dimanche, 05 juillet 2009
DNA : Problème de mouches
Kingersheim-Richwiller / Prolifération de mouches
La grogne des élus s'intensifie
Dans un communiqué, Jo Spiegel et Vincent Hagenbach, les maires de Kingersheim et de Richwiller indiquent: «La population de Kingersheim, tout comme celle de Richwiller et de Pfastatt, a subi une prolifération de mouches ces derniers mois. Face à cette situation inacceptable, imputable à l'entreprise Carlier production (OEufs Michel), le maire de Kingersheim et celui de Richwiller avaient demandé au préfet qu'il exigeât de l'entreprise l'évacuation des fientes, l'évacuation des poules de deux des quatre bâtiments de l'infrastructure, et la non-réouverture de ces bâtiments tant que la maîtrise de la population des mouches ne serait pas assurée, ainsi que le maintien d'un contrôle sanitaire constant.
La situation, qui reste à ce jour problématique, a conduit les maires de Kingersheim et de Richwiller à envoyer au directeur de l'entreprise un courrier lui indiquant leur intention de demander au Préfet la fermeture anticipée de l'entreprise dans les meilleurs délais.»
Voici le texte de ce nouveau courrier adressé au directeur de Carlier production: « Nous voulions vous faire part de notre colère, partagée par de trop nombreux concitoyens comme par les habitants des communes voisines, suite à la prolifération continue des mouches issues de l'entreprise « les oeufs mâtines » et ce depuis le 24 avril dernier. Nous avons compris désormais qu'en la matière le mal était fait, même si récemment vous avez tenu compte des prescriptions des services vétérinaires en matière de nettoyage et désinfection.
Les mouches actuelles seraient en effet le produit 2e voire 3e génération des larves issues de votre entreprise qui auraient, aujourd'hui, trouvé d'autres sites de reproduction que le seul poulailler. Les mouches risquent donc de continuer à proliférer en fonction notamment des conditions météorologiques.
Nous condamnons la légèreté et l'inconséquence dont les dirigeants de l'entreprise ont fait preuve en matière de respect des normes d'hygiène, conduisant, par deux fois en trois ans, à la prolifération intolérable et durable des insectes. Nous désapprouvons les méthodes d'élevage intensif des « oeufs mâtines », d'un autre temps, indignes, cruelles et à l'origine de nuisances insupportables.
Nous désapprouvons le fonctionnement d'une entreprise qui place le profit et la rentabilité économique au-dessus de toute autre considération. Nous déplorons enfin le laisser-aller des dirigeants d'une entreprise qui se sait condamnée à l'échéance 2012 faute de disposer des moyens nécessaires à la remise en conformité obligatoire de ses installations.
Nous vous informons que nous allons solliciter le Préfe,t seul habilité à intervenir, s'agissant d'une installation classée, et à procéder à la fermeture anticipée et aussi rapide que possible de votre entreprise. Le député-maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer, et le maire de Wittenheim, Antoine Homé s'associent à cette démarche. Nous soutiendrons par ailleurs toute manifestation de riverains ou de partenaires économiques dont l'objet irait dans le même sens ».
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dimanche, 17 mai 2009
DNA : Grande Agglomération
Grande agglomération
Première rencontre
Une première réunion, en vue de constituer une grande agglomération mulhousienne, s'est tenue hier matin à huis clos à Illzach entre la Camsa (Jo Spiegel, Jean-Marie Bockel, Antoine Homé) et le Club 22 (Daniel Eckenspieller, Francis Flury, Olivier Becht notamment). Le club des 22 réunit les communes situées dans le périmètre du Schéma de cohérence territoriale mais non dans la Communauté de communes Mulhouse sud Alsace. Ils ne veulent pas entendre parler de la Camsa, du moins dans sa forme actuelle. Mais le club n'est pas fermé à la fondation d'une nouvelle gouvernance communautaire. En mars dernier, il a même formulé des propositions pour la création d'une Communauté d'agglomération de la région mulhousienne qui comprendrait les 16 communes de la Camsa et les 22 communes du club.
Le 3 juin à Paris
Le club demande que la ville centre, Mulhouse en l'occurrence, ait moins de poids dans la nouvelle organisation territoriale qui doit se mettre en place. En clair que les ressources des 22 communes ne servent pas à éponger exclusivement la soif de la Camsa. Il a donc été question hier matin, « dans un dialogue très constructif », des modalités de gouvernance possibles, comme l'a confirmé Olivier Becht joint hier. Mais les deux parties se sont engagées à ne pas communiquer pour l'instant. Les personnalités de la Camsa et du club des 22, qui étaient hier à Illzach, se rendront au ministère de l'Intérieur le 3 juin prochain pour avoir confirmation que l'État s'engage notamment à compenser financièrement les communes pendant la période de lissage jusqu'à l'instauration au sein de la nouvelle communauté de la taxe professionnelle unique au même taux. D'ici l'été, Camsa et Club des 22 ont convenu de se revoir à plusieurs reprises.
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vendredi, 20 février 2009
DNA et L'Alsace : Plan climat
Camsa / Plan climat territorial
La révolution culturelle
Ni fatalisme, ni culpabilité, mais au contraire une méthode, un projet, des objectifs, une vision optimiste des choses. C'est ainsi que Jo Spiegel définit le sens de sa démarche de « Plan climat ». Un plan pour lequel la Camsa était précurseur et reste pilote au plan national. Un plan pour lequel Jo Spiegel est prêt à rendre des comptes aux citoyens. En effet sans mobilisation des habitants, difficile de mettre en route une révolution culturelle.
L'observatoire du Plan climat va rendre tout cela possible : « la crédibilité du Plan climat est en jeu », insiste Jo Spiegel. L'observatoire va évaluer, mesurer, suivre le plan d'action. Des indicateurs vont exister comme la comptabilité carbone ou le nombre de personnes sensibilisées... Pour formaliser le fonctionnement de l'observatoire, un outil de pilotage, de gestion et d'évaluation des objectifs définis a été créé. Il prend la forme de plate-forme informatique extranet/intranet accessible à tous les porteurs d'actions.
A travers cet outil, les partenaires pourront visualiser la progression des différentes actions. Pour l'instant, 224 fiches actions sont listées, dont 75% sont en cours ou déjà réalisées. On sait aussi que 30 000 personnes sont sensibilisées au problème.
Dès le mois de mai-juin, les premiers bilans thématiques pourront être dressés et des propositions d'orientation évoquées. A l'automne, le conseil d'agglomération aura à sa disposition des résultats lui permettant de réorienter les actions si nécessaire. En décembre les résultats de la première année de mise en place seront publiés.
Les enfants feront l'éducation de leurs parents
Pour cette année à venir, les élus de la Camsa sont unis dans cette lutte contre l'effet de serre. Antoine Homé (Wittenheim) souligne que face à « la multiplication des phénomènes climatiques, comme la dernière tempête, le Plan climat est une réponse très concrète et extrêmement nécessaire. » Il a annoncé la mise en place d'un plan écologique global à Wittenheim.
Jean Rottner, premier adjoint au maire de Mulhouse, ajoute que « cette préoccupation de faire des économies d'énergie, de gain et de mieux-vivre est totalement partagée par les habitants ».
Jean-Denis Bauer (Didenheim) précise que les enfants ont été sensibilisés : « Ils feront l'éducation de leurs parents ». Richard Lasek (Bollwiller) précise qu'il réalise désormais ses embauches sous cet éclairage nouveau. Bertrand Felly (Feldkirch) évoque « l'avenir de nos enfants ». Edita Lamon (Richwiller) annonce la création de groupe d'écocitoyens.
Tous acteurs dans un territoire en reconversion, c'est ainsi que se présentent les élus des communes de la Camsa. On pourrait y associer les autres communautés de communes, a demandé Jean-Denis Bauer. A quoi Jo Spiegel a répondu que, « pour cet enjeu de survie de la planète et pour que nous puissions regarder dans les yeux nos enfants et petits-enfants, la future grande agglomération avancera sur le sujet ! »
Françoise Zimmermann
Climat Un observatoire et 224 actions
L’observatoire du plan climat est destiné à vérifier que la Camsa met tout en œuvre pour atteindre ses objectifs environnementaux.
Le plan climat de la Camsa avance. La mise en place de l’observatoire qui regroupe aussi bien des élus de la communauté d’agglomération que des experts et des représentants volontaires fait partie de la stratégie de lutte contre les nuisances environnementales. « La question climatique est l’enjeu planétaire de cette première partie du XXIe siècle » a expliqué le président de la Camsa, Jo Spiegel, hier lors de la présentation de l’observatoire. Il en a profité pour rappeler que la communauté d’agglomération avait pour principal objectif de réduire de 20 000 tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre.
Un bilan annuel
Le rôle de l’observatoire dépasse le simple contrôle des initiatives communautaires. « On n’oppose pas les petits gestes habituels et les politiques publiques » a prévenu le président. L’observatoire évaluera et suivra le plan d’action et ce sera à lui de rendre publiques les données prélevées sur le terrain. Les citoyens pourront de leur côté suivre cette évolution grâce à une plateforme extranet. L’Aspa (Agence de surveillance de la qualité de l’air) dressera elle aussi un bilan des mesures effectuées. Les citoyens devraient compter sur un bilan annuel et sur des points semestriels pour se faire une idée des efforts accomplis par tout un chacun.Le plan climat a réussi à sortir de la simple accumulation de déclarations politiques. À la fin de l’année dernière, 224 actions étaient engagées sur le territoire communautaire. À travers ces engagements ou actions, quelque 30 000 personnes ont pu être sensibilisées à la protection de l’environnement sur le territoire de la communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace.La Camsa compte beaucoup sur les jeunes pour inciter les adultes à faire des efforts pour améliorer la qualité de l’environnement. La « climat box » aura été l’an passé le principal vecteur d’incitation du jeune public avec 3000 exemplaires distribués.
Plusieurs milliers d’emplois en jeu
Au niveau des communes, la politique environnementale est sérieusement prise en compte. Jean Rottner, premier adjoint mulhousien, a témoigné de l’intérêt porté par les habitants du quartier où le centre socioculturel Papin met en place des économies d’énergie avec l’objectif du mieux vivre.Antoine Homé, maire de Wittenheim a, lui, insisté sur l’ampleur des phénomènes atmosphériques comme la tempête récente qui prouve que « le plan climat est nécessaire et concret ». Le maire de Didenheim a pris un peu d’avance sur le climat politique en avançant que les autres communautés de communes de la grande agglomération mulhousienne ont tout intérêt à développer des politiques environnementales.L’environnement est aussi matière à créer des emplois. Jo Spiegel a annoncé le lancement prochain du pôle de compétence basse énergie, construction et rénovation. Pour le président de la Camsa, ce pôle crée un potentiel de « création de plusieurs milliers d’emplois. ».
R.C.
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jeudi, 08 janvier 2009
Ruelisheim : Voeux
Ruelisheim / Voeux du maire
Le presbytère vers d'autres cieux
Le député, Francis Hillmeyer, le président de la Camsa, Jo Spiegel, ainsi que son homologue de la Communauté de communes de l'Ile Napoléon, Bernard Notter, ou encore le conseiller régional Antoine Homé, notamment, étaient aux premières loges. Après un tour d'horizon très géopolitique du monde, de la crise en particulier, Philippe Hartmeyer évoque Ruelisheim. La commune compte désormais 2 537 habitants, ainsi depuis le dernier recensement, sa population est en chute de 156 âmes.
Les philosophes Aristote et Diogène le Cynique ont été convoqués aux voeux municipaux
Le maire en vient aux projets 2009 : le devenir du presbytère reste en suspens, à ce jour, deux solutions sont envisagées, soit sa transformation en logements sociaux, soit sa destruction dans une perspective de rénovation globale de la place de l'église.
Le maire affiche également ses espoirs de se voir réaliser une piste cyclable reliant Ruelisheim à Battenheim, ce dans le prolongement de la voie existence (Ruelisheim/Pulversheim), une piste, précise le maire, dans un clin d'oeil à Jo Spiegel et Bernard Notter« qui jetterait une passerelle entre la Camsa et la Communauté de communes de l'Ile Napoléon ».
Enfin, concernant la Maison des associations, quelques travaux de sécurisation s'y achèvent avant son inauguration. Philippe Hartemeyer en a également rappelé le coût : 1 455 000 € TTC, l'ensemble étant subventionné à hauteur de 530 720 €.
La ligne ainsi tracée, le maire devait laisser le soin à son premier adjoint, Hubert Wnekowicz, de distiller quelques réflexions philosophiques ayant trait à la crise : « L'argent pour l'argent est stérile ». Puis, après avoir ainsi cité Aristote, l'adjoint poursuit : « On nous abreuve quotidiennement de la question du pouvoir d'achat, comme si cela pouvait tout résoudre (...) mais on oublie de nous dire que cette consommation forment le seul horizon de notre existence... ». Et de conclure en en appelant à Diogène le Cynique, qui dans les rues d'Athènes se promenait avec une lanterne en plein jour à la recherche de l'Homme.
Il était l'heure de distinguer l'adjointe honoraire, Annie Toussaint, et le conseiller Raymond Haag de la médaille d'or de la commune puis de savourer quelques prestations musicales avec en point d'orgue le magnifique filet de voix de la charmante Aude, dont le talent n'avait d'égal que la gracilité de ses épaules, pour en terminer par un plantureux buffet, pied de nez à la crise.
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lundi, 29 décembre 2008
L'Alsace : Tram
Est-ce bien raisonnable ?
Le délai pourra-t-il être tenu ? Et à quel prix pour des communes déjà fortement sollicitées par le budget du Sitram ?
Le schéma directeur d’accessibilité du réseau a été approuvé lors de la dernière séance du Syndicat intercommunal des transports sans faire trop de vagues : il serait malséant d’insister lourdement sur le coût que représentent les facilités d’accès au réseau pour les handicapés.
Un objectif très ambitieux
Reste que chacun est conscient de l’ampleur de la tâche — avec un tiers seulement du parc de bus accessible et… 7 % seulement des 750 points d’arrêt. « C’est un défi ! », reconnaît le président du Sitram Denis Rambaud. « Un objectif très ambitieux… », confirme Yann Thomas, chargé de mission au service études et projets. « Il existe une marge de manœuvre, mais la loi est néanmoins très contraignante… », résume ce dernier. Un aspect intéressant : il ne sera pas nécessaire de renouveler par anticipation le parc de bus — son renouvellement normal suffira à l’acquisition du nombre nécessaire de véhicules accessibles. C’est toujours ça.À une question de Bernard Stoessel, qui s’enquiert du coût estimatif de l’ensemble de l’opération, Yann Thomas reconnaît la difficulté de l’exercice. « C’est difficile à chiffrer. Faut-il, par exemple, prendre en compte l’extension du tramway à Bourtzwiller ? » Par ailleurs, un certain nombre d’arrêts pourront être traités à l’occasion de travaux d’aménagement plus vastes.Un point de repère : « On peut compter 4000 E en moyenne par point d’arrêt si on refait un trottoir… » Le Sitram prend en compte 50 % de la dépense. Encore ne s’agit-il que d’une moyenne indicative — tout dépend de la configuration et de l’importance du point d’arrêt en termes de fréquentation.Il faut faire le maximum pour faciliter la vie et la ville aux personnes handicapées, tout le monde est d’accord. Il faut respecter la loi, tout le monde est d’accord aussi. Mais ces dépenses supplémentaires viendront alourdir des budgets communaux déjà sollicités par l’augmentation de leurs contributions au budget de fonctionnement du Sitram et par la modification, en parallèle, d’une clé de répartition "historique" qui pénalise Mulhouse.
4000 euros par point d’arrêt
Concernant le choix des lignes pour le « réseau-noyau » accessible dès 2011, le maire de Wittenheim Antoine Homé juge qu’on aurait pu penser davantage aux terminus des trams : « C’est accessible jusque-là et on a une rupture de charge très importante lorsqu’on passe du tram aux bus… » La remarque sera intégrée à l’ultime réflexion sur le schéma, promet le président.
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dimanche, 14 décembre 2008
Presse locale : CA du SITRAM
Sitram / Les actions cédées à Transdev
Soléa en voie de cession
Soléa est une SA d'économie mixte locale, détenue majoritairement par le Sitram (57 834 sur 100 000 actions). Mais « ce montage juridique a montré ses limites et ne permet pas d'optimiser la gestion du réseau de transport » a expliqué le président du Sitram, Denis Rambaud.
7 % des 750 arrêts du réseau Soléa sont accessibles aux personnes à mobilité réduite
Après plusieurs réunions du bureau sur « la pertinence de la gouvernance » du réseau, il a été décidé de transformer la SAEML en SA. Le groupe Transdev, qui possède déjà 20 000 actions de Soléa, a fait une offre de reprise des actions du Sitram, sur la base de 34,58 € l'action dont la valeur nominale est de 15€, ce qui rapportera 900 000 € au Sitram. Cette cession, sous réserve de validation par un audit en cours, serait effective à la fin de la délégation de service publique octroyée pour une année par le Sitram à la SAEML Soléa (fin 2010). A la question de Henri Metzger sur l'intérêt de cette privatisation, Jean-Marie Bockel a rappelé que Transdev, qui est une émanation de la Caisse des dépôts, travaille depuis des années avec le Sitram. Joël Lebreton, son nouveau président est «un homme du transport public, gage de sérieux, de compétence et garantie pour le personnel». Denis Rambaud estime que le syndicat ne voit que des avantages dans le futur partage des rôles : le Sitram dira ce qu'il veut sur les barèmes, l'organisation et le cadencement seront du ressort de Transdev. Cléo Schweitzer et Antoine Homé auraient aimé que le comité d'administration reçoive une information voire puisse rencontrer les gens de Transdev avant de prendre une telle décision. Le vote a été unanime à deux abstentions près (Cléo Schweitzer et Pierre Freyburger) pour le changement de statut de Soléa et la cession à Transdev. Il a été convenu d'inviter en début d'année Joël Lebreton afin qu'il dévoile ses intentions pour le réseau mulhousien (lire encadré).
Cléo Schweitzer et Antoine Homé auraient aimé que le comité d'administration reçoive une information sur Transdev avant de prendre une telle décision
Le Sitram a approuvé le schéma directeur d'accessibilité. Au préalable, Yann Thomas, a rappelé que la loi est ambitieuse puisqu'elle exige qu'en 2015 tous les réseaux de transport soient accessibles aux personnes handicapées et à mobilité réduite. La réalisation de ce schéma est moins contraignante. Mais il faut investir (surcoût de 4000 € par arrêt). A ce jour, 7 % des 750 arrêts du réseau Soléa sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Éric Chabauty
Transport en commun Le Sitram cède Soléa
C’est la société Transdev et non plus le Syndicat intercommunal des transports qui sera majoritaire à Soléa. Rien de changé pour les clients ni pour le personnel, assurent les responsables.
Le principal point à l’ordre du jour du comité d’administration du Sitram (Syndicat intercommunal des transports de l’agglomération mulhousienne) s’intitule — très administrativement : « Modification des statuts de Soléa ». Concrètement, le Sitram, qui détenait jusqu’à présent 58 % des actions de l’entreprise, en vend 48 % à la société Transdev — qui en possédait déjà 20 %. « L’ancien montage juridique a démontré ses limites et ne permet pas d’optimiser la gestion du réseau… », explique la délibération — approuvée moins les deux abstentions des Mulhousiens Cléo Schweitzer et Pierre Freyburger. Le président Denis Rambaud précise : « Cette décision a été discutée dans l’entreprise et a fait l’objet d’un large consensus au sein du bureau du Sitram… »
Il faut couper le cordon ombilical
« La valeur nominale de notre action est de 15 euros. Transdev nous la reprend au-dessus de 30 euros. Cela nous rapportera donc 900 000 euros en plus des 800 000 qu’on pouvait attendre… », précise le secrétaire général Laurent Kammerer. « C’est une privatisation ? », s’inquiète un autre Mulhousien, Henri Metzger. « Pas du tout, Transdev est une émanation de la Caisse des dépôts et consignations et on retrouve dans son capital des actionnaires comme la RATP. C’est un partenaire aux qualités professionnelles et humaines démontrées… », tente de le rassurer le vice-président Jean-Marie Bockel. « L’affaire est en gestation depuis des années. Je pense sincèrement qu’il ne s’agit pas d’une garantie absolue mais du meilleur choix possible… » « Quel intérêt ? », insiste son interlocuteur. « Cela permettra au Sitram, au moment du renouvellement de l’appel d’offres, dans deux ans, de choisir en toute liberté et en toute indépendance d’esprit parmi les entreprises qui postuleront. Et de travailler en toute autonomie sur l’offre et les moyens dans les années à venir. Ce qui est difficile en étant juge et partie. Il vaut mieux que le cordon ombilical soit coupé… », répond le président Denis Rambaud.
Un réseau accessible en 2015
Cléo Schweitzer enfonce le clou : « Où est le problème aujourd’hui alors qu’il ne se posait pas jusqu’à présent ? » « Quelles conséquences pour les usagers ? », interroge encore Henri Metzger. Denis Rambaud : « C’est toujours le Sitram, autorité organisatrice, qui décide des tarifs ainsi que de l’offre en matière de lignes et de fréquences… » « Et pour les salariés ? », demande Cléo Schweitzer. Réponse : « Pas d’incidence. Le personnel est repris. Il aura l’avantage d’être adossé à une entreprise puissante… » Autre point important : l’approbation du Schéma directeur d’accessibilité. La loi impose « la mise en accessibilité des réseaux de transports avant le 11 février 2015 » « Un objectif très ambitieux… », détaille à l’assemblée Yann Thomas, chargé de mission. En effet : pour l’instant, un tiers seulement du parc de bus et 7 % des points d’arrêt (il y en a 750 en tout) sont accessibles — le tramway l’étant par définition.L’idée est d’avoir dès 2011 un « noyau dur » avec le tram-train, le tramway et 6 lignes de bus « en accessibilité partielle » avec au moins un bus accessible toutes les 30 minutes et les principaux arrêts aménagés. Antoine Homé, maire de Wittenheim, regrette les ruptures entre tram et bus déjà constatables le soir à Rattachement et bientôt à Châtaigniers : « C’est quand même paradoxal pour Kingersheim et Wittenheim, en attente d’un prolongement du tram. Il en va de même pour Illzach… » « Ce n’est qu’un point de départ, d’autres réflexions auront lieu… », conclut le président. Une séance plus calme que la précédente : les questions financières sont réglées pour l’an prochain.
Stéphane Samacoïtz
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dimanche, 26 octobre 2008
DNA : CAMSA et Pierre et Vacances
Conseil d'agglomération / Projet Pierre et Vacances
Les conseillers d'accord sur le protocole
La décision ne faisait aucun doute, comme l'a rappelé le président Jo Spiegel : « On est au bout d'un long échange, d'une intense coproduction où la Camsa et les communes concernées ont joué un rôle moteur. A l'heure où je vous parle, les principales collectivités ont voté pour. » (*)
Longue maturation, intense coproduction... Le maire de Wittenheim Antoine Homé l'a rappelé à sa façon : « Ce texte a évolué puisqu'on en est à la 22e version ».
Jean-Claude Mensch a finalement dit oui au Symbio et au protocole qui reste selon lui « une cote mal taillée »...
Par ce vote, la Camsa a estimé qu'il est dans son intérêt d'accompagner « l'aménagement du site Bioscope, Écomusée, Carreau Rodolphe » et a décidé d'adhérer au Symbio, syndicat mixte créé par la Région et le Haut-Rhin pour le Bioscope, à condition que soit construit le village de résidences touristiques Pierre et Vacances.
La délibération présentée vendredi à la Fonderie, qui a fait l'objet de modifications rédactionnelles jusqu'au dernier moment, rappelle que l'ensemble sera constituée de 350 à 500 unités d'hébergement sous forme de cottages offrant à terme une capacité d'accueil de 2 500 lits en « résidence de tourisme classée » et exploité 39 semaines par an.
Ces maisons seront réalisées en deux tranches, sur des terrains appartenant à Ungersheim ayant fait l'objet d'un bail consenti à la société Ecoparcs et au conseil général sur le Carreau Rodolphe. L'investissement réalisé par Pierre et Vacances pour les deux tranches est évalué à 110 millions d'euros. S'ajoute la construction d'un équipement aqualudique de 4 000 m² dont 1 400 de bassins pour un coût est estimé à 20 M.€. Cet équipement qui accueillera les scolaires sera financé par le privé (6 M.€) et le public (14 M.€ dont 7 M.€ de la Camsa). La délibération retient les amendements apportés à la mouture initiale.
Le projet est aujourd'hui compatible avec le plan Climat territorial. Il prend en compte le patrimoine minier du Carreau Rodolphe. Il préserve la forêt alluviale. Le futur centre aqualudique sera ouvert au public. Enfin il ne nécessite pas, a priori, la modification du Scot pour l'édification du village touristique. Ces contributions ont été acceptées par l'ensemble des partenaires : la Région, le Département, la Caisse de dépôts, et le groupe Pierre et Vacances, et les communes de Ungersheim et Pulversheim (*).
... en revanche, son collègue de Pulversheim, Jean-Claude Eicher n'a eu qu'à se féliciter de la tournure des événements
Auparavant, Pierre Freyburger a rappelé sa défiance vis-à-vis du Symbio, « une structure uniquement créée pour le Bioscope » et estimé que « cette adhésion sera dangereuse pour les finances de la Camsa... qui, à terme, devra éponger jusqu'à 16 % (contribution de la Camsa dans le Symbio dont les statuts sont modifiés) du déficit du Bioscope ».
Jo Spiegel, relayé par Pierre Laplane, directeur des services communautaires, et par Jean-Marie Bockel, ont tenté de le rassurer. L'adhésion de la Camsa au Symbio ne s'inscrit que dans le périmètre du projet Pierre et Vacances. En outre, sans le Symbio, Région et Haut-Rhin n'auraient peut-être pas apporté leur écot.
Rien n'y fit, Pierre Freyburger et cinq autres conseillers ont préféré s'abstenir plutôt que de cautionner cette adhésion. Le Symbio achètera les terrains nécessaires (28 ha) à Ungersheim et au Département, les viabilisera avant de les céder à Pierre et Vacances.
De son côté, le maire d'Ungersheim Jean-Claude Mensch a fait dans l'ironie : « Il fallait ressusciter Lazare », sous-entendu Le Bioscope, mais il a finalement dit oui au Symbio et au protocole qui reste selon lui « une cote mal taillée, un compromis », car « ce qui a été décidé n'a plus rien à voir avec le document du 27 juin dernier ».
L'adhésion de la Camsa au Symbio ne s'inscrit que dans le périmètre du projet Pierre et Vacances
En revanche, son collègue de Pulversheim, Jean-Claude Eicher n'a eu qu'à se féliciter de la tournure des événements et a rappelé l'unanimité de son conseil pour le projet : « On a été tenu régulièrement au courant. Le consensus obtenu aujourd'hui est une image forte. »
Antoine Homé a aussi voté pour, estimant que le centre nautique de Wittenheim n'est pas enterré avant de conclure : « Tout commence aujourd'hui ». Bernard Stoessel a fait sien le propos d'un collègue bas-rhinois de la Région : « Il faut être fou pour cracher dans la soupe en rejetant ce projet ». Jo Spiegel a conclu : « Merci pour votre investissement. Dans ce projet, il n'y a ni vainqueur, ni vaincu. Mais nous avons gagné ensemble l'implantation de Pierre et Vacances. »
E.Ch.
(*) Voir DNA du 25 octobre en pages Potasse et Région.
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L'Alsace : La CAMSA adopte le protocole "Pierre et Vacances"
Agglomération Le projet Pierre et Vacances adopté
La Camsa a donné vendredi soir son feu vert à l’implantation du projet Pierre et Vacances à Ungersheim. Coût de l’opération, y compris les aménagements géothermique : 174 millions d’euros.
Les délégués de la Camsa ont mené un débat apaisé vendredi soir lorsqu’ils ont adopté le protocole de l’implantation d’un ensemble Pierre et Vacances à Ungersheim. Jo Spiegel a rappelé que la communauté d’agglomération « était arrivée au bout d’un long processus de réflexion, de débats et d’échanges ». Il a ensuite salué le rôle moteur de la Camsa et des communes dans ce dossier sans omettre les différents partenaires privés ou publics.Pierre Freyburger a ensuite pris la parole. Le leader du groupe d’opposition Un autre souffle pour Mulhouse s’est élevé contre l’adhésion de la Camsa au Symbio, le syndicat qui gère le Bioscope. Selon lui, « cette adhésion est dangereuse pour les finances de la Camsa et son équilibre budgétaire » parce que les comptes du Bioscope ne sont pas équilibrés.
On a ressuscité Lazare
Jo Spiegel lui a répondu que cette adhésion « ne concerne que le périmètre de compétence » sur lequel la Camsa s’est engagée. Le président a préféré mettre en avant les retombées locales du projet Pierre et Vacances en terme de tourisme, de création d’emploi ou de respect du plan climat de la Camsa.Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim est ensuite longuement revenu sur les avancées dues à la négociation conduite depuis début septembre. Lyrique, il a convenu qu’après les explications données par Pierre et Vacances devant son conseil municipal qui a adopté le protocole d’accord, « on a ressuscité Lazare, le Bioscope pour sortir du coma ». Puis il a chiffré l’ardoise. « 174 millions d’euros et ce n’est pas terminé ». Pour lui, la délibération adoptée hier « n’est qu’une cote mal taillée ». Il a ensuite souhaité que « la Camsa tienne compte des points suivants : l’avenir de plusieurs bâtiments du carreau Rodolphe, le fait que le terrain cédé ne serve qu’à Pierre et Vacances et que l’on fasse attention à l’aménagement et à la construction du village ». Après ces remarques, le maire d’Ungersheim a souhaité aussi que « cela ne se traduise pas par des charges fiscales supplémentaires ».
Il faudrait être fou pour cracher dans la soupe
Le maire de Wittenheim, Antoine Homé a salué un « texte qui a profondément évolué, puisqu’il en est à sa 22e version qui marque des évolutions substantielles ». Puis il a rappelé que le projet d’un équipement nautique dans sa ville ainsi que l’avenir du carreau Rodolphe lui tenaient à cœur. Pour lui, la Camsa a réussi à trouver une sortie « intéressante, honorable et de qualité ». Bernard Stoessel est intervenu, notamment pour rappeler une citation d’un élu bas-rhinois lors du vote au conseil régional quelques heures plus tôt : « Il faudrait être fou pour cracher dans la soupe en ne soutenant pas ce projet ».Jo Spiegel a appelé ensuite au vote. Six conseillers se sont abstenus alors que le restant de l’assemblée adoptait le projet. Pour le président de la Camsa « il n’y a ni vainqueurs ni vaincus » dans ce débat. Puis, dans une formule il a remercié les élus communautaires qui ont su « conjuguer la haute qualité environnementale et la haute qualité démocratique ».
Raymond Couraud
08:54 Publié dans A la CAMSA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 25 octobre 2008
L'Alsace : Pierre et Vacances à la CAMSA
Le feu vert de la Camsa et d’Ungersheim
La Communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace a adopté, hier soir, le projet de création d’un village Pierre et Vacances sur le ban de la commune d’Ungersheim.Un ultime débat a précédé un vote sans surprise. Les communes d’Ungersheim et de Pulversheim avaient déjà donné leur feu vert à l’arrivée de Pierre et Vacances.Le président de la Camsa, Jo Spiegel s’est félicité de la qualité des débats de ces dernières semaines, tout en reconnaissant qu’ils furent parfois vifs. Puis le socialiste Pierre Freyburger a pris la parole. Il a salué « l’évolution du projet », mais regretté « l’adhésion de la communauté d’agglomération au Symbio », le syndicat qui gère le Bioscope. Il juge cette adhésion « dangereuse pour les finances » de la Camsa. En conséquence de quoi, il s’est abstenu avec cinq autres conseillers communautaires lors du vote final.Jo Spiegel a rappelé que la communauté ne serait engagée que sur les compétences désignées et à hauteur d’une participation de 16 %. Pour lui, le Symbio comme le village sont « une chance de redynamiser » la région mulhousienne.
« Il reste beaucoup à faire »
Maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, qui a été en tête de ceux qui ont fait que le protocole d’accord a été modifié 22 fois dans un sens plus respectueux de l’environnement, a concédé que la délibération n’est qu’« une cote mal taillée », avant de présenter une série de points additionnels et de conclure : « Il reste beaucoup à faire ».
R.C.
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samedi, 18 octobre 2008
Dossier "Pierre et vacances"
« L’important est de jouer collectif »
Le projet Pierre et Vacances est sorti d’une zone de turbulences après la réunion, jeudi soir, du bureau de la Camsa.
« Une ambiance sereine pour une réunion de qualité ». Antoine Homé, maire de Wittenheim, résumait ainsi, hier matin, l’ambiance lors de l’examen du protocole d’accord.Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, a repris ses arguments pour renforcer la vocation écologique du village et d’une partie du Bassin potassique. « Nous sommes écoutés dans ce projet d’un véritable écosite ». Niant être un jusqu’au-boutiste, l’élu reconnaît que « le village peut donner une impulsion pour sauver le Bioscope du marasme ». Évoquant le dossier du centre nautique de Wittenheim, Jean-Claude Mensch résumait le tout d’une formule : « Si on a cette piscine, c’est le pied ».Antoine Homé se félicite de voir ce dossier faire l’objet d’un traitement particulier par la Camsa. « Jean-Marie Bockel et Jo Spiegel ont convenu que ce centre doit demeurer dans le pacte de la Camsa ». Il s’agirait, d’après nos informations, d’évaluer le fonctionnement du futur espace nautique de Pierre et Vacances, de voir s’il a pu répondre aux besoins des habitants du nord du Bassin potassique et si le besoin s’en fait sentir, de revenir au projet de centre nautique à Wittenheim.
7 novembre, date buttoir
Jo Spiegel a, lui aussi, noté la bonne évolution du dialogue. « Guidé par le seul intérêt du territoire », le président de la Camsa mêle « la nécessité de bien accueillir Pierre et Vacances et l’exigence de le mettre en conformité avec les politiques sociales et environnementales » de l’agglomération. Jeudi soir, les élus seraient arrivés « à une solution dans laquelle tout le monde peut se retrouver ».L’idée avancée par Jean-Claude Mensch et Antoine Homé de faire du Bassin potassique un territoire dédié au développement de l’énergie photovoltaïque a été retenue, selon le maire de Wittenheim.Quant au premier adjoint mulhousien, Jean Rottner, il insiste sur la nécessité de mener à bien le projet Pierre et Vacances « utile au développement touristique de toute l’Alsace ». Il appelle tous les élus de la Camsa « à donner un signal fort aux partenaires » de Pierre et Vacances. « L’important est de jouer collectif », ajoute l’adjoint mulhousien, tout en insistant sur l’urgence de se mettre d’accord sur le protocole.Le projet doit en effet être entériné le 7 novembre. Le conseil général s’est prononcé hier, la Camsa le fera vendredi prochain, tout comme la Région. Les élus d’Ungersheim, qui ont rédigé hier soir, en conseil municipal, un projet de délibération concernant le fameux protocole d’accord, recevront mercredi les responsables du projet.
Raymond Couraud
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