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samedi, 01 novembre 2008

L'Alsace : Congrès du PS

PS Delanoë et Aubry tiennent la corde en Alsace

 

Bertrand Delanoë est donné en tête dans le Bas-Rhin, Martine Aubry dans le Haut-Rhin.

Les militants socialistes sont appelés à départager, jeudi, les six motions en lice.

Donné en tête au niveau national, Bertrand Delanoë sera mercredi soir à Strasbourg pour un dernier meeting de sa campagne. « Dans le Bas-Rhin, il a clairement suscité l’adhésion du plus grand nombre d’élus et des responsables », observe Mathieu Cahn, premier fédéral qui s’est inscrit dans son sillage.Ainsi le député Armand Jung, le sénateur Roland Ries et la députée européenne Catherine Trautmann — ex-soutiens de Dominique Strauss-Kahn ou de Ségolène Royal — ont-ils rallié le maire de Paris. Et cinq conseillers généraux sur sept roulent pour lui.

Surprises possibles

« Mais il n’y a pas que Strasbourg. Un grand nombre de secrétaires de sections ont signé pour Martine Aubry », nuance le conseiller général Serge Oehler qui table sur un bon score de la maire de Lille. Dans le Bas-Rhin, Aubry — soutenue aussi par le conseiller régional Pierre Mammosser — pourrait arriver 2e, devant le représentant de l’aile gauche du parti Benoît Hamon, dont la campagne est faite par les jeunes socialistes. Quant à Ségolène Royal, appuyée par le jeune conseiller général Olivier Bitz, elle n’est donnée qu’en 4e position. « Mais les militants ont montré par le passé qu’ils votent de manière autonome », rappelle Mathieu Cahn, en notant que Royal avait obtenu 55 % des voix lors de la primaire présidentielle (contre 30 % à DSK). « On a déjà eu des surprises. Une moitié des militants ne se sont pas encore déterminés », observe aussi Catherine Hoffarth, première secrétaire du PS du Haut-Rhin, restée « fidèle à Ségolène Royal ». « Je suis en phase avec ses propositions, mais aussi avec sa manière de faire de la politique », assure-t-elle. Sur la même ligne, Jo Spiegel, président de la Camsa, pour qui « un parti doit être capable d’incarner la dimension économique, environnementale et sociale ». Seule parlementaire PS, la sénatrice Patricia Schillinger s’est engagée pour Bertrand Delanoë. Elle espère que la motion Delanoë-Moscovici obtiendra « au niveau national, un score important pour imposer le changement et éviter la synthèse» Mais elle pourrait n’arriver, localement, que 2e ou 3e. Devant cependant les motions de Benoît Hamon, du pôle écologiste et d’Utopia qui rassemble la tendance socialiste-altermondialiste-écologiste représentée par le Colmarien Jacques Marchal (et par Christiane Hoffet dans le Bas-Rhin). Dans le Haut-Rhin, Martine Aubry, appuyée par le Mulhousien Pierre Freyburger (proche d’Arnaud Montebourg) et par le maire fabiusien de Wittenheim, Antoine Homé, semble avoir le vent en poupe. « Nous nous battons pour mobiliser le maximum de militants. Face à la crise, le pays a besoin d’une gauche crédible avec un leader bien identifié », plaide Antoine Homé qui, « au-delà, veut créer un nouvel axe majoritaire pour remettre la fédération en mouvement ». Et régler leur compte aux socialistes jugés proches de Jean-Marie Bockel ?

Les régionales en arrière-plan

Les aubristes présenteront un candidat contre Catherine Hoffarth qui, elle, « attendra les résultats pour se déterminer ». C’est le contrôle de la fédération et, en arrière-plan, les régionales qui se jouent à ce congrès. Dans le Bas-Rhin, Mathieu Cahn est contesté par des membres de sa motion qui estiment qu’un premier secrétaire ne peut être à la fois adjoint et vice-président de la Communauté urbaine de Strasbourg.


Yolande Baldeweck

Appel de 450 maires en faveur de Martine Aubry

Le Maire de Wittenheim est signataire de l'Appel pour la Motion D de Martine Aubry : "Changer à gauche pour changer la France" avec 450 autres Maires du pays dans le cadre du Congrès du Parti Socialiste. Antoine Homé figure dans la liste avec les Maires des villes de Caen, Reims, Rouen, Roubaix, Tourcoing, Poitiers, Créteil, Cherbourg...

Lire l'appel en cliquant ici.

La dépêche AFP :

PARIS, 31 oct 2008 (AFP) - Quatre-cent-cinquante maires ont appelé vendredi à soutenir Martine Aubry pour le 75e congrès du PS dans deux semaines, parce qu’elle prône “un Parti socialiste dynamique, volontaire, reconstruit” et “ancré à gauche”.
Parmi les signataires figurent quelques maires de grandes villes (Caen, Reims, Rouen, Roubaix, Tourcoing), de villes moyennes (Charleville-Mézières, Cherbourg, Creil, Créteil, Poitiers, Vitry-le-François…) et de communes de la banlieue parisienne comme Claude Dilain (Clichy-sous-Bois, Seine-St-Denis).

L’appel affirme que “face à Nicolas Sarkozy et son gouvernement qui ont engagé une politique de destruction des services publics, de rationnement des finances locales et d’étranglement des collectivités territoriales (…), il nous faut un Parti socialiste dynamique, volontaire, reconstruit”.
Les signataires veulent aussi “un Parti socialiste remettant au coeur de son projet l’action publique, nationale ou territoriale, et ancré à gauche”.

Ils estiment que “seule la motion conduite par Martine Aubry est porteuse de ce projet ambitieux et progressiste”. Cette motion s’intitule “Changer à gauche pour changer la France”.