vendredi, 18 décembre 2009

L'Alsace : SIVU de l'eau

Bassin potassique Le coût

et le goût de l'eau

 


Débat d'orientation budgétaire et rapports

Débat d'orientations budgétaires et rapports étaient au menu de la dernière réunion du comité syndical du Sivu de l'eau.

Les délégués des six communes du Bassin potassique, Kingersheim, Richwiller, Ruelisheim, Staffelfelden, Wittelsheim et Wittenheim alimentées en eau potable par les puits de la Hardt se sont retrouvés récemment à la mairie de Wittenheim pour une séance publique du comité syndical présidée par Antoine Homé. Principales affaires à l'ordre du jour, le débat d'orientation budgétaire et deux comptes-rendus.

Orientation budgétaire

L'évolution des comptes administratifs des exercices allant de 2003 à 2009 (prévisionnel pour cette dernière année) révèle deux constats. D'une part, les dépenses afférentes à la location des skids qui permettent de délivrer une eau de qualité pèsent de plus en plus sur les dépenses de fonctionnement du budget du syndicat (66 154 EUR pour un montant global de dépenses de 106 966 EUR en 2008). D'autre part, suite à la baisse constante des volumes d'eau vendus, les recettes générées par la surtaxe sont devenues insuffisantes. Le comité syndical a estimé qu'il y a lieu d'augmenter cette surtaxe syndicale et de la porter à 0,047 EUR/m3 (pour l'exercice 2009, son montant était de 0,035 EUR/m3). Le président a rappelé que le bureau du syndicat négocie actuellement avec le délégataire, la Sogest, pour revoir les conditions de location de ces skids. Cette négociation devrait aboutir au cours du 1er semestre 2010. Rappelons que les skids filtrent l'eau pompée au niveau des puits de la Hardt, selon le principe de la filtration sur charbon actif qui fixe les résidus de pesticides ou autres fongicides.

Rapports

Dans un premier temps, Christophe Kauffmann de la DDAF a commenté le rapport de gestion du délégataire pour l'exercice 2008. Le responsable de la direction départementale de l'agriculture et de la forêt a critiqué certains aspects du rapport. Il a notamment relevé l'opacité du rapport et certains manques. En ce qui concerne le bilan technique, le rapport montre une faible baisse de la consommation et de la production. Par ailleurs, la mise en place d'une seconde batterie de filtres au champ captant de la Hardt a permis d'augmenter la production de ce champ, et de réduire ainsi l'achat d'eau à la ville de Mulhouse. La production du champ captant de Wittelsheim a été arrêtée le 23 juin 2008, suite à une pollution.Lors de la visite des installations, le 15 octobre 2009, il a été constaté que, globalement, elles sont relativement bien entretenues, néanmoins la Sogest devrait tous les ans proposer un programme de travaux de renouvellement. « L'eau sent trop le chlore », ont affirmé plusieurs délégués. « Nous n'ajoutons pas trop de chlore, cela provient essentiellement d'une mauvaise régulation du dosage, le point de mélange et d'injection du chlore pose problème », a répondu le responsable de la Sogest.

Autres affaires

Le champ captant de Wittelsheim gare est pollué par du bromacil et autres pesticides produits par l'entreprise Du Pont de Nemours à Cernay. Le principe du traitement est acquis. Quatre filtres seront posés, la production pourrait reprendre vers la fin du 1er semestre 2010.Un nouveau contrat d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour une durée de 5 ans avec la DDAF a été entériné. Il s'agit d'une mission de conseil pour le suivi du contrat de la gestion déléguée des installations. Coût annuel : 2850 EUR.Une nouvelle convention de fourniture d'eau en gros au syndicat Babaru des communes de Baldersheim, Battenheim et Ruelisheim a été approuvée. Elle prendra effet au 1er janvier 2010, jusqu'au 8 février 2018.

mercredi, 16 décembre 2009

L'Alsace : Conseil Municipal du 14 décembre

Wittenheim Cinq caméraspour 2010, 16 pour 2012

 

Deux caméras de surveillance vont être installées en 2010 à la Halle au coton. Photo Dom Poirier

Adoptée dans son principe il y a déjà plus de deux ans par le conseil municipal, la vidéosurveillance ou vidéoprotection va devenir réalité à Wittenheim.

On parle désormais plutôt de « vidéoprotection » que de « vidéosurveillance ». Au-delà du débat sémantique, l'objectif est le même : lutter contre les incivilités et la délinquance, ou du moins les prévenir.

Ainsi, lundi soir, lors de la séance du conseil municipal de Wittenheim, ce sujet a été abordé à deux reprises, lors du débat d'orientation budgétaire (ci-dessous), où la sécurité a été présentée par le maire comme restant un axe « prioritaire » pour 2010, et surtout lors d'un point spécialement dédié au plan de financement de la vidéoprotection.

Les élus wittenheimois, qui avaient déjà approuvé dans son principe l'installation de caméras, ont missionné le cabinet Thévenet pour mener « une étude de sécurité urbaine » et notamment repérer les sites « les plus sensibles ». Présenté rapidement par l'adjointe Brigitte Lagauw, le rapport de cet expert préconise la mise en place d'un dispositif de 16 caméras disséminées sur le ban communal, avec déport des images vers le commissariat de police.

Coût de 442 000 euros

Le coût total étant estimé à 442 000 EUR, la Ville a décidé d'échelonner la mise en oeuvre de ce dispositif. Pour l'année prochaine, est prévue l'installation de l'infrastructure globale (salle technique, réseaux...) et de cinq caméras : deux à la Halle au coton, une à l'Espace de la République, une au carrefour rue du Markstein/rue du Vercors et une rue du Markstein/rue de la Forêt. Coût de cette première tranche : 181 000 EUR. En 2011, huit autres caméras devraient être posées, puis trois en 2012.

La Ville va évidemment solliciter une subvention auprès du Fonds interministériel de prévention de la délinquance, qui peut atteindre entre 20 et 50 % du montant des travaux et jusqu'à 100 % pour des opérations spécifiques comme le déport d'images. Pour l'installation de caméras aux abords des deux collèges de Wittenheim, le concours financier du Département va aussi être demandé.

« Ni de droite,ni de gauche »

« Nous sommes dans la cohérence de la mise en oeuvre du programme municipal », a souligné d'emblée le maire Antoine Homé, comme pour parer à toute critique. L'opposant Patrick Pichenel s'est toutefois inquiété de la « création d'une charte pour garantir les libertés individuelles », en ironisant à l'adresse du maire socialiste : « C'est vraiment un point de droite. Je vais vous proposer comme candidat d'ouverture sur la liste de Philippe Richert aux régionales ».

Réponse de l'intéressé : « La sécurité n'est pas un point de droite ou de gauche. Ce que nous n'aimons pas, c'est de marcher sur une seule jambe, de ne faire que du répressif comme M. Hortefeux ». Voilà pour la riposte politique. Pour le reste, la charte, Antoine Homé n'y est pas opposé et a rappelé que la vidéoprotection est réglementée. Ainsi, une réunion publique sera organisée en janvier avec les riverains de ces installations et une demande d'autorisation sera déposée à la préfecture.

Rebondissant sur une intervention de Philippe Duffau, le maire a ajouté qu'une évaluation sera faite à l'issue de la première tranche.

Au terme d'échanges finalement assez consensuels, le conseil municipal a approuvé le plan de financement de la vidéoprotection, à une abstention près, celle du conseiller municipal délégué Jean Stritmatter.

Magali Claudel

« Sous le signe de la rigueur »

 


Les auditeurs fidèles des séances du conseil municipal de Wittenheim ont peut-être eu l'impression de revivre, lundi soir, le même débat d'orientation budgétaire que l'année dernière.

La présentation du contexte économique et des perspectives financières de la Ville a été en effet une nouvelle occasion pour le maire de s'inquiéter du « net ralentissement de la progression des dotations de l'État » et d'« un accroissement des charges transférées ».

Antoine Homé a pointé du doigt la réforme de la taxe professionnelle et ses incidences pour les collectivités locales et les ménages, mais aussi la création de la taxe carbone, qui constitue une dépense supplémentaire de 28 100 EUR pour Wittenheim. Il faut dire également que la diminution des dotations de l'État s'est accentuée l'an passé, notamment par l'impact des résultats du recensement : la ville a perdu 500 habitants, passant sous la barre des 15 000. Elle compte actuellement 14 621 habitants.

Dans l'attente des chiffres définitifs concernant ces recettes, le maire a d'ores et déjà placé « le budget sous le signe de la rigueur », avec la poursuite de la maîtrise des charges de fonctionnement. Il a toutefois ajouté que la Ville allait continuer à soutenir les aînés, les jeunes, les associations, les écoles...

Côté investissements, en misant sur « le meilleur autofinancement possible » de l'ordre d'1,1 MEUR et le moins d'emprunt possible, Antoine Homé a évoqué des acquisitions foncières, comme celle du Grosstück, les études relatives à la construction de l'équipement culturel promis, la mise en valeur du Moulin, l'aménagement de la rue de la Forêt, celle du site du Mémorial aux victimes de la mine...

Des choix...

Dans leurs interventions, les représentants des groupes minoritaires ont tous partagé les mêmes inquiétudes quant à la crise et au désengagement de l'État. Et comme l'an passé, Philippe Duffau a souligné qu'en cas « de choix draconiens, il fallait donner la priorité à l'équipement culturel » plutôt qu'au parc de loisirs. Il a par ailleurs fait allusion à des restructurations au sein du personnel communal qui créeraient « un malaise ». Ce à quoi Antoine Homé lui a répondu qu'il s'agissait de « situations particulières ».

Pour sa part, Maurice Haffner a répété qu'« on ne pourra pas tout faire » et a pris acte pour l'examen du budget 2010.

...et des taux

Quant à Patrick Pichenel, entre autres remarques, il s'est étonné de l'absence des taux d'imposition dans la présentation des orientations budgétaires. « Est-ce qu'ils resteront stables ? » « On ne peut rien dire pour le moment, a expliqué le maire. On étudiera cela dans le cadre du budget primitif, on fera du mieux qu'on pourra. » L'an passé, les mêmes interrogations avaient été soulevées et, finalement, les taux des taxes locales étaient restés stables.

Quid de l'extension du tram ?

 


En fin de séance du conseil municipal de Wittenheim, Maurice Haffner a interpellé le maire sur les propos du président de la communauté de communes de l'Ile-Napoléon, Bernard Notter, relayés dans la presse (L'Alsace du 4 décembre). Ce dernier soutenait en substance que la CCIN avait obtenu l'abandon de l'extension du tram vers Kingersheim-Wittenheim comme condition à son adhésion à la future grande agglomération. « Est-ce que c'est vrai ou est-ce que Bernard Notter est un menteur ? », a demandé l'élu communiste, en réclamant dans ce dernier cas « un démenti public » du président de la Camsa Jo Spiegel ou du président délégué Jean-Marie Bockel.

Affirmant qu'il avait « aussi découvert ces propos dans la presse », Antoine Homé a répondu qu'il s'en était ému auprès de Jo Spiegel comme auprès de Bernard Notter. Que celui-ci lui avait dit qu'il s'agissait de « sa position ». Quant au premier, il lui avait confirmé que le document unique restait en vigueur et que, donc, il fallait « s'en tenir à ce qui avait été discuté dans ce document », à savoir que la Carma -ou Mulhouse Alsace agglomération- allait « reprendre les engagements et les besoins de financement du Sitram ». « C'est dans le cadre de cette nouvelle agglo qu'on discutera de l'extension du tram », a expliqué le maire, en soulignant aussi que, face aux différentes positions, « il faudra se battre, faire sentir à l'ensemble des délégués qu'il s'agit d'un projet intercommunautaire, important pour toute l'agglo ».

DNA : Conseil Municipal du 14 décembre

Wittenheim / Conseil municipal / Vidéosurveillance
16 caméras dans la ville

 

16 caméras équiperont divers sites de la Ville (dont la Halle au Coton ci-dessus) pour un coût de 442 000 €. Si on est loin de l'oeil du glacial "Big Brother" d'Orwell, l'arrivée dans une cité de la vidéosurveillance peut provoquer des réticences dans la population. (Photo DNA)
Le débat d'orientation budgétaire (DOB), l'arrivée hypothétique du tramway et l'installation de 16 caméras de vidéosurveillance sur des sites sensibles ont constitué le gros du menu du dernier conseil municipal de l'année.

DOB 2010 : D'entrée Antoine Homé évoque un contexte économique maussade et un désengagement toujours plus important de l'Etat. « A Wittenheim comme ailleurs, l'Etat met à mal les fondamentaux de notre budget (...) L'analyse du contexte économique de la loi de finances et de la situation financière de la Ville invitent la collectivité à une gestion rigoureuse. »

Antoine Homé: «La Ville souhaite poursuivre sa politique de modération fiscale et aborde avec prudence la confection du budget 2010 qui restera un budget de rigueur 

  Il poursuit: « En dépit d'un contexte extrêmement contraint et d'une visibilité à court terme très réduite (...) la Ville souhaite poursuivre sa politique de modération fiscale et aborde avec prudence la confection du budget 2010 qui restera un budget de rigueur ».
 Le maire décline ensuite les axes prioritaires de l'action municipale : Une poursuite des efforts engagés pour maîtriser les charges de fonctionnement. Le maintien d'une politique active en matière de solidarité (aide aux personnes fragilisées par la crise, aux aînés, aux associations). Quelques projets structurants ensuite : La poursuite des études relatives à la construction d'un équipement culturel, l'avancement de la réalisation d'un parc de loisirs, un important programme de voirie, des travaux dans les écoles et au cimetière, etc.
 Philippe Duffau (opposition) : « D'accord sur les grandes lignes, mais je considère qu'il faut donner la priorité à un futur équipement culturel... »
 Patrick Pichenel (opposition) : « Les taux d'imposition resteront-ils stables ? »
 Maurice Haffner (groupe communiste) : « Je partage vos inquiétudes, il faut s'opposer fermement à la politique de réforme des collectivités locales ».
 Le maire répond, « concernant la fiscalité nous ferons de notre mieux (...) Le projet d'un équipement culturel peut-être mené de pair avec d'autres engagements (...) ».
Le tramway : Maurice Haffner s'inquiète de la position récente du président de la Communauté de l'Ile-Napoléon Bernard Notter qui envisage un abandon de l'extension des lignes du tram vers Kingersheim, Illzach et Wittenheim, « Qu'en est-il? Je demande un démenti public de la part du président délégué de la Camsa, Jean-Marie Bockel ».
 Antoine Homé : « Il s'agit d'un projet structurant vital, à l'heure actuelle nous nous en tenons au Document Unique (les axes de la prochaine Carma) qui estime nécessaire l'extension du Tram; cependant, le combat continue, il fera l'objet d'un débat; il est certain que la Camsa seule n'aurait pas pu financer ce projet. Le point de vue de M. Notter reste une position personnelle ».

Vidéosurveillance: « Ce n'est pas l'arme absolue, mais une corde de plus à l'arc de la sécurité (...). Ce projet figurait à notre programme, il y aura début janvier une réunion publique sur ce dossier »

Vidéosurveillance : L'adjointe Brigitte Lagauw en détaille la mise en place : « Un dispositif composé de 16 caméras sera installé sur des sites sensibles, il sera assorti d'un système de déport des images en direction du commissariat de police ».
 Dès 2010, une première tranche équipera ainsi le quartier du Markstein, l'Espace de la République et la Halle au Coton. Plus tard viendra le tour des églises Ste-Barbe et St-Christophe, du cimetière, des deux collèges, de la MJC (à Théodore et Fernand-Anna) de la route de Soultz, et de la place du Mont-Blanc. Le coût total de ce dispositif est estimé à 442 000 €. Antoine Homé : « Ce n'est pas l'arme absolue, mais une corde de plus à l'arc de la sécurité (...) Ce projet figurait à notre programme, il y aura début janvier une réunion publique sur ce dossier ».
 Philippe Duffau: « Je suis pour mais souhaite une évaluation sur l'efficacité de cette installation après la mise en route de sa 1re tranche, les caméras ne remplacent pas la présence humaine ». Unanimes, majorité et opposition, les élus adoptent la proposition à l'exception d'un conseiller de la majorité municipale, Jean Stritmatter qui s'abstient.
Divers : Le coût de la réalisation d'un carrefour giratoire rue du Nonnenbruch, en vue de desservir la future plate-forme de Décathlon est chiffré à 727 170 € (part de la Ville : 353 620 €). André-Yves Le Grand, habitant du Var et ancien libérateur de Wittenheim est nommé citoyen d'honneur de la Ville.
 Enfin, le maire se réjouit: « Après une certaine baisse, la courbe s'inverse, Wittenheim compte désormais 14 621 habitants ».


D.W.

mercredi, 09 décembre 2009

DNA : Les agents municipaux honorés

Wittenheim / Mairie
Agents municipaux honorés

 

Médaillés, retraités et élus... tous ont été honorés. (Photo DNA)

Le maire, Antoine Homé, était entouré de nombreux élus pour rendre hommage aux salariés de la mairie. Des médailles de travail mais aussi, les veinards, quelques départs à la retraite, étaient fêtés dans les salons de la mairie.
Agents municipaux titulaires de la médaille d'honneur communale :
Argent (20 années) : Garmia Derri, Gilles Fessler, Marc Kohler et Solange Monteiro. Vermeil (30 années) : Rémy Blind, Serge Husser, Gilbert Marchal, Michèle Mensch, Yvonne Roth et Jacqueline Wittig. Or (35 années) : Roger Sick.
Agents municipaux titulaires d'une ancienneté de service :
20 ans : Marie-Blanche Denis, Francis Frigerio, Marc Kohler et Helga Sauter. 25 ans : Michel Meyer. 30 ans : Christine Bejarano, Rémy Blind, Serge Husser, Gilbert Marchal, Michèle Mensch, Huguette Sick, Geneviève Sutter. 35 ans : Huguette Sosnowski et Jacqueline Wittig. 38 ans : Viviane Ackermann, Jean-Paul Cano, Béatrice Kleinhans et Jean-Denis Sauter.
Agents municipaux admis à faire valoir leurs droits à la retraite : Yvette Brogly, Michèle De Guio, Monique Gerber et Monique Holder.


mardi, 08 décembre 2009

L'Alsace : CME de Wittenheim

Wittenheim Vingt nouveaux jeunes élus

 

Le conseil municipal des enfants est installé pour une période d'un an. Photo Laurent Schneider

20 nouveaux jeunes élus

Le maire de Wittenheim Antoine Homé, assisté de son adjoint Arnaud Koehl, de la conseillère déléguée Thérèse Anzuini et de Véronique Wettly, coordonnatrice jeunesse, a procédé à l'installation officielle du conseil municipal des enfants.

Au total, 44 jeunes siègent dans cette assemblée municipale. Pour 20 d'entre eux, c'était une première, ils viennent en effet d'être élus par leurs 389 camarades de cours moyen 1 et 2, des cinq écoles élémentaires de la commune.

De nombreux enseignants, parents et élus étaient des spectateurs très attentifs de cette installation. Avant de féliciter les jeunes élus, le maire a mis en avant l'implication des enseignants, notamment pour l'organisation des scrutins dans les écoles. « Cette installation est l'un des volets de la démocratie participative que nous instaurons dans la vie politique de notre commune, a-t-il précisé. À travers ce conseil municipal des enfants, tous les jeunes écoliers et collégiens participent à la vie de la ville. Pour tous, ce qui s'est passé avant cette installation, les campagnes dans les écoles, les élections..., et ce qui se passera par la suite au sein de ce conseil est un excellent apprentissage de la citoyenneté, la meilleure préparation à la vie d'adulte. »

L'adjoint Arnaud Koehl a pour sa part félicité les jeunes élus et les a invités « à se mettre au travail ». « Vous avez la noble mission de représenter vos camarades pour faire faire évoluer les choses en faveur de la jeunesse. » Après les présentations, Thérèse Anzuini, animatrice et accompagnatrice adulte de l'assemblée des jeunes, a commenté un diaporama évoquant le travail engagé par les différentes commissions du conseil municipal des enfants sortant. Les jeunes élus ont ensuite énoncé de nombreux projets. Cela allait de l'installation « d'un grand arbre de Noël » aux demandes « de plus de sécurité autour des écoles, de plus de pistes cyclables, de plus de bancs dans les cours d'école, de plus de nouveaux livres dans les BCD... », en passant par la création d'un musée à Wittenheim.

Pour conclure, le maire Antoine Homé a bien précisé que si « toutes vos requêtes semblent justifiées, il faut que vous ayez conscience que pour les concrétiser, il faut avoir beaucoup de sous ». La soirée s'est achevée par un goûter bio.

Les petits nouveaux

Voici les nouveaux élus ; école Fernand-Anna : Célia Lachenmaier, Jordan Kohler, Emma Ninucci, Merlin Zabrocki ; Freinet : Boris Abomo Olinga, Adeline Renck, Johan Beyer, Sophie Gringer ; Louis-Pasteur : Sarah Bouizaguen, Malika Badraoui, Thomas Delcuze, Rayan Mukyen ; Sainte-Barbe : Tom Pagniez, Marion Baverel, Valentin Koehl, Emma Bader ; Bastian : Océane Daumain, Denis Minh Gissler, Camille Baerenzung, Christophe Bilal Bonhomme.

DNA : La pormotion de la Ste Barbe pour les pompiers

Wittenheim / Sainte Barbe
Anniversaire et promotions

 

Les sapeurs promus ou méritants en compagnie des élus. (Photo DNA)

A l'occasion du 80e anniversaire de l'église Sainte-Barbe, la cérémonie religieuse en l'honneur de la sainte patronne des mineurs et des pompiers s'est déroulée en présence d'une foule dense et recueillie.
Le curé Pierre Haag était entouré des prêtres et diacres de la communauté « Sel de la Terre », la chorale paroissiale a magnifié l'office, les fidèles au sein desquels une foule d'élus dont notamment le député Francis Hillmeyer, les maires Philippe Hartmeyer, Antoine Homé et Jo Spiegel ou encore le conseiller général Bernard Notter: tous ont participé avec ferveur à la messe sous les superbes voûtes de Sainte-Barbe, une église classée aux monuments historiques qui commémorait là son 80e anniversaire.
 Au terme de l'hommage au sacré, c'est sur le parvis de l'église qu'allait se dérouler la traditionnelle cérémonie en hommage aux hommes du feu. Le lieutenant colonel Denis Giordan, chef du groupement Mulhouse ainsi que le chef de centre des sapeurs-pompiers, le lieutenant Dominique Lehmann ont présenté leurs hommes aux autorités civiles afin que ces derniers puissent les féliciter et les promouvoir pour certains d'entre eux.
Les distinctions : les sergents Franck Meyer et Stéphane Luneau sont nommés sergent-chef. Le sapeur Sébastien Skraber est nommé caporal. Pour leur courage et leur dévouement, l'adjudant-chef Frédéric Schmidlin se voit décerner la médaille vermeil, l'adjudant-chef Frédéric Barzagli et le caporal-chef Philippe Tro sont honorés de la médaille d'argent.

DNA : réunion publique du Centre

Wittenheim / Réunion publique municipale
Vers une ville plus verte ?

 

Une future coulée verte, interdite aux voitures, rue de la Forêt ? (Photo DNA)
Pas de doute: les réunions publiques proposées par la municipalité continuent à connaître un fort succès. Seraient-elles le dernier salon où l'on cause ? La salle Albert-Camus était comble, le public aura notamment pris connaissance d'un virage concernant l'aménagement urbain de la ville.

Comme lors de la première réunion publique (voir nos éditions précédentes), Antoiné Homé est intervenu le programme municipal et ses réalisations. Place ensuite aux questions de la population du centre-ville : « Quid de l'aménagement de la rue de la Forêt ?». Le maire répond et laisse entrevoir de nouvelles perspectives : « Ce projet est suspendu. Dans le cadre d'une réflexion globale, nous considérons que les temps ont changé, nous nous orientons vers la création d'une voie verte. L'urbanisation à outrance doit connaître un terme. Cette zone (entre Cora et le Centre) soit une centaine d'hectares, est le coeur vert de la ville. Il serait judicieux de préserver ce poumon, une agriculture périurbaine, pourquoi pas des productions maraîchères qui y ont toute leur place. Voulons-nous faire de notre cité une ville de plus de 30 000 habitants ou une ville à taille humaine ? ». Le maire poursuit en soulignant que la circulation routière est théoriquement interdite rue de la Forêt, à cet égard Antoine Homé met en garde : « La police est habilitée à verbaliser ».

Dans le public: « Depuis 2000, le coût d'enlèvement des ordures ménagères a plus que doublé, c'est intolérable. Par ailleurs, son mode de calcul est particulièrement injuste »

 Autres interrogations : « Le tramway, c'est pour quand ? Pourquoi ne pas prolonger sa future ligne vers la zone commerciale de Cora ? ». Ou encore : « Depuis 2000, le coût d'enlèvement des ordures ménagères a plus que doublé, c'est intolérable. Par ailleurs, son mode de calcul est particulièrement injuste ». Mais aussi: « La circulation est trop dense et trop rapide aux abords de la déchetterie ».
 Enfin, plus personnel mais imbroglio visiblement kafkaïen, un commerçant interpelle le maire : « Je suis écoeuré et choqué, depuis sept ans, mon commerce est pris en otage par le Sitram, ce dans le cadre du DUP (Droit Urbain de Préemption) inhérent à l'arrivée du tram. Je suis coincé, je ne peux pas effectuer de travaux, la location de logements au-dessus de mon commerce est-elle aussi problématique? ».
  En vrac les élus répondent : « Pour quand le Tram? On ne sait pas (...) ». Concernant les ordures ménagères, il apparaît que le « pesé embarqué » pourrait être une solution. Quant au commerçant «pris en otage», Antoine Homé lui promet une intervention auprès du Sitram. Ultime point évoqué, un participant évoque la possibilité d'agrandir la résidence « Beau Séjour ». Réponse : « Non, mais l'hypothèse de la construction d'une résidence pour personnes âgées pourrait voir le jour à proximité de La Poste ».


mardi, 01 décembre 2009

L'Alsace : réunion publique à Jeune-Bois

Wittenheim Crise et circulation au coeur du débat à Jeune-Bois

 

Rue de l'Île-de-France, la piste cyclable est encombrée par des voitures. Photo Laurent Schneider

La première des quatre réunions de quartier organiséespar la municipalitéa été très suivie, jeudi soir au Mille Club de la cité Jeune-Bois.

Jeudi soir, la municipalité de Wittenheim a débuté sa série de quatre réunions publiques de quartier au Mille Club de la cité Jeune-Bois. Quelque 120 habitants avaient pris place dans la salle d'activités du site.

Après des mots d'accueil et la présentation des élus présents, le maire Antoine Homé a débuté la première séquence de la réunion : l'exposé de l'avancement du programme municipal, la seconde partie étant consacrée au débat interactif.

En introduction, il a évoqué la situation financière des communes « qui ont à supporter des charges de plus en plus importantes et qui doivent faire face à des baisses continuelles des dotations de l'État... Heureusement, les fondamentaux financiers de Wittenheim sont sains ».

Le plan écologique« bien engagé »

Antoine Homé a ensuite développé divers thèmes. La démocratie de proximité : « Les conseils de quartiers et le conseil des sages sont en place et travaillent ». Le développement durable et l'environnement : « Notre plan écologique global est bien engagé ». L'intercommunalité : « De nombreux dossiers doivent être traités au niveau intercommunal ».

L'urbanisme : « Nous avons engagé une étude sur la structuration future du territoire communal qui devra nous fournir des indications utiles quant au développement de certaines zones ». La salle culturelle : « Nous sommes au stade de l'acquisition du foncier ». Le centre social et familial : « Nous étudions sa relocalisation ».

Questions - réponses

Les premières questions des habitants ont concerné l'intercommunalité et la crise. « La nouvelle communauté, la Carma, regroupe 32 communes avec un total de 253 000 habitants. Ce monstre est-il encore gérable ? En ce temps de crise, les communes sont-elles en mesure de faire des économies ? »

« La Carma aura à gérer les affaires qu'on ne peut plus conduire dans la proximité, répond le maire. Évidemment, notre but est de faire des économies au niveau des dépenses de fonctionnement, mais pour ce qui est des dépenses d'investissement, l'État nous a demandé de faire plus. »

Plusieurs questions ont porté sur la circulation. Au niveau de la route de Soultz, par exemple, « ne serait-il pas possible d'insérer un tourne-à-gauche entre le passage à niveau et le grand giratoire ? Cela faciliterait l'accès à la petite zone d'activités quand on vient de Wittenheim », suggère un habitant. « Sujet difficile, une telle implantation serait contraire à la réglementation », indique Antoine Homé.

« Il serait souhaitable de préserver la piste cyclable avenue de l'Île-de-France, qui est régulièrement encombrée par des voitures en stationnement, poursuit un membre de l'auditoire. Par ailleurs ce giratoire est mal éclairé ». « Il s'agit de comportements incivils, d'autant plus qu'il y a des places de parking à proximité, regrette le maire. Il faut trouver une solution. Pour l'éclairage, un programme de rénovation pour l'ensemble de la commune est engagé. »

« Le bus Soléa roule trop vite dans la rue de Bretagne », déplore encore un habitant. « Il faut signaler ces faits. »

Enfin, à la question « Quand seront implantés les panneaux indiquant les noms des quartiers ou des lieux-dits ? » , le maire répond : « Très rapidement ».

L.S.

DNA : Les 44 cadets sont installés

Wittenheim / Conseil municipal des enfants
Les 44 cadets sont installés

 

Une assemblée précoce qui est entrée en fonction pour deux ans. (Photo DNA)
Depuis 2007, Wittenheim compte un conseil municipal des enfants (CME). Le 23 octobre dernier, des élections ont renouvelé pour moitié cette assemblée juvénile. Ce nouveau CME a été intronisé par le maire.

 Elles et ils - la parité est de mise - sont 44 élus, âgé de 9/12 ans. Les élections se sont déroulées dans les classes de CM1, CM2 et 6e ont concerné 389 élèves. Les, candidats au nombre de 94, ont présenté leur programme. Au final vingt nouveaux élus viennent compléter l'assemblée. Fiers, pas intimidé pour deux sous, c'est à la table du conseil municipal, sous les yeux d'un public fourni composé de parents, d'enseignants et élus, que cette équipe de très jeunes conseillers est entrée en fonction.

La parole aux enfants

 Quatre commissions articulent le CME soit, Solidarité et vivre ensemble, Sécurité et prévention, Sport et culture, Aire de jeux et environnement. Filles et garçons allaient se présenter et déjà, quelques propositions ont fusé. En vrac, Martial : « La circulation à proximité des écoles doit être mieux surveillée, on veut des terrains de foot ! » ou encore plus écolo : « un arbre pour chaque maison, plus de poubelles, des pistes cyclables... » mais également solidaire : « pour Noël un grand sapin avec à son pied une cagnotte en faveur des plus défavorisés », culturel aussi : « il faut un musée historique relatant l'histoire de Wittenheim » enfin original ( ?) : « le catch devrait faire partie des activités de loisir »...
 Antoine Homé a pris le relais : « Je vous félicite pour votre engagement et votre enthousiasme, votre CME est un outil de la démocratie de proximité (...). Vous et nous sommes fiers que Wittenheim comme 1 600 communes françaises donne la parole aux enfants et les associent à la vie de la cité... ».
 Désormais en place pour deux ans, ces jeunes conseillers auront toute latitude pour booster les vénérables élus du conseil municipal. Quant au catch, la jeunesse a beau être impétueuse, il serait peut-être plus sage de le mettre en sourdine.

mardi, 24 novembre 2009

L'Alsace : Gérard Philipe fêté par « son » cinéma

Wittenheim Gérard Philipe fêté par « son » cinéma

 

« Le diable au corps » d'Autant-Lara, avec Micheline Presle.DR


À l'occasion du 50e anniversaire de la mort de Gérard Philipe,le cinéma éponyme propose de revoir trois de ses films. Cette petite salle municipale continue ainsi à cultiver sa différence.

Le 25 novembre 1959, Gérard Philipe disparaissait des suites d'un cancer foudroyant. Il avait 37 ans. Cinquante ans après la mort de cet acteur emblématique d'une génération, éternel jeune premier mais aussi homme engagé, militant de la culture pour tous, le cinéma Gérard-Philipe de Wittenheim a choisi de lui rendre hommage, avec un petit festival, du 25 novembre au 1er décembre. Au programme : trois films très célèbres, significatifs de sa carrière et « qui donnent un bel aperçu de son talent », comme le souligne Christian Gracco, ancien adjoint au maire de Wittenheim (c'est à lui que l'on doit le nom de la salle), et toujours bénévole très actif au sein du cinéma.

Au-delà de la présentation de ce petit festival, hier, le maire Antoine Homé, lui-même, a voulu marquer l'attachement de la Ville à « sa » salle.

Car le cinéma Gérard-Philipe est un exemple unique dans le secteur de salle municipale. Faisant autrefois partie du patrimoine des Mines, elle avait cessé d'être exploitée à la fin des années 1970, car elle n'était plus aux normes. La municipalité élue en 1989 a décidé de la faire revivre, la réhabilitant complètement. Rouverte depuis 1991, cette salle confortable de 240 fauteuils, est aujourd'hui dirigée par Philippe Richert, adjoint à la culture, et compte trois employés.

La programmation est assurée par Messa Forny, et propose aussi bien des films grand public, qu'art et essai. Le cinéma permet également d'organiser des soirées spéciales, comme par exemple, hier soir, une rencontre sur le thème de la Convention internationale des droits de l'enfant, avec la projection du film Versailles.

Vers le numérique

Parmi les grands atouts de cette salle « de proximité », figurent les tarifs (entre 4,50 et 6 EUR) particulièrement attractifs. Ils sont un des éléments qui permettent à la fréquentation de faire bonne figure, avec, bon mal an, 15 000 à 20 000 spectateurs, en provenance de tout le secteur nord de l'agglomération mulhousienne.

« Ce cinéma, c'est vraiment quelque chose d'original et d'important, une fierté pour Wittenheim », souligne Antoine Homé. Pour continuer à le faire vivre et prospérer, malgré la rude concurrence des multiplexes, la municipalité envisage d'ailleurs de passer au numérique. Un investissement lourd, qui commencera par des demandes de subventions dès 2010.

H.P.

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