mercredi, 26 novembre 2008
DNA : Exposition à WITTENHEIM
Wittenheim / Salle Albert-Camus
Exposition au féminin
Marie-José Hartmeyer, Marie-Catherine Walch et Violaine Aimetti composent un équipage d'artistes féminins de talent. Elles présentaient le week-end dernier une quarantaine de toiles, figuratives, impressionnistes, modernes... un réel plaisir pour les amateurs de belles choses.
La peinture adoucit-elle
les moeurs ?
Lors du vernissage, de très nombreux élus, dont notamment le député Francis Hillmeyer, le maire de Wittenheim, Antoiné Homé, son homologue de Ruelisheim, Francis Hartmeyer (par ailleurs l'heureux époux de son exposante d'épouse Marie-José), ont affiché leur admiration face aux oeuvres proposées.
Pour la petite histoire, si lors de ce vernissage il était beaucoup question d'art, des conversations animées évoquaient également un autre thème : l'imbroglio politique offert par les instances socialistes depuis quelques jours.
La contemplation des tableaux aura su apaiser quelques esprits passablement retors. La peinture, à l'instar de la musique, adoucirait-elle les moeurs ?
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mardi, 25 novembre 2008
L'Alsace : recomptage au PS 68
Recomptage dans le Haut-Rhin
Une erreur de six voix sur le procès-verbal de l’élection au Parti socialiste, jeudi dernier, a braqué les feux sur la section de Kingersheim (68).
L’erreur serait advenue en passant de la transcription des résultats manuels à celle sur ordinateur. « Vu les documents rédigés, franchement on ne pouvait pas confondre un six avec un zéro et un sept avec un » affirme Huguette Lichtlé, nouvelle secrétaire de la section de Kingersheim. « C’est un peu gros » ajoute-t-elle tout en souhaitant que « l’erreur soit rectifiée » avant d’ajouter : « Ensuite, nous aviserons. » Nous avons joint hier Denis Wiesser, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste haut-rhinois. Pour lui, « tout a déjà été dit. Il n’y a aucune malveillance ni tricherie ». À ses yeux, la polémique autour de cette affaire de vote est due à ceux qui « font monter la mayonnaise pour que tout ça parte en sucette ». Antoine Homé tout comme Catherine Hoffarth et le secrétaire fédéral ont tous signé le PV au soir de l’élection. Pour Antoine Homé, ces six vois « ramènent le score en faveur de Martine Aubry de 61,6 % à 60, 3 %, ce qui ne change pas grand-chose au résultat ». Le maire de Wittenheim pointe du doigt d’autres fédérations comme la Gironde où l’erreur porte sur une cinquantaine de voix. D’ailleurs, ajoute-t-il, « chez nous tout c’est bien passé et ces six voix sont l’arbre qui cache la forêt ».La commission de récolement s’est réunie hier après-midi au siège de la Fédération du PS à Mulhouse. Outre le premier secrétaire fédéral, elle réunissait Antoine Homé, mandataire de Martine Aubry et Catherine Hoffarth, mandataire de Ségolène Royal. Les résultats aussitôt vérifiés devaient être envoyés au siège national du Parti socialiste, rue de Solférino, à Paris.Le PS haut-rhinois a « mis le national au courant » de ce problème mais « il était impossible de réunir la commission de récolement plus tôt car Antoine Homé était absent ce week-end ».Au niveau technique, Denis Wiesser rappelle qu’une fois le PV expédié à Paris, les comptes ne peuvent plus être modifiés, ce qui explique que rien n’ait pu être fait avant la réunion d’hier midi.
Pas question de revoter
Le premier secrétaire fédéral du Haut-Rhin est formel : il n’est « pas d’accord pour que le PS revote, sinon on ne s’en sort plus ». Il souhaite surtout que « les deux têtes de liste fassent preuve d’intelligence et que le parti arrête de se donner en spectacle ». Huguette Lichtlé veut que « ça cesse car on reproduit au plan local les querelles du niveau national. Chacun doit y mettre du sien et nous allons œuvrer dans ce sens ».Antoine Homé qui est membre du conseil national se rend à Paris aujourd’hui où la commission nationale achève de refaire ses comptes. Lui aussi se refuse à un troisième tour de scrutin et « appelle tout le monde à arrêter ces querelles au plan local comme au plan fédéral ». Pour Antoine Homé, « il n’y a que des socialistes qui doivent se remettre tous ensemble au travail pour répondre aux attentes des Français ».
Raymond Couraud
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vendredi, 21 novembre 2008
L'Alsace : Installation du CME
Le conseil municipal des enfants de Wittenheim vient d’être installé. Et les idées ont déjà fusé pour améliorer la vie de tous.
Peu avant l’installation officielle du conseil municipal des enfants (CME), il règne, en ce lundi soir, pas mal d’effervescence à la mairie de Wittenheim, et un peu de stress aussi, surtout du côté des parents présents pour l’événement.Après l’élection de 24 élèves de CM2 le 24 octobre, le CME est désormais au complet pour travailler : 43 élus, dont 12 suppléants. La séance est ouverte par le maire Antoine Homé, son adjoint chargé de la jeunesse Arnaud Koehl, et la conseillère municipale déléguée au CME Thérèse Anzuini.Suit une rétrospective en photos des projets menés par les conseillers déjà élus l’an passé. Pour rappel, quatre commissions ont été mises en place : sport, culture et manifestations ; sécurité et aménagement ; jeux et environnement ; vivre ensemble et solidarité. Pour chacune d’elles, des actions ont été réalisées, telles que l’organisation d’un tournoi sportif, l’animation d’un après-midi jeux avec des personnes âgées, ou encore un concours de dessins pour définir la mascotte du CME…
Sécurité et loisirs
Un peu timides au début pour prendre la parole en public, les jeunes élus oublient bien vite leurs réticences et font part de nombreuses idées qu’ils aimeraient concrétiser durant leur mandat de deux ans. Par exemple, ils ne badinent pas avec la sécurité et souhaiteraient « plus de passages piétons », « des dos d’âne devant les écoles », « des radars vers la rue du Markstein », « des PV aux gens qui ne respectent pas le code de la route »… «Près du collège Pagnol, il y a un sens interdit, mais les gens passent quand même », souligne Lehyan. Un mini-débat s’engage aussi sur les avantages des canisites par rapport aux canisacs, « que les gens jettent par terre ».En matière d’aménagements, les enfants ont de l’ambition : « Il faudrait construire une patinoire, suggère Myriam, car il n’y a pas assez de loisirs à Wittenheim, on est obligé d’aller à Mulhouse ». La même aimerait également un musée pour accueillir les artistes. D’autres proposent de faire des terrains de jeux ici et là, de « réparer les jeux cassés » ou encore d’en prévoir « pour les plus grands, comme un bowling ».Le CME se montre aussi très concerné par la solidarité et entend monter des actions en faveur des enfants hospitalisés, des personnes handicapées, des personnes âgées et des Restos du cœur.Enfin, des suggestions, plus inédites, sont lancées. À l’image d’Alicia, qui voudrait « repeindre les maisons près des écoles Freinet et Curie, parce que les couleurs sont tristes ». Tous ces projets vont être examinés attentivement par les jeunes élus. Beaucoup de pain sur la planche en perspective.
Magali Claudel
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DNA : Installation du CME
Wittenheim / Conseil municipal des enfants
De l'ordre à l'utopie
Le maire a bénéficié d'une cure de jouvence, il présidait cette séance inaugurale. Antoine Homé a encouragé les enfants à s'impliquer : « Vous prenez part à une belle et grande aventure, les élus de Wittenheim seront à vos côtés pour vous accompagner au quotidien... Nous sommes convaincus qu'il n'y a pas d'âge pour donner son avis, il est plus important que jamais de former l'esprit civique des enfants pour aujourd'hui et pour demain, vos idées et votre enthousiasme sont une chance pour toute la collectivité... ».
Quatre commissions
ont été créées
Et en effet, les idées ont germé dès cette première séance. Quatre commissions articulent le conseil : sports, culture et manifestations ; environnement et aires de jeux ; solidarité et sécurité.
Mais revenons-en aux idées et propositions. Curieusement, certains de ces jeunes élus ont un fort tropisme sécuritaire. Ainsi, « il faut des dos d'ânes et des passages surveillés près des écoles, il faut plus de feux rouges, des radars et verbaliser les excès de vitesse, plus de présence policière ( !), etc. ».
D'autres, à la fibre visiblement moins martiale, émettent quelques belles, voire utopiques, suggestions : « Il faudrait créer un système de Vél'Lib, organiser des manifestations pour les enfants hospitalisés, créer un centre d'hébergement d'urgence pour les nécessiteux... ». Ces nobles ambitions se voient couronner par une autre proposition, saugrenue peut-être, mais pourquoi pas : « Nous pourrions reconstruire le château du Rebbergala » (ce dernier a été incendié par les troupes suédoises lors de la Guerre de trente ans). On s'en félicitera, l'imagination est aussi au pouvoir chez les plus jeunes.
Bientôt un château
à Wittenheim ?
Aux élus désormais de prendre en considération les propositions de leurs cadets. S'il est à souhaiter qu'il n'y ait guère urgence pour plus de police, un château à Wittenheim remplacerait très avantageusement une très hypothétique piscine. Piscine qui continue à hanter les séances du conseil municipal...
Comme le veut l'adage, la vérité sort de la bouche des enfants. Alors quoi, l'utopie n'est-elle pas aussi créatrice ? A vos truelles bâtisseurs de château, à coeur vaillant rien d'impossible !
D.W.
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DNA : Grève à l'éducation nationale
Accueil municipal pour 300 à 400 enfants
En application de la loi du 20 août dernier, dite loi Darcos, les mairies doivent par délégation de l'Etat créer un « service d'accueil » pour les enfants, dans le premier degré, les jours de grève des enseignants (DNA du 19/11/08).
A Mulhouse, le dispositif fonctionnait hier pour la troisième fois ; il offre au moins un point d'accueil par pôle scolaire. Hier, par exemple, 202 enfants ont été pris en charge par du personnel communal ATSEM (les aide-maternelles) au sein de dix-sept écoles maternelles et élémentaires.
A Mulhouse, dix fois plus d'enfants accueillis que lors de la précédente grève
« C'est dix fois plus que lors de la précédente grève », explique l'adjointe à l'éducation Chantal Risser. Ce qui donne une idée du suivi de la grève à Mulhouse, où un-tiers des écoles étaient fermées et deux-tiers comptaient plus de 25 % d'enseignants-grévistes. Chantal Risser ne porte aucun jugement sur le fond de la loi Darcos. Elle relève toutefois que « les sommes allouées par l'Etat pour organiser ce service d'accueil sont inférieures à ce que cela coûte à la Ville, car nous mobilisons plusieurs jours durant tout le personnel du service éducatif ». D'autre part, la transmission d'informations sur le nombre des grévistes n'a pas été satisfaisante, obligeant les services municipaux a partir « à la pêche aux informations ». A Wittenheim, le maire PS Antoine Homé juge le dispositif Darcos « bizarre et compliqué à mettre en oeuvre ». Il a été créé « pour essayer de jouer une partie de l'opinion publique contre les enseignants. Mais on voit qu'une partie des parents est solidaire des enseignants », avance le maire de Wittenheim, où deux écoles comptaient 100 % de grévistes.
Dans cette ville, trente enfants sont concernés, répartis sur cinq sites d'accueil. A Kingersheim, soixante-dix jeunes élèves sont pris en charge par du personnel communal pendant le temps scolaire. A Riedisheim, vingt-cinq enfants étaient « gardés » par la commune hier, principalement à l'élémentaire Bartholdi. Le maire et son adjointe Christine Bilger n'ont pas eu besoin de la cinquantaine de volontaires prévus pour assurer le service d'accueil.
P.Sej
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Résultats des votes au PS
Les résultats en Alsace
Mathieu Cahn
dans le Bas-Rhin
Dans le Bas-Rhin, c'est le premier secrétaire sortant, Mathieu Cahn (motion Delanoë-Aubry), qui est sorti vainqueur hier soir de la confrontation avec le candidat de la motion Hamon, Syamak Agha Babaei, avec 501 voix (58,19 %) contre 360 (41,81 %). Un résultat logique, tous les grands élus du département s'étant prononcés pour Mathieu Cahn. Le challenger pouvait néanmoins se féliciter d'un excellent score, inattendu dans un département où le PS ne se classe généralement pas très à gauche de l'échiquier.
Pour le vote national, SÉGOLÈNE ROYAL est arrivée en tête, grâce notamment aux sections du député Armand Jung, qui avait appelé à voter pour elle, et de son attaché parlementaire Éric Elkouby. Elle a obtenu 386 voix (42,51 %) contre 343 à Martine Aubry (37,78 %) et 179 (19,71 %) à Benoît Hamon. 923 militants se sont déplacés pour voter sur 1547 inscrits, soit une participation de près de 60 %.
Le député strasbourgeois attribuait hier soir le succès de Ségolène Royal au «ras-le-bol vis-à-vis de l'appareil et au besoin de renouveau et de dynamisme. Il y a cinq jours, je n'aurais jamais parié qu'elle arriverait en tête».
Le vainqueur local de la soirée, Mathieu Cahn, s'est félicité que la ligne majoritaire qui s'était imposée lors du vote des motions l'ait emporté à travers sa personne. Les militants ont adressé un message aux dirigeants du parti : «Il faut sortir des péripéties du congrès avec un PS rassemblé».
Denis Wiesser
dans le Haut-Rhin
Soutenu par les motions Aubry, Delanoë et Utopia, Denis Wiesser a été élu hier soir premier secrétaire fédéral du PS 68 avec 52,58 % des voix contre 47,42 % à la sortante Cartherine Hoffarth (motion Royal), en poste depuis 2005. Seules 25 voix les séparent, illustration que le rapport de force entre les trois motions ayant totalisé 66 % le 6 novembre et les 21 % de la motion Royal s'est rééquilibré sur ce scrutin. Ce vote confirme cependant la volonté des socialistes haut-rhinois de tourner la page de l'ère Bockel, une volonté mise en oeuvre depuis plusieurs mois par les nouveaux hommes forts du PS 68 : Antoine Homé et Pierre Freyburger.
Jeune retraité de la SNCF âgé de 54 ans, Denis Wiesser a adhéré au PS en 1984. Secrétaire de la section de Soultz où il est conseiller municipal d'opposition, il a notamment été directeur de campagne de Jean-Pierre Baeumler en 2002 et de Catherine Hoffarth en 2007.
« Nous devons maintenant nous unir pour faire en sorte d'être une fédération lisible et audible, avec une parole et une réflexion fortes face à la politique de Sarkozy. Je compte sur les militants », a-t-il déclaré hier soir.
Pour l'élection du secrétaire national, MARTINE AUBRY est arrivée en tête dans le département avec 47,8 % des voix, devant Ségolène Royal (35,8 %) et Benoît Hamon (16,4 %).
Pierre Freyburger a par ailleurs été élu secrétaire de la section de Mulhouse et Julien Ernst a été réélu secrétaire de la section de Colmar.
C.K. et F.By
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jeudi, 20 novembre 2008
DNA : Election des premiers secrétaires du PS
Au PS 68
Veillée d'armes
Le congrès de Reims n'a fait qu'envenimer l'ambiance au sein du PS 68 après un congrès fédéral déjà tendu. Depuis le 7 novembre et les candidatures au poste de premier secrétaire fédéral de Catherine Hoffarth et de Denis Wiesser, des alliances se sont nouées, suscitant de nouvelles fissures.
Les partisans de la motion Aubry (Antoine Homé, Pierre Freyburger, Martine Diffor...) sont derrière Denis Wiesser qui bénéficie du soutien de la motion Utopia (Jacques Marchal) et de la motion Delanoë (Jean Landras). Ces trois motions ont totalisé plus de 66 % des voix dans le département contre un peu plus de 21 % pour la motion Royal, défendue par la première secrétaire fédérale sortante. Sur le plan purement arithmétique, la victoire est acquise pour Denis Wiesser.
Catherine Hoffarth, qui a surpris les partisans de Denis Wiesser en maintenant sa candidature, entend s'appuyer sur les 62,75 % des militants qui ont approuvé son bilan d'activité fédéral. Elle bénéficie entre autres du soutien de Jo Spiegel, Hubert Miehé, Joseph de Pauw et de la sénatrice Patricia Schillinger qui, dans un courrier adressé mardi à l'ensemble des adhérents socialistes du Haut-Rhin, lui rend un hommage appuyé tout en s'interrogeant sur son concurrent.
« Ne plus confondre
les débats »
« Je ne cautionnerais pas l'action d'un premier secrétaire fédéral dont l'essentiel du programme serait de faire le ménage parmi les principaux élus en décernant des brevets de socialisme », écrit Patricia Schillinger après avoir estimé qu'« il n'est pas acceptable que dans nos rangs, certains prononcent des fatwas contre des élus socialistes qui n'ont jamais ménagé leur peine dans l'intérêt du parti ». Et de considérer que ni Jean-Pierre Baeumler, ni Jo Spiegel, « n'ont à subir, dans leur propre camp, des déclarations injurieuses ».
Patricia Schillinger demande par ailleurs de « ne plus confondre les débats » qui ne concernent que la fédération ou la section de Mulhouse dans la mesure où « les autres sections doivent aussi exister ».
Elle appelle enfin chacun des 800 adhérents haut-rhinois qui votent ce soir de 17 h à 22 h à contribuer « librement » à un « retour au calme ».
Franck Buchy
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mercredi, 19 novembre 2008
DNA : Grève des enseignants du 20 novembre
Éducation / Accueil des enfants pendant la grève
Le casse-tête pour les mairies
Demain jeudi, la grève s'annonce très suivie ; elle permettra au législateur de tester le dispositif à l'échelle nationale (lire l'encadré). Il prévoit que les communes organisent un accueil des enfants en cas de grève si le nombre de grévistes dépasse 25 % des enseignants d'une école. Dans l'agglomération mulhousienne, quelques communes ne rencontrent pas ce cas de figure. A Pfastatt par exemple, la mairie indique que ce seuil de 25 % ne sera atteint dans aucune école.
La nouvelle loi nécessite que les communes soient informées au moins deux jours à l'avance du nombre de grévistes, école par école. Elle dispose donc que « toute personne exerçant des fonctions d'enseignement doit déclarer 48 h au moins avant la grève son intention d'y participer ».
A Mulhouse comme dans toutes les communes de l'agglomération où le taux d'enseignants grévistes d'une école dépasse 25 %, un dispositif d'accueil des enfants devrait être opérationnel.
Les parents ont déjà été informés par les municipalités du lieu et du mode d'accueil. Mulhouse reconduit le système d'accueil par pôle scolaire qu'elle a déjà testé ; la ville-centre a fait partie des quarante communes d'Alsace à avoir mis en oeuvre un accueil « à titre expérimental », en janvier dernier.
Pour Antoine Homé, maire de Wittenheim, la loi Darcos représente « une atteinte au droit de grève des enseignants ». Socialiste, il ne partage pas les options idéologiques qui sous-tendent la loi ; il soutient d'autre part la grève des enseignants, « du fait des suppressions de postes et du démantèlement des réseaux d'aide aux élèves en difficulté (les RASED) ».
« Ce n'est pas aux collectivités locales
de se substituer à l'État »
« Ce n'est pas aux collectivités locales de se substituer à l'État, parce qu'en pratique, c'est (désormais) au maire de gérer l'accueil des enfants en cas de grève. L'organisation interne de ce dispositif est difficile », déclare Antoine Homé.
Les mairies ont quelque latitude pour adapter les modalités d'accueil ; la responsabilité de l'État se substitue à celle de la mairie en cas d'accident d'un enfant, prévoit d'autre part la loi. Les communes doivent toutefois trouver du personnel apte à garder les enfants des écoles maternelles ou élémentaires dont les enseignants font grève. A Wittenheim, des assistantes maternelles volontaires accueilleront les enfants, ce jeudi, sur chacun des cinq sites scolaires de la Ville.
A Riedisheim en revanche, la Ville a un recrutement plus hétéroclite, avec « une cinquantaine de volontaires » : demain, des élus communaux assureront des gardes d'enfants bénévolement, entourés de surveillant(e)s des cantines de la Ville et d'enseignants en retraite. « A l'école Bartholdi, il y aura 90 % de grévistes et dans trois maternelles, plus du tiers des enseignants feront grève », avance l'adjointe riedisheimoise aux affaires scolaires et périscolaires, Christine Bilger. Dans chaque école de Riedisheim où le nombre de grévistes dépassera les 25 %, un accueil devrait être organisé. « Les enfants dont les deux parents travaillent seront prioritaires. Mais s'il y a des grand-parents disponibles, ce serait mieux qu'ils gardent les enfants » demain, avance Mme Bilger.
A Kingersheim enfin, Jo Spiegel, maire et président de la communauté d'agglomération Mulhouse sud-Alsace, indique qu'une trentaine d'enfants sont inscrits en vue de bénéficier du dispositif d'accueil. Comme à Riedisheim et Wittenheim, ce sera la première fois que l'accueil par la Ville est mis sur pied. Les enfants seront gardés sur les différents sites scolaires, par des animateurs du CREA.
A Kingersheim, 63 % des enseignants devraient être en grève demain, ajoute le maire. Il plaide en faveur d'une « application pragmatique » de la loi Darcos, mais s'interroge sur le montant des indemnités que reversera l'État aux communes, en contrepartie du service d'accueil.
Pierre Séjournet
Dernière minute: à Mulhouse, 42 des 61 écoles du premier degré devraient avoir plus de 25 % de grévistes, indique l'adjointe Chantal Risser. Quatorze écoles au moins pourraient être fermées. Dans chaque pôle scolaire, la Ville organise un accueil des enfants, sans inscription préalable; des affiches sur les sites scolaires indiquent ces lieux d'accueil aux parents. D'autre part, les services périscolaires de la communauté d'agglomération fonctionneront dans les écoles ouvertes, ce dans toutes les communes de la CAMSA.
Ce que prévoit la loi Darcos
Avant la loi du 20 août dernier, dite loi Darcos, l'accueil a été organisé « à titre expérimental », sur la base du volontariat des municipalités. Ce fut par exemple le cas le 24 janvier 2008, lors d'une grève des enseignants fortement suivie.
Depuis la loi du 20 août, si le taux d'enseignants grévistes dépasse les 25 % dans une école, « le service d'accueil des enfants est assuré par la commune », par délégation de l'Etat. Cela implique une déclaration préalable des enseignants, par préavis de grève à déposer 48 h à l'avance. « Les communes déterminent librement le lieu d'accueil des enfants, dans l'école ou dans d'autres locaux de la commune ». Le personnel d'accueil des enfants « relève de la seule compétence du maire ». En cas d'accident d'un enfant lors du service d'accueil assuré par la commune, la responsabilité administrative de l'Etat se substitue à celle de la mairie. Sources : www.education.gouv.fr
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L'Alsace : Conseil Municipal du lundi 17 novembre 2008
Achat d’un terrain ici, d’une maison là… Les élus wittenheimois ont parlé acquisitions et finances lundi soir.
Entre autres points à l’ordre du jour du conseil municipal de Wittenheim, les élus ont examiné deux acquisitions envisagées par la Ville. La première concerne un terrain de plus de 7 hectares au lieu-dit Hueb. Afin de préserver la vocation de ce site destiné à accueillir un centre nautique (selon le plan local d’urbanisme), la Ville a souhaité l’acquérir auprès des Mines de potasse et le revendre ensuite à la Camsa, compétente pour de tels équipements. Prix de vente proposé par les MDPA : 377 000 .Ce point, adopté à l’unanimité, a été évidemment l’occasion pour le maire Antoine Homé de revenir sur le compromis obtenu à propos de Pierre et Vacances : il a mis en avant l’évaluation des besoins, qui sera faite après l’ouverture de cet aquapôle, et l’inscription du principe d’une piscine à Wittenheim dans le projet de la communauté d’agglomération. « Il ne faut pas se faire d’illusion, a tempéré Philippe Duffau, la Camsa n’a pas les moyens de financer un centre nautique avant quelques années et il faut espérer que le pôle nautique de Pierre et Vacances soit suffisant pour répondre aux besoins. » Après une intervention d’Annick Havé, inquiète sur l’avenir du terrain en question, Antoine Homé a ajouté que la Ville pourrait le récupérer s’il n’était pas affecté à l’usage prévu.
Aménager le secteur entre mairie et Poste
Autre acquisition approuvée par le conseil municipal : celle de la maison et du terrain sis 27 rue d’Ensisheim, appartenant à Louise Germaine Schlienger. La Ville va acheter cette propriété de 20 ares au prix de 290 000 , dans la « perspective d’un aménagement global du secteur entre la mairie et la Poste », a dit le maire, sans plus de détails. Finances : le conseil municipal a approuvé à l’unanimité la décision modificative n° 3 du budget 2008 de la Ville, autrement dit le budget supplémentaire. Cette DM s’équilibre à 527 800 en section de fonctionnement et à 5,98 millions d’euros en investissement. Parmi les nouvelles dépenses d’investissement, sont prévus notamment des « travaux complémentaires, de sécurisation et de voirie ».Le maire s’est aussi voulu rassurant sur l’état de la dette de la Ville, dont l’encours est de 4,5 millions d’euros, soit 295 par habitant. « La moyenne nationale pour la même strate de villes est de 980 E par habitant », a-t-il fait valoir. Par ailleurs, les emprunts réalisés le sont à plus de 99 % à taux fixe. Travaux : pour un coût estimé à 146 500 , dont plus d’un tiers financé par la Ville, celle-ci va aménager un parking public de 40 places rue du Markstein. Le bailleur Logi-Est participe aussi au financement du chantier. Dialecte : les rues d’Ensisheim et du Moulin vont être les premières à avoir leurs plaques traduites en alsacien. Un crédit de 1000 a été inscrit à cette fin. Environnement : comme promis pendant la campagne, l’équipe majoritaire souhaite établir un plan écologique global de la Ville, afin de favoriser le développement durable. Un groupe de travail, piloté par Marie-France Vallat et Jean Stritmatter et rassemblant des élus de tous bords, a été créé. Avant son adoption en 2009, le projet sera présenté aux élus et aux citoyens lors des prochaines réunions de quartier.
M.C.
Unanimité pour les Rased
Devenu un peu spécialiste de la motion, le conseil municipal de Wittenheim en a adopté une nouvelle, à l’unanimité, cette fois pour le maintien des réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté, « menacés » par les « 3000 suppressions de postes spécialisés E et G » dans l’Éducation nationale. Rien qu’à Wittenheim, le maire assure qu’un quart des écoliers sont suivis par ces Rased. « La confusion entretenue par le gouvernement entre la mise en place des deux heures d’aide personnalisée et le travail effectué dans le cadre des Rased montre la volonté du ministère d’en finir à terme avec l’existence des réseaux d’aide spécialisée », souligne la motion. En accord avec les conseils d’écoles, les élus « exigent l’abandon » de ces suppressions de postes et « demandent l’ouverture immédiate de discussion sur le devenir et le développement des Rased » . Cette motion va être adressée au ministère et aux parlementaires alsaciens.Par ailleurs, Antoine Homé a expliqué qu’il « soutenait » le mouvement de grève, ce jeudi, dans l’Éducation nationale. Jusqu’à présent, la Ville avait refusé de mettre en place le service minimum d’accueil, alors en pleine expérimentation. Désormais, elle y est obligée par la loi et s’y pliera. Première donc ce jeudi. « On verra » , a simplement dit le maire, toujours opposé au principe.
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DNA : Conseil Municipal du lundi 17 novembre 2008
Wittenheim / Conseil municipal
Prudence sur les finances, espoirs pour une piscine
BUDGET MODIFICATIF 2008. - Le maire, satisfait : « Notre autofinancement est en hausse de 128 000 € ; il atteint 1 070 600 €, l'encours total de l'endettement reste faible (4 500 000 €), nous avons des marges de manoeuvre et nous continuons à nous désendetter... ». Puis, prudent, il poursuit en faisant allusion à la crise financière et économique, « Si l'endettement par habitant est de 295 €, contre 931 € pour des villes analogues, restons prudents, nous avons eu le nez fin en empruntant à taux fixe pour 99,46 % de nos encours, chez nous, il n'y a pas de produits toxiques, cependant notre vigilance doit rester constante au vu d'un avenir économique inquiétant. ».
Le budget est adopté, comme un seul homme l'opposition l'approuve, Annick Havé (groupe communiste) met cependant le maire en garde de ne pas augmenter les impôts.
Favoriser le
développement durable
TERRAIN POUR UNE PISCINE. - La Ville achète un terrain de près de 8 ha aux MDPA pour un montant de 377 000 €. Le maire précise que ce terrain sera revendu à la Camsa et sa vocation préservée afin d'y accueillir (peut-être) un équipement nautique. Antoine Homé s'explique. « Avec le projet Pierre ' Vacances qui devrait naître en 2012, une piscine doit y être installée au service des touristes, mais aussi à celui des habitants, scolaires surtout, de Wittenheim. Nous procéderons à une évaluation des besoins et de la situation à l'usage, nous ne pouvons pas abandonner les intérêts de la population, le projet piscine reste d'actualité. ». Sceptique, Philippe Duffau (opposition) n'y croit guère, « La Camsa n'a pas d'argent. ». Avis partagé par Patrick Pichenel : « Une piscine oui, mais à quel horizon ? ».
ACQUISITION IMMOBILIÈRE. - Les élus entérinent l'acquisition d'une maison avec bâtiments et une vingtaine d'ares; il s'agit d'un ancien corps de ferme datant de 1860, situé à deux pas de la mairie au 27, rue d'Ensisheim. L'intégralité de la propriété est acquise, dans des conditions très intéressantes selon les mots du maire, pour 290 000 €. Les domaines avaient évalué cette même propriété à 346 900 € en juin 2006. Quant à sa destination ou affectation future, les élus auront à en débattre.
PLAN ÉCOLOGIQUE. - La Ville souhaite favoriser le développement durable en y impliquant la population. Le maire précise que des réunions de quartier, dès la fin de l'année, sont prévues pour impliquer les citoyens dans une logique de démocratie participative. Un groupe de travail piloté par la première adjointe Marie-France Vallat et le conseiller Jean Stritmatter est créé.
Un parking de 40 places
rue du Markstein
PARKING. - La création d'un parking de 40 places, rue du Markstein, est approuvée. Son coût est estimé à 146 500 €.
MOTION. - A l'unanimité, le conseil approuve une motion adressée aux parlementaires et au ministre de l'Éducation. Ils s'insurgent contre la suppression de postes spécialisés à l'attention des élèves en difficulté (Rased). Les 3 000 suppressions de postes priveraient 150 000 élèves d'une aide spécialisée en France.
DIVERS. - Dans le cadre de la promotion de la culture alsacienne, la Ville décide de démarrer un programme d'implantation de plaques de rues bilingues. Premiers servis, les riverains de la rue du Moulin auront bientôt le privilège d'habiter aussi le Mehla Gassla.
Enfin, pour les fans de statistiques, qu'ils sachent que leur ville possède désormais une voirie communale de 58,33 km à ce jour. Pour mémoire, elle était de 56,33 km il y a un an... Décidément, tout augmente !
D.W.
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