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vendredi, 21 novembre 2008

DNA : Grève à l'éducation nationale

Accueil municipal pour 300 à 400 enfants

 

L'accueil des enfants organisé par la mairie de Riedisheim, hier à l'école Bartholdi. Une enseignante en retraite a exceptionnellement participé au dispositif... (Photo DNA-Sébastien Bozon)
A Mulhouse et dans les communes limitrophes, trois à quatre cents enfants ont bénéficié hier du « service d'accueil » organisé par les mairies lors des grèves d'enseignants. Mulhouse à elle seule a organisé un accueil sur dix-sept sites, qu'ont fréquenté 202 enfants.

En application de la loi du 20 août dernier, dite loi Darcos, les mairies doivent par délégation de l'Etat créer un « service d'accueil » pour les enfants, dans le premier degré, les jours de grève des enseignants (DNA du 19/11/08).
A Mulhouse, le dispositif fonctionnait hier pour la troisième fois ; il offre au moins un point d'accueil par pôle scolaire. Hier, par exemple, 202 enfants ont été pris en charge par du personnel communal ATSEM (les aide-maternelles) au sein de dix-sept écoles maternelles et élémentaires.

A Mulhouse, dix fois plus d'enfants accueillis que lors de la précédente grève

« C'est dix fois plus que lors de la précédente grève », explique l'adjointe à l'éducation Chantal Risser. Ce qui donne une idée du suivi de la grève à Mulhouse, où un-tiers des écoles étaient fermées et deux-tiers comptaient plus de 25 % d'enseignants-grévistes. Chantal Risser ne porte aucun jugement sur le fond de la loi Darcos. Elle relève toutefois que « les sommes allouées par l'Etat pour organiser ce service d'accueil sont inférieures à ce que cela coûte à la Ville, car nous mobilisons plusieurs jours durant tout le personnel du service éducatif ». D'autre part, la transmission d'informations sur le nombre des grévistes n'a pas été satisfaisante, obligeant les services municipaux a partir « à la pêche aux informations ». A Wittenheim, le maire PS Antoine Homé juge le dispositif Darcos « bizarre et compliqué à mettre en oeuvre ». Il a été créé « pour essayer de jouer une partie de l'opinion publique contre les enseignants. Mais on voit qu'une partie des parents est solidaire des enseignants », avance le maire de Wittenheim, où deux écoles comptaient 100 % de grévistes.
Dans cette ville, trente enfants sont concernés, répartis sur cinq sites d'accueil. A Kingersheim, soixante-dix jeunes élèves sont pris en charge par du personnel communal pendant le temps scolaire. A Riedisheim, vingt-cinq enfants étaient « gardés » par la commune hier, principalement à l'élémentaire Bartholdi. Le maire et son adjointe Christine Bilger n'ont pas eu besoin de la cinquantaine de volontaires prévus pour assurer le service d'accueil.


P.Sej

09:42 Publié dans A Wittenheim | Lien permanent | |  Facebook | |

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