Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 19 septembre 2008

Dossier Pierre et vacances : Le Plan C

Dans les DNA :

Pierre et Vacances / Collectif des opposants
Présentation d'un plan C

 

Le collectif d'élus propose que le village de vacances, projeté sur le site de la forêt (7) soit installé sur la zone constructible (4). (Document remis)
« Nous voulons un projet selon certains principes, conditions et méthodes qui mette la transparence et l'échange au coeur de la discussion ». Le collectif des élus opposés au projet Pierre et Vacances (tel qu'il est présenté actuellement) est clair. Et se défend d'être polémique.

Ces élus (Martine Diffor, conseillère régionale, Bertrand Felly, maire de Feldkirch, Pierre Freyburger, conseiller général et conseiller communautaire, Antoine Homé, maire de Wittenheim et vice-président de la Camsa, Monique Marchal, conseillère régionale, Jean-Claude Mensch, maire d'Ungersheim et vice-président de la Camsa, Jacques Muller, sénateur du Haut-Rhin, Djamila Sonzogni, conseillère régionale et François Tacquard, conseiller général) ont donc concocté un cahier des charges pour l'implantation d'un village de vacances entre l'Écomusée et la carreau Rodolphe. Un projet détaillé que Jean-Claude Mensch a présenté hier soir devant ses collègues de la Camsa en commission réunie.
Ce projet repose sur les bases suivantes : il doit préserver intégralement la forêt, respecter les textes et règles en vigueur dans le Scot, le PLU, les directives européennes, le Plan climat territorial, préserver le carreau Rodolphe dans son intégralité, le carreau accueillant un centre de recherche en écologie industrielle, procéder à un appel d'offres pour désigner l'opérateur en toute transparence, maintenir le projet de piscine publique à Wittenheim, ce qui n'exclut pas la création d'un aquapole sur des fonds privés.

Le projet devrait être reconditionné

Ce projet a fait l'objet d'une simulation (sur le plan ci-joint). Il situe le village de vacances non plus dans la forêt mais vers le carreau Rodolphe et les parkings de l'Écomusée. Mais sur une superficie moindre. Ce qui fait dire à Jean-Claude Mensch que le projet devrait être reconditionné. Ces terrains, autant que la forêt, sont propriété d'Ungersheim. « Cette zone est la seule constructive d'après le Scot, 18 à 20 hectares y sont disponibles », précisent les élus. Avantage de cette localisation très proche du carreau Rodolphe, celui-ci serait forcément réhabilité.
Le collectif est allé jusqu'à écrire son projet de gouvernance, en préconisant la création d'un groupe de travail composé de la Camsa, du conseil général et du conseil régional, des représentants de l'opérateur désigné après mise en concurrence, des représentants des associations environnementales, d'experts de l'éco-construction, de l'Écomusée et du Bioscope et des habitants. Un autre groupe travaillerait sur le projet du carreau Rodolphe sur la base du projet d'écologie industrielle présenté par Jean-Claude Mensch et du groupe Rodolphe.
« Nous ne sommes pas opposés à Pierre et Vacances, mais nous demandons le respect des règles et des lois qui ont été élaborées », a conclu Antoine Homé.« Nous faisons le pari de faire de ce projet une vitrine du développement durable dans le département », a insisté Pierre Freyburger. Le collectif espère maintenant qu'un débat démocratique s'engage, pour un travail de fond et sans précipitation.


F.Z.

Dans L'Alsace :

Projet Un cahier de charges pour le village de Pierre et Vacances

 


Un collectif d’élus a élaboré un cahier des charges fixant les exigences environnementales et les conditions pour l’implantation d’un village de vacances à Ungersheim, entre l’Écomusée et le carreau Rodolphe.

« Il y a de la place pour un village de vacances, mais le projet doit être respectueux des principes et des engagements souscrits et le débat doit s’effectuer dans la transparence », a souligné Antoine Homé (PS), maire de Wittenheim, en présentant hier après-midi un « cahier des charges » élaboré par un collectif de neuf élus (*) . «Environ 20 ha de terrains constructibles pourraient être mis à disposition si le schéma de cohérence territorial (Scot) et les règles environnementales et patrimoniales sont respectées », a indiqué Jean-Claude Mensch, le maire d’Ungersheim, la commune propriétaire des terrains. Il a présenté la localisation de sa « contre-proposition » (voir infographie).

Un projet redimensionné ?

Le projet devra sans doute être redimensionné. Les terrains constructibles disponibles ne permettent pas d’accueillir un lotissement de 500 résidences de loisirs qui devait initialement s’étendre sur 38 ha. Le conseil municipal d’Ungersheim avait rejeté le 5 septembre dernier le projet initial (nos précédentes éditions). « La forêt envisagée comme site est une zone bénéficiant d’une double protection, par une directive européenne et le schéma de cohérence territorial », a rappelé Jacques Muller, sénateur Vert. « Je ne peux pas imaginer que des élus puissent s’asseoir sur des lois », a-t-il ajouté. « On nous demande de voter un projet sans avoir vu le dossier terminé », s’insurgent Djamila Sonzogni et Monique Marchal, conseillères régionales des Verts. « Ce projet doit être une vitrine du développement durable », estime Pierre Freyburger (PS), conseiller général.Pour le collectif, il faudra préserver intégralement la forêt, respecter les textes et les règles en vigueur, préserver le carreau Rodolphe dans son intégralité. Le financement public devrait être limité à la remise du terrain. L’aquapôle (piscine tropicale) dédié au village de vacances devrait être financé par l’opérateur. « Le pari que nous proposons est ambitieux et entend donner une véritable dimension économique, touristique, environnementale et patrimoniale à ce projet », signale le collectif.

(*) Les signataires du contre-projet (par ordre alphabétique) : Martine Diffor, conseillère régionale ; Bertrand Felly, maire de Feldkirch ; Pierre Freyburger, conseiller général ; Antoine Homé, maire de Wittenheim ; Monique Marchal, conseillère régionale ; Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim ; Jacques Muller, sénateur ; Djamila Sonzogni, conseillère régionale ; François Tacquard, conseiller général.


A.D.

Clash du maire d’Ungersheim

 


La réunion des commissions réunies de la Camsa, hier soir, a tourné à l’affrontement à propos du dossier Pierre et Vacances, au point que le maire d’Ungersheim a quitté la salle.

La hache de guerre que l’on croyait enterrée entre le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, et la majorité des maires de la Camsa, dont le président Jo Spiegel, a brutalement ressurgi hier soir lors de la traditionnelle séance des commissions réunies.Jo Spiegel a, une fois de plus, défendu le projet d’implantation du village de vacances planifié par le géant de l’immobilier de loisirs. « C’est un projet majeur pour l’agglo », a plaidé le président, reprenant le discours qui est le sien depuis le début de cette affaire.Jean-Claude Mensch n’a pas du tout apprécié ce ton et, d’après des témoins de cette soirée mémorable, défendu une fois de plus sa position, très hostile au projet. Il semblerait même que la conciliation intervenue en fin de semaine passée ne soit quasiment plus que lettre morte. « Je suis en train de me faire violer », a dit, toujours selon un témoin, le maire d’Ungersheim, soumis à plusieurs critiques virulentes de la part de maires qui défendent le projet. Quelques idées ont été avancées ici ou là pour tenter de ramener la paix. En vain. Après une attaque un peu plus virulente, Jean-Claude Mensch s’est levé et a quitté la salle en déclarant simplement : « Je pars ». La crise est donc désormais ouverte entre Ungersheim et le reste de la communauté d’agglomération. Il faudra attendre évidemment la prochaine réunion du conseil municipal de la commune pour savoir ce qu’il en est de la position définitive des élus d’Ungersheim. On ignore aussi quelle sera la position de Jean-Claude Mensch lors du prochain conseil communautaire.Le président Spiegel va avoir désormais du mal à ramener le calme car hier soir, une partie des élus pour qui le projet est porteur d’avenir était particulièrement « remontée » contre la position du maire d’Ungersheim.


Raymond Couraud

11:14 Publié dans En Alsace | Lien permanent | |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.