dimanche, 26 octobre 2008
L'Alsace : La CAMSA adopte le protocole "Pierre et Vacances"
Agglomération Le projet Pierre et Vacances adopté
La Camsa a donné vendredi soir son feu vert à l’implantation du projet Pierre et Vacances à Ungersheim. Coût de l’opération, y compris les aménagements géothermique : 174 millions d’euros.
Les délégués de la Camsa ont mené un débat apaisé vendredi soir lorsqu’ils ont adopté le protocole de l’implantation d’un ensemble Pierre et Vacances à Ungersheim. Jo Spiegel a rappelé que la communauté d’agglomération « était arrivée au bout d’un long processus de réflexion, de débats et d’échanges ». Il a ensuite salué le rôle moteur de la Camsa et des communes dans ce dossier sans omettre les différents partenaires privés ou publics.Pierre Freyburger a ensuite pris la parole. Le leader du groupe d’opposition Un autre souffle pour Mulhouse s’est élevé contre l’adhésion de la Camsa au Symbio, le syndicat qui gère le Bioscope. Selon lui, « cette adhésion est dangereuse pour les finances de la Camsa et son équilibre budgétaire » parce que les comptes du Bioscope ne sont pas équilibrés.
On a ressuscité Lazare
Jo Spiegel lui a répondu que cette adhésion « ne concerne que le périmètre de compétence » sur lequel la Camsa s’est engagée. Le président a préféré mettre en avant les retombées locales du projet Pierre et Vacances en terme de tourisme, de création d’emploi ou de respect du plan climat de la Camsa.Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim est ensuite longuement revenu sur les avancées dues à la négociation conduite depuis début septembre. Lyrique, il a convenu qu’après les explications données par Pierre et Vacances devant son conseil municipal qui a adopté le protocole d’accord, « on a ressuscité Lazare, le Bioscope pour sortir du coma ». Puis il a chiffré l’ardoise. « 174 millions d’euros et ce n’est pas terminé ». Pour lui, la délibération adoptée hier « n’est qu’une cote mal taillée ». Il a ensuite souhaité que « la Camsa tienne compte des points suivants : l’avenir de plusieurs bâtiments du carreau Rodolphe, le fait que le terrain cédé ne serve qu’à Pierre et Vacances et que l’on fasse attention à l’aménagement et à la construction du village ». Après ces remarques, le maire d’Ungersheim a souhaité aussi que « cela ne se traduise pas par des charges fiscales supplémentaires ».
Il faudrait être fou pour cracher dans la soupe
Le maire de Wittenheim, Antoine Homé a salué un « texte qui a profondément évolué, puisqu’il en est à sa 22e version qui marque des évolutions substantielles ». Puis il a rappelé que le projet d’un équipement nautique dans sa ville ainsi que l’avenir du carreau Rodolphe lui tenaient à cœur. Pour lui, la Camsa a réussi à trouver une sortie « intéressante, honorable et de qualité ». Bernard Stoessel est intervenu, notamment pour rappeler une citation d’un élu bas-rhinois lors du vote au conseil régional quelques heures plus tôt : « Il faudrait être fou pour cracher dans la soupe en ne soutenant pas ce projet ».Jo Spiegel a appelé ensuite au vote. Six conseillers se sont abstenus alors que le restant de l’assemblée adoptait le projet. Pour le président de la Camsa « il n’y a ni vainqueurs ni vaincus » dans ce débat. Puis, dans une formule il a remercié les élus communautaires qui ont su « conjuguer la haute qualité environnementale et la haute qualité démocratique ».
Raymond Couraud
08:54 Publié dans A la CAMSA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
J'aime bien l'Alsace !!!
Ecrit par : Minijupe | dimanche, 26 octobre 2008
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