeller balaie l'argument et réaffirme « l'engagement politique » de l'exécutif de lancer des programmes de formation supplémentaires avec des autorisations d'engagement qui seront réactualisés durant l'année.
Franck Buchy
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vendredi, 19 décembre 2008
Presse locale : Budget primitif au Conseil Régional
DNA :
Conseil régional / Budget primitif 2009
Répondre à la crise coûte que coûte
La crise financière et économique est aussi venue bousculer les orientations budgétaires de la Région Alsace. Dans ce nouveau contexte, Adrien Zeller entend « adapter, enrichir et renforcer » l'action de sa collectivité pour stimuler au plus vite l'activité économique. Une ligne de conduite qu'il a tenue à développer avant même la discussion générale du budget primitif 2009.
La Région va d'abord mettre en place une « veille continue » avec l'État et le CESA pour adapter ses interventions. Elle proposera aussi la tenue d'une rencontre des exécutifs des grandes collectivités d'Alsace début février pour « coordonner » les investissements publics. Le conseil régional entend enfin recycler les économies obtenues sur les appels d'offres dans de nouveaux investissements dans le bâtiment et les travaux publics, au second semestre 2009. Le président envisage même une session extraordinaire en mars si nécessaire.
Pour Adrien Zeller, les meilleures mesures de soutien à l'économie seront à la fois « économiques, écologiques et sociales » en voyant dans cette crise « une opportunité » pour démontrer qu'« une démocratie régionale vivante et active est une chance pour notre pays dans une période difficile et imprévisible ».
Un « budget génétiquement
modifié » pour Patrick Binder
« Ce n'est pas parce que le gouvernement et les deux départements vous créent des problèmes qu'il ne faut pas proposer de stratégie », lance Jacques Bigot, le président socialiste de la CUS qui relève que la réalisation du budget a été « tellement difficile qu'il a fallu des amendements ».
Pour son collègue Antoine Homé, ce « budget d'accompagnement et de saupoudrage manque de souffle ». Il juge « pas raisonnable » le fait de « ponctionner massivement le portefeuille des Alsaciens » avec la hausse de 6,5 % de la fiscalité régionale (lire ci-contre).
Patrick Binder n'est pas plus enthousiasmé par ce « budget génétiquement modifié » et regrette que la Région soit contrainte de se tourner vers l'emprunt et la hausse de la fiscalité. L'écologiste Philippe Carbiener regrette quant à lui la « contradiction » de vouloir initier une politique de l'environnement en s'arrêtant à mi-chemin dans des domaines tels que les économies d'énergie et les énergies renouvelables.
« Aucune politique n'a
été mise en cause »
« Je constate que Jacques Bigot doit attendre le CESA pour se faire une opinion », réplique le centriste Jean-Jacques Fritz qui se réjouit des mesures annoncées par Adrien Zeller tout en s'inquiétant de ce qui se passe dans les « officines sarkozystes » qui parlent de structures et non de méthode dans la réforme des collectivités territoriales.
Le radical François Loos se réjouit de constater que toutes les priorités nécessaires pour répondre à la crise sont inscrites dans ce budget. « Nous ne sommes pas des apprentis sorciers ni des alchimistes. Nous agissons », répond-il à « la forme de royalisme » de Jacques Bigot.
« Entre le courage-fuyons et le repli identitaire, je suis fière d'appartenir à une majorité qui sait réagir », s'est félicitée Sophie Rohfritsch. Pour Justin Vogel, vice-président chargé de la commission des finances, ce budget de « vérité et de transparence » traduit la volonté de la Région de tenir « coûte que coûte » ses engagements et d'« investir au bénéfice des générations futures ».
Franck Buchy
En relief
L'ambiance était électrique hier matin à l'ouverture de la session budgétaire du conseil régional. Malgré l'incertitude sur la date des élections régionales - 2010 ou 2011 ? - on avait l'impression que la campagne électorale était déjà ouverte.
Davantage que les années précédentes, des jugements définitifs ont tenu lieu de débat général. La caricature n'était jamais très loin.
Ça sent
l'estrade
électorale
C'est Jacques Bigot (PS) qui a mis le feu aux poudres. Avant de sacrifier lui-même aujourd'hui aux joies de l'exercice budgétaire, le président de la CUS a pris soin de bien chauffer Adrien Zeller, lui reprochant de n'avoir ni vrai projet, ni vraie stratégie, y compris dans les domaines des énergies nouvelles et du développement durable dans lesquels le conseil régional se flatte d'avoir une longueur d'avance.
Antoine Homé, maire PS de Wittenheim, en a rajouté une couche, qualifiant de « préélectorales » les interventions de Zeller et de... François Loos, demandant de ne pas confondre l'« activisme » présidentiel avec l'« action », traitant la nouveauté du crédit bail fiscal de « mistigri » et de « tour de passe-passe ».
Il n'en fallait pas plus pour faire bondir le président. « Je ne laisserai pas dire que nous n'avons pas de projets. 90 % des régions de gauche sont jalouses de ce que fait l'Alsace ».
Et, in cauda venenum, Adrien Zeller a conclu par quelques remarques cinglantes à l'adresse des socialistes : « Moi je ne cumule pas les mandats, je fais mon boulot jusqu'au bout » ou encore : « Vous feriez bien de vous interroger sur les raisons de votre échec en 2004 » (aux régionales).
Les esprits se sont heureusement calmés l'après-midi. La situation économique exige des efforts sinon solidaires, du moins convergents. Comme le conseil général du Bas-Rhin, la Région Alsace prévoit déjà un "plan de relance" en février-mars.
Claude Keiflin
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Presse locale : Retour sur le Conseil Municipal du lundi 15 décembre 2008
L'Alsace :
Le conseil municipal a débattu, lundi soir, des orientations budgétaires 2009, sur fond de crise économique et de désengagement de l’État.
Les temps sont durs, pour les particuliers comme pour les collectivités. La crise financière a des incidences sur la préparation des budgets des communes. Ce contexte économique général, le maire de Wittenheim n’a pas manqué de le rappeler en présentant, lundi soir, au conseil municipal les orientations budgétaires 2009.Antoine Homé a expliqué en substance que les dotations de l’État, calculées en fonction de l’inflation et de la croissance, et les mesures financières prises dans le cadre de la loi de finances 2009 étaient « défavorables aux collectivités locales ».
Moins d’habitants
Ainsi, la dotation globale de fonctionnement devrait diminuer de 2,4 % et s’élever à 2,67 millions d’euros contre 2,74 M en 2008. Une baisse en partie due à l’impact du recensement : Wittenheim a perdu 500 habitants et en compte 14 600 actuellement.Entre autres exemples, l’élu a aussi cité la nouvelle dotation créée pour la délivrance de passeports biométriques, à laquelle Wittenheim peut prétendre avec la mise en place de deux stations avant la fin de l’année. Pour cela, la Ville percevra 6400 , une somme, selon le maire, « bien en deçà des dépenses occasionnées par la mise en service de ces stations » qui vont mobiliser du personnel.Les recettes fiscales devraient également reculer, surtout celle liée à la taxe additionnelle aux droits de mutation pour cause de crise immobilière.Au final, la Ville estime que « la somme des charges nouvelles et de la réduction des recettes provenant notamment de l’État correspond à une charge supplémentaire équivalente à 5 ou 6 % de fiscalité ».Pour autant, l’objectif, a assuré le maire, reste « le maintien des taux des taxes locales ou, si c’est nécessaire, un ajustement compris entre 0 et 2,5 % ». Soulignant au passage que les autres collectivités (Région, Département et villes voisines) ont augmenté davantage les impôts.Les trois groupes minoritaires du conseil se sont en tout cas exprimés contre une hausse des taux. Philippe Duffau y est allé d’une intervention très politique contre le président de la République : « L’Etat trouve des milliards pour les plus nantis et est particulièrement chiche pour les plus modestes et les collectivités ». S’il s’agit de faire des choix en matière d’investissements, il a donné sa « priorité à l’équipement culturel plutôt qu’au parc de loisirs ». « On ne peut pas tout faire », a aussi estimé Maurice Haffner, en insistant bien : « La crise ne doit pas être le prétexte à une hausse des impôts ». Sylvie Schaffhauser, au nom de Patrick Pichenel (absent), a regretté que, dans ce débat, « il manque des chiffres », tels le coût des projets, pour pouvoir « discuter de leur opportunité et des choix » à faire. Pour l’heure, malgré le contexte financier difficile et tout en prônant « une gestion rigoureuse », Antoine Homé entend « continuer à mettre en œuvre le programme et à investir ».Les axes prioritaires de l’action municipale porteront sur les acquisitions foncières engagées, comme celles du carreau Schœnensteinbach et du Grosstück, sur les nouveaux projets, comme l’aménagement de la rue de la Forêt, la construction d’un club-house pour le foot ou l’avancement du parc de loisirs (le projet de salle culturelle est renvoyé à la deuxième partie du mandat), sur l’entretien du patrimoine communal (cimetière, complexe sportif…) ou encore sur le plan écologique global.Quant au maintien ou à la hausse des impôts locaux, la question sera tranchée à l’examen du budget en début d’année.
M.C.
DNA :
Wittenheim / Conseil municipal
La crise est là : vers une hausse des impôts
La crise, le maire ne s'en cache pas, est bien là. Antoine Homé le souligne, « Dans un contexte économique peu favorable, les perspectives financières de la Ville pour 2009 impliquent des marges de manoeuvre très contraintes ». Il poursuit en dénonçant les nombreux transferts de charges de l'État vers les collectivités et insiste, « Nos finances sont menacées par toutes ces mauvaises nouvelles ».
« Il ne faut pas ajouter
de la récession
à la récession »
Antoine Homé embraye en évoquant la fiscalité locale. « Notre objectif, ambitieux, est de maintenir les taux d'imposition, si cela s'avérait impossible, nous envisagerions en janvier une hausse de la fiscalité qui n'excéderait pas les 2,5 %. » Et de poursuivre : « L'analyse du contexte économique et de la situation financière de la Ville nous invitent à une gestion rigoureuse. (...) Cependant, nous continuerons à mettre en place notre programme municipal, il ne faut pas ajouter, ce serait la pire des choses, de la récession à la récession. ». Le maire détaille ensuite la situation financière de la Ville puis trace les axes prioritaires pour 2009.
ANALYSE FINANCIÈRE. - L'autofinancement reste à un niveau correct, la dette a été contenue (elle s'élève à 4 860 606 €) et le maire précise : « Dès 2010, le montant de l'annuité à rembourser sur la dette chutera à 290 000 €, nous retrouverons ainsi des marges de manoeuvres importantes... ».
PROJETS ET PROGRAMME 2009. - Le maire insiste sur l'aide qui sera apportée aux personnes fragilisées par la crise : soutien aux emplois aidés et poursuite de la politique en faveur des personnes âgées notamment. Vient ensuite le soutien aux associations, qui sera maintenu dans les limites de l'enveloppe 2008. La sécurité reste prioritaire, des vidéosurveillances supplémentaires seront installées, etc.
En investissement, outre le remboursement du capital des emprunts de 696 000 €, la Ville s'orientera vers l'acquisition des terrains MDPA ou encore près de 200 ha de forêt sur lesquels les élus auront à se prononcer. Concernant les travaux : aménagement de la rue de la Forêt, construction d'un club-house pour l'USW foot, avancement du projet de parc de loisirs, travaux dans les écoles, au cimetière, etc.
Et Antoine Homé de conclure : « Au total, la Ville maintiendra donc un niveau d'investissement maîtrisé et échelonnera ses investissements sur la durée du mandat au vu de ses possibilités financières ». Le débat s'engage, Philippe Duffau (opposition) : « L'État est largement responsable de la crise, il y a de l'argent pour les nantis (...). Nous devons freiner sur les manifestations, pour chaque investissement nouveau, le développement durable doit en être le premier critère. Nous aimerions voir se développer les pistes cyclables et, si des choix étaient à faire, un équipement culturel s'imposerait avant un parc des loisirs. » Il en termine en s'opposant à une éventuelle hausse des impôts.
Sylvie Schaffhauser (groupe Pichenel) : « L'État ne doit pas être le bouc émissaire de la crise. Puis, s'adressant au maire : Vos projets ne sont pas chiffrés, nous sommes contre une hausse de la fiscalité. » Maurice Haffner (groupe communiste) : « Il faudra faire des choix, la crise ne doit pas servir de prétexte pour augmenter les impôts, d'autres solutions sont possibles; il faut revaloriser les dépenses publiques. ».
La population de Wittenheim
est en baisse de 2,8 %
DIVERS. - La population de Wittenheim vieillit et est en baisse de 2,8 %. A ce jour, la Ville compte 14 600 habitants. Le prix de l'eau sera en légère baisse en 2009 : 2,1434 € le m³ contre 2,4762 € en 2008. La Ville entérine la vente de l'un de ses immeubles au 9, rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny. Il s'agit d'un bâtiment composé de quatre appartements, l'ensemble est vendu à hauteur de 480 000 €.
D.W.
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dimanche, 14 décembre 2008
Presse locale : CA du SITRAM
Sitram / Les actions cédées à Transdev
Soléa en voie de cession
Soléa est une SA d'économie mixte locale, détenue majoritairement par le Sitram (57 834 sur 100 000 actions). Mais « ce montage juridique a montré ses limites et ne permet pas d'optimiser la gestion du réseau de transport » a expliqué le président du Sitram, Denis Rambaud.
7 % des 750 arrêts du réseau Soléa sont accessibles aux personnes à mobilité réduite
Après plusieurs réunions du bureau sur « la pertinence de la gouvernance » du réseau, il a été décidé de transformer la SAEML en SA. Le groupe Transdev, qui possède déjà 20 000 actions de Soléa, a fait une offre de reprise des actions du Sitram, sur la base de 34,58 € l'action dont la valeur nominale est de 15€, ce qui rapportera 900 000 € au Sitram. Cette cession, sous réserve de validation par un audit en cours, serait effective à la fin de la délégation de service publique octroyée pour une année par le Sitram à la SAEML Soléa (fin 2010). A la question de Henri Metzger sur l'intérêt de cette privatisation, Jean-Marie Bockel a rappelé que Transdev, qui est une émanation de la Caisse des dépôts, travaille depuis des années avec le Sitram. Joël Lebreton, son nouveau président est «un homme du transport public, gage de sérieux, de compétence et garantie pour le personnel». Denis Rambaud estime que le syndicat ne voit que des avantages dans le futur partage des rôles : le Sitram dira ce qu'il veut sur les barèmes, l'organisation et le cadencement seront du ressort de Transdev. Cléo Schweitzer et Antoine Homé auraient aimé que le comité d'administration reçoive une information voire puisse rencontrer les gens de Transdev avant de prendre une telle décision. Le vote a été unanime à deux abstentions près (Cléo Schweitzer et Pierre Freyburger) pour le changement de statut de Soléa et la cession à Transdev. Il a été convenu d'inviter en début d'année Joël Lebreton afin qu'il dévoile ses intentions pour le réseau mulhousien (lire encadré).
Cléo Schweitzer et Antoine Homé auraient aimé que le comité d'administration reçoive une information sur Transdev avant de prendre une telle décision
Le Sitram a approuvé le schéma directeur d'accessibilité. Au préalable, Yann Thomas, a rappelé que la loi est ambitieuse puisqu'elle exige qu'en 2015 tous les réseaux de transport soient accessibles aux personnes handicapées et à mobilité réduite. La réalisation de ce schéma est moins contraignante. Mais il faut investir (surcoût de 4000 € par arrêt). A ce jour, 7 % des 750 arrêts du réseau Soléa sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Éric Chabauty
Transport en commun Le Sitram cède Soléa
C’est la société Transdev et non plus le Syndicat intercommunal des transports qui sera majoritaire à Soléa. Rien de changé pour les clients ni pour le personnel, assurent les responsables.
Le principal point à l’ordre du jour du comité d’administration du Sitram (Syndicat intercommunal des transports de l’agglomération mulhousienne) s’intitule — très administrativement : « Modification des statuts de Soléa ». Concrètement, le Sitram, qui détenait jusqu’à présent 58 % des actions de l’entreprise, en vend 48 % à la société Transdev — qui en possédait déjà 20 %. « L’ancien montage juridique a démontré ses limites et ne permet pas d’optimiser la gestion du réseau… », explique la délibération — approuvée moins les deux abstentions des Mulhousiens Cléo Schweitzer et Pierre Freyburger. Le président Denis Rambaud précise : « Cette décision a été discutée dans l’entreprise et a fait l’objet d’un large consensus au sein du bureau du Sitram… »
Il faut couper le cordon ombilical
« La valeur nominale de notre action est de 15 euros. Transdev nous la reprend au-dessus de 30 euros. Cela nous rapportera donc 900 000 euros en plus des 800 000 qu’on pouvait attendre… », précise le secrétaire général Laurent Kammerer. « C’est une privatisation ? », s’inquiète un autre Mulhousien, Henri Metzger. « Pas du tout, Transdev est une émanation de la Caisse des dépôts et consignations et on retrouve dans son capital des actionnaires comme la RATP. C’est un partenaire aux qualités professionnelles et humaines démontrées… », tente de le rassurer le vice-président Jean-Marie Bockel. « L’affaire est en gestation depuis des années. Je pense sincèrement qu’il ne s’agit pas d’une garantie absolue mais du meilleur choix possible… » « Quel intérêt ? », insiste son interlocuteur. « Cela permettra au Sitram, au moment du renouvellement de l’appel d’offres, dans deux ans, de choisir en toute liberté et en toute indépendance d’esprit parmi les entreprises qui postuleront. Et de travailler en toute autonomie sur l’offre et les moyens dans les années à venir. Ce qui est difficile en étant juge et partie. Il vaut mieux que le cordon ombilical soit coupé… », répond le président Denis Rambaud.
Un réseau accessible en 2015
Cléo Schweitzer enfonce le clou : « Où est le problème aujourd’hui alors qu’il ne se posait pas jusqu’à présent ? » « Quelles conséquences pour les usagers ? », interroge encore Henri Metzger. Denis Rambaud : « C’est toujours le Sitram, autorité organisatrice, qui décide des tarifs ainsi que de l’offre en matière de lignes et de fréquences… » « Et pour les salariés ? », demande Cléo Schweitzer. Réponse : « Pas d’incidence. Le personnel est repris. Il aura l’avantage d’être adossé à une entreprise puissante… » Autre point important : l’approbation du Schéma directeur d’accessibilité. La loi impose « la mise en accessibilité des réseaux de transports avant le 11 février 2015 » « Un objectif très ambitieux… », détaille à l’assemblée Yann Thomas, chargé de mission. En effet : pour l’instant, un tiers seulement du parc de bus et 7 % des points d’arrêt (il y en a 750 en tout) sont accessibles — le tramway l’étant par définition.L’idée est d’avoir dès 2011 un « noyau dur » avec le tram-train, le tramway et 6 lignes de bus « en accessibilité partielle » avec au moins un bus accessible toutes les 30 minutes et les principaux arrêts aménagés. Antoine Homé, maire de Wittenheim, regrette les ruptures entre tram et bus déjà constatables le soir à Rattachement et bientôt à Châtaigniers : « C’est quand même paradoxal pour Kingersheim et Wittenheim, en attente d’un prolongement du tram. Il en va de même pour Illzach… » « Ce n’est qu’un point de départ, d’autres réflexions auront lieu… », conclut le président. Une séance plus calme que la précédente : les questions financières sont réglées pour l’an prochain.
Stéphane Samacoïtz
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samedi, 13 décembre 2008
Personnel communal
Wittenheim
Au cours de la réception en l’honneur du personnel communal, Laurette Parfait, directrice des services de la mairie de Wittenheim, et le maire Antoine Homé ont tour à tour profité de « ce moment privilégié » pour s’adresser au personnel et lui rendre hommage pour le travail accompli. « Vous formez une communauté de travail efficace, vos efforts et votre motivation méritent considération. » Antoine Homé, entouré de nombreux collègues élus, a ensuite remis médailles et gratifications à plusieurs agents, dont six partants à la retraite. Agents titulaires de la médaille d’honneur communal. Échelon argent pour 20 années de service : Françoise Grancher. Échelon vermeil pour 30 années de service : Chantal Buhr, Marie-Yvonne Dimnet et Sylvie Woerner. Échelon or pour 35 années de service : Michèle De Guio et Jean-Denis Sauter. Agents justifiant d’une ancienneté de service. 35 années : Martine Knoerr, Brigitte Bochelen et Roger Sick. 30 années : Adrienne Muller et Martine Boesch. 25 années de service : Solange Monteiro et Jean-Luc Hamann. 20 années de service : Garmia Derri, Messaouda Saltzmann, Régis Lanier, Gilles Fessler et Régine Nam. Agents municipaux admis à faire valoir leurs droits à la retraite : Daniel Tschantz, Maurice Keller, René Wieser, Adrienne Muller, Chantal Buhr et Michèle Heinrich
Wittenheim / Personnel de la Ville
Médailles et gratifications
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jeudi, 11 décembre 2008
L'Alsace : Aire d'accueil des gens du voyage
La réalisation de l’aire d’accueil des gens du voyage est en cours d’achèvement à Wittenheim. Ouverture prévue au premier trimestre 2009.
Le chantier de l’aire d’accueil des gens du voyage de Wittenheim entame sa dernière ligne droite. Depuis fin mai, le terrain de la rue de Provence, que la Ville a mis à disposition de la Camsa — compétente pour l’aménagement et la gestion de ces aires -, est en travaux. Le site ressemblera à celui qui a ouvert début octobre à Kingersheim, au moins dans sa capacité et dans son fonctionnement.Quatorze emplacements de 212 m² chacun sont prévus, chacun pourra abriter deux caravanes avec leur véhicule respectif, soit un total de 28 places. Sept blocs sanitaires doubles compléteront l’équipement de cette aire, ainsi qu’un local d’accueil, un portail et des plantations. Coût de l’aménagement, à la charge de la communauté d’agglomération Mulhouse Sud-Alsace : 970 000 . Sur cette somme, l’État verse une subvention de 300 000 .Quant à la Ville de Wittenheim, elle a assuré l’achat et la mise à disposition du terrain, ainsi que l’aménagement de la voirie et de l’éclairage public pour un montant total de 186 000 , « montant comparable à celui des autres communes » qui ont une telle aire, insiste le maire Antoine Homé. L’acquisition du terrain a dû se faire par expropriation et le contentieux entre le propriétaire foncier et la Ville au sujet de l’indemnisation a quelque peu retardé la mise en route du chantier.
La troisième de la Camsa
Rappelons que c’est la loi Besson de 2000 qui oblige les communes de plus de 5000 habitants à installer une aire d’accueil des gens du voyage. Celle de Wittenheim, qui fait partie d’un schéma départemental prévoyant 220 à 270 places dans le Haut-Rhin, sera la troisième gérée par la Camsa à ouvrir, après celles de Mulhouse et de Kingersheim. Sa mise en service est prévue au premier trimestre 2009.La gestion quotidienne de cet équipement sera confiée à un prestataire, Adoma, qui assurera une présence du lundi au samedi, fera respecter le règlement, encaissera les droits de place de 3 par jour et par caravane et le prépayment de la consommation d’électricité et d’eau… Les gens du voyage pourront y stationner durant deux mois maximum. Les questions de scolarisation, d’accompagnement administratif et social de ces familles nomades sont de la compétence de la Ville, qui se penchera sur le sujet au début de l’année.
Magali Claudel
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mercredi, 10 décembre 2008
DNA : Valeurs patriotiques
Wittenheim
Hommage et médailles
Le député, Francis Hillmeyer, les maires Antoine Homé et Philippe Hartmeyer, le commandant de police Patrick Fictor, de nombreux élus, une délégation d'anciens combattants, la fanfare-batterie Avenir et une forêt de drapeaux se sont recueillis devant la stèle AFN. A l'occasion de cette commémoration, la Journée nationale d'hommage aux « Morts pour la France » de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, trois vétérans de cette période ont été distingués.
Les médailles : la croix du Combattant à Roland Hiller et Aimé Zumsteg ; la médaille de Reconnaissance de la Nation avec agrafe Afrique du Nord à François Sipp.
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