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lundi, 01 septembre 2008

L'Alsace : Université d'été du PS

 PS Les Alsaciens partagés

 

Pierre Freyburger (à gauche) et Jo Spiegel (à droite) dans le collimateur. Ici avec Gilbert Buttazzoni. Archives Christine Hart

Il y a ceux qui ont décidé de ne pas aller aux Universités d’été du PS. Et ceux qui sont pour peser dans le débat.

Le Strasbourgeois Armand Jung, seul député PS d’Alsace, a préféré les assises de l’artisanat à Colmar aux Universités d’été de la Rochelle dont il était pourtant un habitué. « Je n’étais pas hypermotivé pour me dégager du temps dans un emploi du temps très chargé », reconnaît ce parlementaire de terrain, agacé par la surenchère entre les candidats potentiels à la succession de François Hollande. Pourtant, il souhaite « un vrai débat pour la gauche lors du prochain congrès, autour de quelques orientations fortes », rejetant « des raccommodages qui ne régleraient pas les problèmes de fond ».

Trop parisien

« Il y a trop de choses à faire ici », renchérit la sénatrice du Haut-Rhin Patricia Schillinger qui demande également que « des orientations claires soient présentées aux militants ». Proche de Pierre Moscovici, elle verrait bien un rapprochement avec Martine Aubry. Bertrand Delanoë lui paraît « trop parisien ». « Et il n’a jamais été ministre… » Le maire de Kingersheim, Jo Spiegel, qui donne également « priorité au travail de territoire », privilégie une autre Université d’été, celle de la Camsa. « Je ne suis pas un apparatchik, même si le débat est important pour moi », observe-t-il, en rappelant qu’il a cosigné un texte. Et il maintient son soutien à Ségolène Royal…À l’inverse, le porte-parole de l’opposition mulhousienne Pierre Freyburger suit les travaux de La Rochelle depuis le début. Le conseiller général Gilbert Buttazzoni et le maire de Wittenheim, Antoine Homé, l’ont rejoint. Il soutient la contribution signée par Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici. « L’an passé, nous avions décidé à cette occasion de clarifier la situation mulhousienne et de dissoudre la section », rappelle-t-il, en déplorant que depuis, « certains se soient engagés sur des positionnements plus flous ». Il vise -et ne s’en cache pas- Jo Spiegel, élu président de la Camsa avec l’aval de Jean-Marie Bockel considéré, depuis son entrée au gouvernement Fillon, comme un traître par ses anciens camarades.

Attention au congrès

Voilà qui va mettre de l’ambiance au PS haut-rhinois… et surprend la première secrétaire de la fédération, Catherine Hoffarth, qui dit travailler en bonne intelligence avec Jo Spiegel. Elle-même suit avec intérêt cette université d’été, tablant sur la préparation du congrès pour que « les différentes contributions se retrouvent ». Mais elle n’affichera son choix qu’en novembre, rappelant cependant que « le futur premier secrétaire a vocation aussi à se présenter à l’élection présidentielle ». « En même temps, être à la tête du PS n’est pas une garantie », observe son homologue bas-rhinois, Mathieu Cahn, signataire de la contribution de François Hollande. « Nous n’avons jamais été aussi nombreux », se réjouit-il, relevant qu’une soixantaine de Bas-rhinois sont présents, Catherine Trautmann, Jacques Bigot et Roland Ries en tête. Ce dernier mise sur Bernard Delanoë « dans la perspective de la rénovation du PS », tout en lui conseillant de « s’entourer d’équipes en capacité de gérer le parti ». Mais lui aussi met ses amis en garde devant un congrès qui aboutirait à « un texte mi-chèvre, mi-chou ! »


Y.B.

08:48 Publié dans Au PS | Lien permanent | |  Facebook | |

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