jeudi, 31 juillet 2008

La Gazette des communes : Dossier sur la démocratie participative

A lire, l'article paru cette semaine dans La Gazette des communes : Article Gazette 28.07.08.pdf

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vendredi, 25 juillet 2008

L'Alsace : Une soirée sous le signe de l’Orient

Wittenheim Une soirée sous le signe de l’Orient

 


Le service a lui aussi été assuré par les jeunes. Photo Christophe Schmitt

Une soirée orientale organisée exclusivement par des jeunes a eu lieu lundi soir au foyer Sainte-Marie.

Organisée à l’initiative des jeunes fréquentant les activités été de la Ville de Wittenheim, la soirée autour du thème oriental a rassemblé une cinquantaine de personnes au foyer Sainte-Marie. Au programme de la soirée : un repas, entrecoupé d’animations proposées par les jeunes, le tout étant destiné aux enfants, parents, mais aussi aux élus.Véronique Wettly-Bannwarth, la coordinatrice jeunesse de la mairie, précise que « ce sont les jeunes qui sont à l’initiative de cette soirée. Ils l’ont organisée durant les après-midi, puis ont fait les courses et décoré la salle. » Côté cuisine, un groupe s’affaire autour du tajine. Ludovic, Quentin, Louise et les autres sont de vrais petits chefs. Accompagnés de Mohamed, leur animateur, ils s’occupent des derniers détails avant le service. Ce dernier rappelle qu’un des groupes de jeunes est allé au marché du canal couvert à Mulhouse samedi matin, pour acheter les différents fruits et légumes pour le repas. Gaëtan précise : « Nous avons acheté des tomates, des concombres, des bananes… » Un autre groupe d’enfants en tenues traditionnelles s’occupe du service.Antoine Homé, le maire de Wittenheim, souligne le succès de ces animations. « Le programme était ambitieux, mais la réussite est là. Chaque jour, plus de cinquante jeunes participent aux différentes activités, cela contribue aussi à leur développement personnel. » Arnaud Koehl, l’adjoint à la jeunesse, se réjouit quant à lui de « l’importance des liens intergénérationnels lors de cette soirée. »Parmi les animations proposées, un groupe de jeunes a présenté son travail effectué dans le zicbus. Les jeunes rappeurs du groupe VNR du quartier Markstein chantent depuis un an. « Mais c’est la première fois que l’on se produit au micro, » explique Soufyan, leader du groupe. Le zicbus leur a permis de réaliser deux morceaux instrumentaux, et de pouvoir s’enregistrer grâce à du matériel de qualité professionnelle.Les animations été sont donc un succès, tant pour les organisateurs que pour les jeunes, qui peuvent profiter d’animations de qualité jusqu’au 8 août.

VOIR Mardi 29 juillet à 21 h 45, une séance de ciné plein air sera organisée. Le film Le nouveau monde sera projeté dans la cour du foyer Sainte-Marie, 16 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny à Wittenheim. Accès libre. Renseignements au 03.89.52.85.10.

dimanche, 20 juillet 2008

L'Alsace : Le SIVU conteste la redevance antipollution

Bassin potassique Le Sivu conteste la redevance antipollution

 


Récemment, les délégués des communes de Kingersheim, Richwiller, Ruelisheim, Staffelfelden, Wittelsheim et Wittenheim alimentées en eau potable par la Hardt se sont retrouvés à la mairie de Wittenheim pour une réunion du comité syndical à vocation unique (Sivu) présidé par le maire de Wittenheim Antoine Homé.Les trois premiers points de l’ordre du jour étaient une sorte d’état des lieux de ce Sivu. D’une part, il y a eu une présentation technique des installations par MM. Fickinger, directeur de la Sogest, et Reiss de la DDAF chargé du suivi du contrat de concession. D’autre part, Hubert Wioland, vice-président du Sivu lors de la mandature précédente, est revenu pour présenter un historique du Sivu, celui de l’alimentation en eau potable des communes du Bassin potassique et transmettre ses connaissances à la nouvelle assemblée. Enfin, Antoine Homé a rappelé les différentes actions menées par le Sivu depuis 2001, afin que soit distribuée une eau de qualité et conforme aux normes de potabilité en vigueur.La seconde partie de l’ordre du jour concernait le fonctionnement du syndicat. Les délégués ont fixé les taux de rémunération du président et des vice-présidents. L’assemblée a également adopté les modalités de remboursement des frais de mission des délégués, le taux de l’indemnité de conseil due au receveur syndical, ainsi que le montant de la rémunération du responsable administratif du syndicat. Le comité a été informé des délégations confiées aux cinq vice-présidents.

Motion

Le comité syndical a pris position par rapport aux propositions présentées par la consultation nationale « L’eau c’est la vie. Donnez-nous votre avis » en adoptant une motion qui sera notamment transmise à l’Agence de l’Eau Rhin Meuse, aux élus nationaux du secteur, aux présidents des syndicats d’eau des environs et au ministre Jean-Louis Borloo.Dans cette motion, le Sivu déplore notamment que « la redevance antipollution se soit pas affectée au financement des actions publiques menées pour lutter contre la pollution, et conteste le mode de calcul de la redevance antipollution ». Il propose d’une part « un autre mode de calcul de la redevance afin de faire participer d’une façon plus responsable et plus équitable l’ensemble de la population et non au prorata du volume d’eau vendu », et d’autre part « une remise en question de la position actuelle de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse permettant l’attribution de subventions pour la mise en œuvre de traitements de l’eau que pratiquent semble-t-il d’autres agences de l’eau ». Le Sivu se prononce par ailleurs en faveur de toutes les améliorations proposées.

samedi, 19 juillet 2008

L'Alsace : TER - Contre la suppression des contrôleurs

TER Contre la suppression des contrôleurs

Antoine Homé, Conseiller régional d’Alsace, représentant l’intergroupe socialiste et verts, a rencontré, jeudi matin, les responsables de la CGT cheminots en gare de Bollwiller afin de les soutenir dans leur combat contre le projet de suppression des contrôleurs à bord des TER, mesure envisagée récemment par la Région Alsace. «L’ initiative d’une telle pétition a été très bien accueillie par les voyageurs, ceux-ci n’hésitant pas, pour la qualité et la sécurité du service public, à sortir leurs stylos», assure Antoine Homé.

vendredi, 18 juillet 2008

DNA : Avec les cheminots en gare de Bollwiller

Social / Mécontentement du syndicat des cheminots CGT
Petit déjeuner... de la contestation

 


La CGT lutte aussi pour la réouverture d'un guichet à la gare de Bollwiller. (Photos DNA)
A l'initiative du Syndicat des cheminots CGT de Mulhouse, les voyageurs au départ de Bollwiller ont été accueillis hier matin par quelques cheminots mécontents du projet de suppression des contrôleurs dans les trains.

Les voyageurs arrivant à la gare de Bollwiller ont eu l'agréable surprise de se voir offrir un petit déjeuner par quelques cheminots qui les ont informés des intentions du Conseil régional de supprimer les contrôleurs dans les trains TER pour les remplacer par des contrôles aléatoires ou ciblés.
 Pour soutenir leurs actions, le maire de Wittenheim et président de l'intergroupe PS/Vert au Conseil régional Antoine Homé avait fait le déplacement.
 D'une même voix, Antoine Homé et Serge Goyot, le responsable du syndicat des cheminots CGT de Mulhouse, s'indignent : « Supprimer les contrôleurs dans les trains c'est une aberration. C'est faire fi de la sécurité des voyageurs, c'est faire fi du côté humain, de l'aide aux personnes à mobilité réduite et de plus ce n'est certainement pas le bon moyen pour lutter contre la fraude et la dégradation du matériel ».

En lutte également
pour le rétablissement
d'un guichet à Bollwiller

 Parallèlement à ce mouvement de mécontentement, le syndicat CGT lutte également pour le rétablissement d'un guichet à la gare de Bollwiller. A cet effet, les voyageurs ont été invités à signer une pétition en deux volets, le premier pour le maintien des contrôleurs dans les trains, le deuxième pour la réouverture d'un guichet en gare de Bollwiller.
 En cette période estivale, les voyageurs sont moins nombreux mais cela n'a pas empêché les signatures de s'accumuler au bas de la pétition.
 Le tract distribué aux voyageurs souligne une autre contradiction. En effet en date du 2 juin, une nouvelle convention a été signée entre la Région Midi-Pyrénées et la SNCF pour une période de dix ans. Cette convention garantit la présence systématique d'au moins un contrôleur dans chaque train régional TER.

« L'usagé sera le
dindon de la farce »

 La Région Alsace se prépare à faire exactement le contraire.
« C'est évidemment l'usagé qui serait le dindon de la farce si les contrôleurs étaient supprimer dans les trains. Il faut que les voyageurs exigent un service public de qualité », commente la CGT. A noter que vers 8 h 30 les « Cégétistes » se sont rendus en gare de Thann pour poursuivre leur action.


Paul Kopp

DNA : 14 juillet

Wittenheim / 14 juillet
Bal et succès populaires

 


Le bal animé par Millenium. (Photo DNA)
Cérémonie au monument aux morts, retraite aux flambeaux et bal populaire étaient au menu des festivités du 14 juillet à Wittenheim.

Si la météo était maussade, elle n'est en rien venu ternir les festivités de la Fête nationale. Beaucoup de monde et liesse générale s'étaient en effet donné rendez-vous le week-end dernier aux abords de la MJC Théodore.
 Le maire Antoine Homé et de nombreux élus ont participé à la cérémonie qui s'est déroulée face au monument du 21e RIC.

Retraite aux flambeaux

 Puis, après une retraite aux flambeaux, l'heure était à la musique avec l'orchestre Millenium, au bal populaire, et bien entendu au feu d'artifice.
 Sonia Zimmermann, vice-présidente de l'OMSL et responsable de la manifestation, n'a pas dissimulé sa joie face à l'engouement rencontré lors de ce 14 juillet wittenheimois.

jeudi, 17 juillet 2008

DNA et L'Alsace : Patrouille et sécurité à Wittenheim

Wittenheim / Tranquillité vacances
Ronde de nuit

 


Rencontres nocturnes... ou les vertus du dialogue. (Photo DNA)
Tout au long de la période estivale, deux patrouilles de nuit de la Police nationale, commandées par le capitaine Valérie Bichinot, assurent la tranquillité des Wittenheimois. L'OTV (Opération tranquillité vacances) s'emploie à la sécurité des biens et des personnes.

A l'occasion de l'une de ces rondes, le maire Antoine Homé, Brigitte Lagauw, adjointe à la Sécurité, et deux cadres municipaux se sont joints aux forces de l'ordre. Objectif : aller au devant de la population, dialoguer, expliquer, comprendre ; en un mot, le maire le souligne : « être sur le terrain et manifester notre collaboration étroite et fructueuse avec la police... ».

Des échanges à bâtons rompus et une plongée concrète dans le quotidien

 Ainsi, durant près de trois heures, élus et policiers ont sillonné le tissu urbain local. Plusieurs haltes ont permis d'instaurer le dialogue avec la population, jeune essentiellement. Maire et adjoint ont ainsi évoqué le rôle des médiateurs de la ville, fait l'article sur les animations à destination de la jeunesse, enregistré des doléances ou suggestions (nuisances sonores, un local pour les jeunes, la saleté de certains quartiers, etc.).
 Bref, des échanges à bâtons rompus et une plongée concrète dans le quotidien propices à toucher du doigt les réalités d'une vie urbaine quelquefois délicate. Les élus ont également accompagné les policiers pour l'inspection de maisons dont les occupants sont en vacances. A cet égard, Valérie Bichinot précise que ces contrôles sont faits à la demande des citadins soucieux de la sécurité de leurs logements. Pour ce faire, le capitaine encourage la population à se signaler auprès du commissariat de police.
 Cette rencontre aura également été l'occasion, pour Antoine Homé, de manifester son ferme mécontentement face à la baisse des effectifs de la police sur le secteur : « La police obtient ici de très bons résultats, en conséquence de quoi elle voit ses effectifs amputés ; ils ne seront plus que 53 policiers d'ici la fin de l'année. C'est intolérable, j'ai écrit au préfet afin qu'il prenne des mesures. »
 Autre point développé, la vidéosurveillance. Dès l'automne, des réunions publiques (obligatoires dans le cadre de ces installations) seront proposées à la population pour débattre des sites susceptibles d'accueillir des caméras de surveillance. A priori, l'église Sainte-Barbe et Saint-Christophe, la place de la République, le cimetière et la Halle au Coton devraient s'en voir équipées.

Antoine Homé : « Nous marchons sur deux pieds : prévention et fermeté républicaine... »

 Quoi qu'il en soit, au terme de cette balade nocturne, des plus paisibles au demeurant, élus et fonctionnaires de police auront constaté que rien ne valait le contact et le dialogue. Ceci reflète la philosophie des élus en matière de sécurité, Antoine Homé la résume : « Nous marchons sur deux pieds, prévention et fermeté républicaine... ».
 A l'évidence, les braves gens peuvent dormir du sommeil du juste : main dans la main, les élus et la police y veillent.


D.W.


Le maire, les élus et la police de Wittenheim sont allés à la rencontre des jeunes.

Pour la cinquième année consécutive, le maire de Wittenheim, Antoine Homé, accompagné d’élus et de policiers, a effectué une tournée dans la commune, à la rencontre des jeunes.

Mercredi vers 21 h 30, Antoine Homé, maire de Wittenheim, accompagné d’élus du conseil municipal, ainsi que le capitaine de Police Valérie Bichinot, en compagnie d’un lieutenant se sont donné rendez-vous sur la place de la Mairie de Wittenheim. But de l’opération : sillonner les différents quartiers de la ville, pour rencontrer des jeunes.

Des chiffres à nuancer

D’entrée de jeu, l’article paru récemment du Figaro est cité : d’après cette source la circonscription de Wittenheim serait la plus sûre de France. Des propos à nuancer explique le capitaine Bichinot, car « seulement deux critères sont pris en comptes dans ces statistiques : les coups et blessures volontaires, et les vols avec violence. Beaucoup d’autres faits existants ne sont pas comptés ». Néanmoins, au premier semestre 2008, la circonscription a connu un taux de délinquance d’environ 30 pour 1000, contre environ 55 pour mille pour la moyenne nationale. Le maire s’en félicite avec retenue : « on ne peut que se réjouir de ces chiffres, mais il faut rester prudent. C’est un domaine sensible, et l’on est à l’abri de rien ». La capitaine de police quant à elle ne cache pas ses inquiétudes : d’ici la fin de l’année, huit départs ne seront pas remplacés. Les policiers ne seront donc plus que 53, dont cinq administratifs. « Il est anormal de réduire les effectifs d’une police qui fonctionne », s’étonne le maire, qui écrira prochainement au préfet du Haut-Rhin.

Un poker improvisé

La première étape de la soirée est la rue du Loiret. Deux adultes assis sur une place approuvent l’opération menée ce soir-là. Le fait que des élus aillent au-devant de la population ne leur est pas indifférent. Pas loin, des adolescents se demandent ce qui se passe. « Nous venons rencontrer les jeunes », leur explique Antoine Homé. Le maire et les jeunes parlent des études, des loisirs, sous l’œil attentif de la nouvelle adjointe à la sécurité, Brigitte Lagauw.Le groupe s’arrête ensuite devant la MJC Fernand Anna. Là, une dizaine de jeunes sont tranquillement installés autour d’une table improvisée et jouent au poker. Les élus leur rappellent simplement de ne pas laisser leurs déchets. « Aucun souci », répondent les jeunes, pas dérangés par cette visite. Les plaisanteries vont bon train et l’ambiance est bon enfant, le maire quitte les lieux en lançant un « bon jeu ! ».La Police et les élus rejoignent ensuite une patrouille dans le quartier Point du jour, où va se dérouler une opération tranquillité vacances. Le principe de celle-ci est simple : les familles ou personnes qui partent en vacances préviennent les services de Police, qui effectuent des rondes pour vérifier qu’il n’y a aucun souci. Un tour de la maison est fait, avec vérification des portes, des volets et autres accès. Une fois la visite terminée, les policiers font acte de leur passage en glissant un carton dans la boîte aux lettres des vacanciers.À la fin de la soirée, le maire explique tout de même que la tranquillité des Wittenheimois n’est pas le fruit du hasard, mais « d’une action conjointe de la Police et de la Ville. Tandis que la première réprime et sanctionne, la seconde fait de la prévention, avec les animations été notamment. » Des postes de médiateurs ont d’ailleurs aussi été créés par la municipalité.

CONTACTER L’opération tranquillité vacances est totalement gratuite. Il suffit se prévenir les services de Police. La police de Wittenheim demande aussi aux citoyens de la prévenir de tout ce qui peut leur paraître suspect.


Christophe Schmitt

mercredi, 16 juillet 2008

L'Alsace : SIVU de l'eau

Les communes du Sivu discutent d’eau potable

 


Récemment, les délégués des communes de Kingersheim, Richwiller, Ruelisheim, Staffelfelden, Wittelsheim et Wittenheim alimentées en eau potable par la Hardt, se sont retrouvés à la mairie de Wittenheim pour une réunion du comité syndical présidé par le maire de Wittenheim, Antoine Homé.

État des lieux

Les trois premiers points de l’ordre du jour étaient en quelque sorte un état des lieux de ce Sivu. D’une part, il y a eu une présentation technique des installations par MM. Fickinger, directeur de la Sogest, et Reiss de la DDAF chargé du suivi du contrat de concession.D’autre part, Hubert Wioland, vice-président du Sivu lors de la mandature précédente, est revenu pour présenter un historique du Sivu, celui de l’alimentation en eau potable des communes du Bassin potassique et par la même occasion transmettre ses connaissances à la nouvelle assemblée. Enfin, Antoine Homé a rappelé les différentes actions menées par le Sivu de 2001 à ce jour, afin que soit distribuée au niveau des communes membres une eau de qualité et conforme aux normes de potabilité en vigueur.

Fonctionnement du syndicat

La seconde partie de l’ordre du jour concernait l’administration et le fonctionnement du syndicat. Les délégués ont fixé les taux de rémunération du président et des vice-présidents, 65 % du montant brut maximum autorisé (25,59 % de l’indice brut 1015 pour le président et 10,24 % de ce même indice pour les vice-présidents).L’assemblée a également adopté les modalités de remboursement des frais de mission des délégués, le taux de l’indemnité de conseil due au receveur syndical, ainsi que le montant de la rémunération du responsable administratif du syndicat. Le comité a été informé des délégations qui ont été confiées aux cinq vice-présidents.Motion : le comité syndical a pris position par rapport aux propositions présentées par la consultation nationale « L’eau c’est la vie. Donnez-nous votre avis » en adoptant une motion qui sera notamment transmise à l’Agence de l’Eau Rhin Meuse, aux élus nationaux du secteur géographique, aux présidents des syndicats d’eau des environs et au ministre Jean-Louis Borloo.

Motion

Dans cette motion, le Sivu déplore notamment que« la redevance antipollution ne soit pas affectée au financement des actions publiques menées pour lutter contre la pollution et conteste le mode de calcul de la redevance antipollution ». Il propose d’une part « un autre mode de calcul de la redevance antipollution afin de faire participer d’une façon plus responsable et plus équitable l’ensemble de la population et non au prorata du volume d’eau vendu », et d’autre part « une remise en question de la position actuelle de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse permettant l’attribution de subventions pour la mise en œuvre de traitements de l’eau que pratiquent semble-t-il d’autres agences de l’eau ».Le Sivu se prononce par ailleurs en faveur de toutes les améliorations proposées.


Laurent Schneider

DNA : La devise républicaine à Guebwiller

Guebwiller / Les principes fondamentaux de la République sont écrits
Appel à « la vigilance de tous »

 


Les élus guebwillerois ont tenu à rappeler que les valeurs simples de la devise républicaine sont essentielles...
Elle est devenue, en 1880, un symbole officiel inscrit au fronton des édifices publics. Depuis lundi, « liberté, égalité, fraternité » orne le fronton de l'Hôtel de ville de Guebwiller. Par la volonté de la municipalité.

Beaucoup de monde, place de l'Hôtel de Ville en cette fin de matinée, lundi. Beaucoup de Guebwillerois, mais également élus de communes du secteur, ont tenu à s'associer à cet affichage « officiel » de l'idéal républicain. Parmi eux, le député de la circonscription, Michel Sordi, mais aussi Antoine Homé, conseiller régional, sans oublier le commandant André Dubrulle, chef de circonscription de la Police Nationale ou encore l'abbé Paul Thomann, curé de la Communauté de paroisses...
 Pas de discours fleuves : Denis Rebmann, maire de Guebwiller, a simplement expliqué la volonté de la municipalité ( voir ci - contre ). Mais le public a eu droit à une vibrante « Marseillaise » interprétée de façon magistrale par Aude Rothenburger, accompagnée par Raphaël Conrad, Antoine Geyer et Frédéric Arnold, au cours d'une cérémonie « mise en musique » par Marc Parayre. Et puis, surtout, un texte, signé par Véronique Lacoste et Eric Floerke, lu de manière magistrale par Laurent Dolci, parce que ce 14 juillet 2008 revêtait pour Guebwiller « une importance toute particulière ». Alors, Laurent Dolci a rappelé à un auditoire attentif, « l'origine, le sens, la pertinence et l'actualité » de cette devise, « liberté, égalité, fraternité »... Dans un texte dont nous reprenons ici quelques extraits :
 « On trouve, ville basse, une trace évidente du souffle républicain, l'arbre de la liberté, planté à l'époque de la Révolution, en 1848, symbole de l'union des citoyens... Un peu plus haut, « Frei leben oder sterben - vivre libre ou mourir. En la troisième année de la liberté, 1791 - » ont écrit les Jacobins sur l'Eglise Saint - Léger. » rappelait Laurent Dolci.
 Beaucoup pouvaient se demander « pourquoi revenir aujourd'hui sur les termes de cette devise... ». D'autres pourraient penser « qu'elle n'a plus besoin d'être rappelée » continuait l'orateur. Qui donnait la réponse : « le discours qui est tenu aujourd'hui est fait pour secouer les somnolences : liberté, égalité, fraternité sont certes des valeurs nobles, mais elles n'en sont pas moins fragiles et menacées. Proclamées au siècle des Lumières, elles sont des conquêtes de la raison humaine. jamais acquises, elles sont sans cesse affaiblies par des intérêts hostiles à l'idéal républicain... »
 « L'idéal républicain est universel » proclamait encore l'orateur, évoquant l'article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. « L'esprit de fraternité inspire la concorde et la paix entre les peuples. Mais c'est aussi l'esprit de fraternité qui fait que chacun, isolément, devient un citoyen, capable de voir en l'autre le semblable digne de respect, capable de s'investir pour que nos sociétés connaissent plus de solidarité... »

Un idéal à défendre avec courage et énergie

 Et de continuer : « dans un monde qui tend à transformer chaque individu en un égoïste, replié sur sa vie privée et ses intérêts particuliers ( ... ) dans un monde où ces comportements archaïques que sont le racisme et la xénophobie, font bon ménage avec les technologies les plus sophistiquées, dans un monde où le repli sur des valeurs communautaristes devient souvent le refuge des laissés pour compte de la société, qui ne voit combien il est tout à fait actuel de défendre l'esprit de la fraternité ? (...) Que penser de la persistance de l'inégalité des salaires entre les hommes et les femmes à compétences égales... Que penser de la disparition progressive des services publics dans certaines zones du territoire... Quelle égalité dans l'accès aux soins ou à la justice entre ceux qui habitent les campagnes et les petites localités et ceux qui habitent les grandes villes... Sur un plan plus universel, plus gravement aussi, que dire de ceux qui n'ont même pas accès à l'eau potable ou qui n'ont pas les moyens de se soigner face aux fléaux que sont paludisme et sida... ? Comment assurer l'égalité des droits sans parler de l'égalité des chances dans des sociétés où se creuse toujours davantage l'égalité entre les plus riches et les plus pauvres ? »
 Victor Schoelcher disait « la République n'entend plus faire de distinction dans la famille humaine. Elle n'exclut personne dans son immortelle devise, liberté, égalité, fraternité... » rappelait encore Laurent Dolci. Mais « quand un peu partout dans le monde, les droits de l'homme sont violés régulièrement, quand certains droits chèrement acquis sont systématiquement remis en question, quand les plus démunis ignorent même leurs propres droits, qui ne voit, là encore, combien une égale liberté pour tous les hommes est un idéal qui demande toujours à être défendu avec courage et énergie ? »
 Dans un silence presque religieux, Laurent Dolci terminait en rappelant que « l'actualité de cette devise ne dépend que de nous : ne laissons pas décliner les idéaux qu'elle exprime, soyons décidés à les exprimer avec détermination. N'oublions pas que la liberté n'est pas une affaire purement individuelle. Elle existe tant qu'existe que le combat entre les inégalités mené par chacun dans un esprit de fraternité... »


R.B.

L'esprit et la lettre

 


Denis Rebmann vient de dévoiler la devise républicaine. ( Photo DNA )

« Liberté, égalité, fraternité »... La devise figure aujourd'hui, neuve, sur le fronton de l'Hôtel de Ville de Guebwiller. Même si « son esprit y est présent depuis longtemps... » rappelait Laurent Dolci, lisant un texte signé de Véronique Lacoste et Eric Floerke.
Et, curieusement, cela a sans doute semblé si logique aux élus successifs de la capitale du Florival que personne n'a engagé les démarches pour que ces trois mots chargés de symboles soient « gravés dans » ou « sur » la pierre. Il est vrai aussi que « l'affichage » de cette devise républicaine ne «  revêt aucun caractère obligatoire, malgré plusieurs propositions de loi initiées par différents parlementaires » comme l'a constaté le maire de Guebwiller, Denis Rebmann . Aux côtés de Michel Sordi, député de la circonscription, maire de Cernay, mais aussi d'Antoine Homé, conseiller régional, maire de Wittenheim, il a dit, entouré de des adjoints et des membres du conseil municipal, combien il estimait « important d'afficher fortement, d'une belle formule, les valeurs librement consenties sans lesquelles le « vivre ensemble » n'est que la juxtaposition des attentes et des intérêts particuliers... »
« Liberté, égalité, fraternité donne du sens à notre vie collective en élevant la pensée au-delà de nous - même » soulignait Denis Rebmann. « Cette devise est notre bien commun... Elle fonde aussi notre unité nationale » terminait le maire de Guebwiller.
Lundi, les Guebwillerois ont été nombreux, déjà, à se l'approprier. Et ce bien au - delà des couleurs politiques affichées par les uns et les autres, au - delà, aussi, des « frontières » communales, puisque nombre de maires ou d'élus des communes alentour s'étaient associés à l'événement... Le premier « signe fort » donné par la nouvelle municipalité n'est sans doute que hautement symbolique. Mais force est de constater que « quelque chose a changé » dans la capitale du Florival. Celle que tout le monde appelait « la belle endormie » n'est pas encore « tout à fait une autre ». Mais il faut bien constater, aujourd'hui, qu'elle n'est « plus tout à fait la même »...


R.B.

dimanche, 13 juillet 2008

DNA et L'Alsace : Dossier "Pierre et vacances"

Restructuration / Écomusée et Bioscope
Élus verts, PS et sans étiquette lancent la fronde

 


« Nous dénonçons un crime contre l'Alsace ». Djamila Sonzogni ne ménage pas ses mots en lançant la fronde contre le projet Écomusée-Bioscope-Pierre et Vacances. L'élue verte au conseil régional a rassemblé autour d'elle une sacrée « brochette d'élus », qui veulent tout faire pour « réorienter » le projet en gestation.
Sous la glycine de la Taverne de l'Écomusée, ils sont tous rassemblés : Pierre Freyburger, conseiller général PS, Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional, Jean-Claude Mensch, maire d'Ungersheim, Martine Diffor et Monique Marchal, conseillères régionales, François Tacquard, conseiller général, Jacques Muller, sénateur, Bertrand Felly, maire de Feldkirch, en présence de bénévoles d'Alsace nature et de Gilles Acker, représentant les salariés de l'Écomusée.

L'origine de leur colère, c'est le projet Pierre et Vacances en gestation sur le site de l'Écomusée. « Ces 500 bungalows que Pierre et Vacances va construire en imposant aux collectivités de construire un aquasite pour 21 M €, dont les frais se partageront entre conseil régional, conseil général et Camsa. Le privé décide ce que le public doit payer, nous ne sommes pas de potiches. Nous n'avons aucun dossier sur le sujet, mais actuellement nous apprenons tout doucement qu'on va devoir payer », protestent ces élus. « L'opinion peut croire que nous sommes au courant, mais nous sommes informés au coup par coup », ajoute Jean-Claude Mensch, dont la commune est propriétaire des 36 hectares sur lesquels Pierre et Vacances veut construire ses cottages, « mais à ce jour, je n'ai pas été sollicité pour leur acquisition ».
Pour les élus, les négociations se font en cercle fermé, le projet avance caché, alors que les collectivités doivent donner un accord global sur ce projet dans les jours à venir.

Un projet « antidémocratique »

Or ces élus ont des idées à faire valoir et des questions : pourquoi ne pas mettre ce village sur une friche minière, que deviendra le carreau Rodolphe dont certains plans montrent la démolition plus ou moins importante alors que la commune d'Ungersheim a demandé son classement en monument historique, ne pourrait-on pas installer du photovoltaïque sur cette immense toiture ? « Le projet est antidémocratique », protestent-ils. Il n'a pas été examiné en conseil régional ni en conseil général du Haut-Rhin. Seuls les élus de la Camsa ont eu droit à une présentation orale.
« Faut-il des financements publics de tel niveau pour un projet privé ? », continue Antoine Homé. « Il y va de la crédibilité de la classe politique », ajoute Jacques Muller « nous sommes devant un nouveau dévoiement de l'argent public. Nous sommes au fond du trou avec le Bioscope et nous continuons à creuser ».
Ces élus attendent maintenant que le dialogue s'engage.


F.Z.

Pierre et Vacances Vent de fronde contre un projet qui « avance masqué »

 


Une «brochette d’élus», dont les maires d’Ungersheim et Feldkirch à gauche, pour qui il est encore temps «d’arrêter ou de réorienter» le projet. Photo Lucien Naegelen

La restructuration du site Bioscope/Écomusée à Ungersheim soulève les critiques d’une « brochette d’élus » de tous bords, pour qui « le privé doit financer le privé », sans l’appui jugé excessif des collectivités.

Dans la moiteur de la mi-juillet, alors que le conseil régional d’Alsace et le conseil général du Haut-Rhin s’apprêtent à émettre un avis de principe sur l’investissement touristico-immobilier de 500 bungalows prévu par Pierre et Vacances entre le Bioscope et l’Écomusée, c’est à une volée de bois vert que le projet a donné lieu hier.

«Un crime contre l’Alsace»

À la Taverne de l’Écomusée, les représentants de l’intergroupe Socialistes et Verts au conseil régional d’Alsace ont créé « le début d’une fronde d’élus » pour empêcher ce que Djamila Sonzogni, conseillère régionale écologiste, a appelé « un crime contre l’Alsace ». À leurs côtés, les maires d’Ungersheim, de Feldkirch et de Wittenheim, ainsi que le sénateur-maire Verts de Wattwiller, Jacques Muller, et les conseillers généraux Pierre Freyburger (PS) et François Tacquard (Indépendants). Les uns et les autres ont exprimé leur volonté de « créer une mobilisation qui touche, en plus des élus toutes opinions politiques confondues, les citoyens et le mouvement associatif », pour défendre, selon l’expression de la conseillère régionale socialiste de Colmar Monique Marchal, « le culturel contre le consumérisme ».

«Sauver le soldat Bioscope»

En cause : la volonté « boulimique » de la Compagnie des Alpes, propriétaire du Bioscope, pour « augmenter sa rentabilité » à travers un investissement immobilier auquel les collectivités alsaciennes se trouvent associées « de façon excessive », mais aussi le « manque de transparence » et la «politique du fait accompli» autour d’un projet qui « avance masqué », selon Jacques Muller. « Pour sauver le soldat Bioscope, expose Djamila Sonzogni, Pierre et Vacances impose au conseil régional, au conseil général du Haut-Rhin et à un nouveau venu, la Camsa (Communauté d’agglomération de Mulhouse Sud-Alsace), d’investir chacun 7 millions d’euros dans un site aquatique tropical, ce qui se fera au détriment d’un projet de stade nautique communautaire envisagé au nord de l’agglomération mulhousienne ». Antoine Homé, le maire de Wittenheim, a fait les comptes : « Cette troisième phase d’engagement des collectivités va porter à près de 60 millions les fonds publics investis » autour de l’opération du Bioscope. Son collègue d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, exprime une « inquiétude » de plus en plus vive sur le probable démantèlement dans ce cadre du carreau Rodolphe, un patrimoine architectural pourtant « unique en Europe ».Face à un projet qui ne vise rien moins, selon Jacques Muller, que la « démolition » de l’Écomusée, le sénateur haut-rhinois dénonce « le nouveau dévoiement de l’argent public ». Le conseiller général de Mulhouse Pierre Freyburger met en cause des « méthodes antidémocratiques ». De son côté, Gilles Acker, potier de l’Écomusée et délégué syndical, a donné lecture d’une lettre des 17 salariés restants (après trois vagues de 11, 57 et 6 départs). Ils y expriment leur déception et leurs craintes. « Quand l’Écomusée ne sera plus qu’un parc de promenade, demandent-ils, que transmettrons-nous à nos enfants ? »


Lucien Naegelen

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