mercredi, 03 mars 2010

L'Alsace : Développement touristique dans la Bassin Potassique

PS : « Il faut tirer les leçons du fiasco du Bioscope »

 


Jacques Bigot et Antoine Homé, les deux têtes de liste du PS aux régionales, veulent remettre à plat le projetde développement touristique autour de l'Écomuséeet du patrimoine minier.

Le jugement est sans appel : « Le Bioscope est un fiasco, le concept n'est pas bon. Ce n'est plus le projet initial autour de la santé. Il faut que l'ensemble des élus ait le courage de reconnaître l'erreur », ont souligné Jacques Bigot et Antoine Homé, hier à Feldkirch, lors d'une réunion électorale consacrée au développement économique du Bassin potassique par la valorisation touristique du patrimoine minier et la relance de l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim.

« Si nous arrivons aux affaires, nous changerons de politique, nous arrêterons la fuite en avant », ont-ils souligné. Mais Jacques Bigot est moins catégorique que ses futurs alliés d'Europe Écologie Alsace qui prônent la fermeture du parc de loisirs consacré à l'environnement ouvert en juin 2006 et qui a attiré 100 000 visiteurs seulement la saison dernière. « Si on ferme le Bioscope, cela coûtera de l'argent et ne réglera rien ». La tête de liste socialiste prône un audit et une remise à plat d'un projet touristique « attractif et économiquement viable ».

« La culture ouvrière alsacienne »

Premier objectif : « Aboutir à un accord politique » entre les trois partenaires publics (Région, Département et Communauté d'agglomération de Mulhouse).

Antoine Homé plaide pour un « projet local » à bâtir avec les associations de protection du patrimoine minier. « Le village de loisirs de Pierre & Vacances n'a pas sa place dans ce projet qui doit reposer sur l'économie sociale et solidaire ». Le maire de Wittenheim prône le développement d'une « hôtellerie familiale de qualité ». Il envisage une « reconversion partielle » du Bioscope par l'implantation du projet Domaine Nature, le centre de loisirs de plein air pour handicapés et leurs familles proposé depuis plusieurs années par Jacky Lechleiter.

Jacques Bigot a indiqué une nouvelle voie à suivre : « La droite a longtemps sublimé l'Alsace rurale avec ses châteaux et ses cigognes, il est temps de se préoccuper aussi de la culture ouvrière alsacienne. »

A. D.

DNA : Rencontre avec les entrepreneurs de Guebwiller

A Soultz, Jacques Bigot à la rencontre des entrepreneurs

 

Jacques Bigot et Antoine Homé (derrière lui au centre) en conversation avec les entrepreneurs de la zone industrielle de Soultz-Guebwiller. (Photo DNA)

A l'initiative du maire de Guebwiller, Denis Rebmann, Jacques Bigot, tête de la liste de rassemblement soutenue par le PS, et Antoine Homé, chef de file dans le Haut-Rhin, ont rencontré lundi un panel d'entrepreneurs de la région à Soultz. Jacques Bigot a répété l'importance qu'il accorde aux petites et moyennes entreprises : « Nous connaissons vos difficultés. Il faudra s'asseoir autour d'une table pour définir notre future stratégie économique. Les élus locaux ne sont pas forcément au fait de ce qu'attendent les entrepreneurs », a-t-il reconnu, tout en promettant : « Je souhaite organiser des réseaux ».
L'une des priorités de Jacques Bigot et Antoine Homé est « d'identifier les atouts et les faiblesses de l'Alsace. Aujourd'hui, nous ne sommes leaders dans aucun secteur d'activité. Pourtant, au niveau de l'agro-alimentaire, par exemple, la région a une belle image à l'extérieur. Nous devons travailler là-dessus pour l'intégrer dans les marchés internationaux russes ou chinois ».


DNA : pour le retour du train dans le Florival

Guebwiller / Parti Socialiste
Le PS veut se battre pour le retour du train

 

Antoine Homé, colistier dans le Haut-Rhin, aux côtés de Jacques Bigot, tête de liste PS, Denis Rebmann, maire de Guebwiller, et de Bernard Laplagne, en 7e position sur la liste socialiste. (Photo DNA)

« Au cours de cette campagne, au niveau du Parti socialiste, on a décidé de parler de sujets concrets ». Jacques Bigot, tête de liste du PS, était donc, lundi, dans la vallée du Florival pour discuter d'un sujet qui tient à coeur les habitants de Guebwiller et des environs : le retour de la liaison TER Guebwiller-Bollwiller. « Bien sûr, je ne vous promets pas que si nous sommes élus le 21 mars au soir, il y aura le retour du train à Guebwiller dès le 23 », a, toutefois, relativisé le président de la CUS de Strasbourg et maire d'Illkirch, dans un large sourire. « Mais il s'agit d'une véritable priorité du Parti socialiste dans le cadre d'une prise de présidence de la Région ».

Privilégier le financement
des trains
à celui des routes

Au cours d'une réunion publique, où une large place a été laissée aux questions des auditeurs, Jacques Bigot a mis en évidence la nécessité de « désenclaver le Florival. C'est un bassin de vie qui a besoin d'une meilleure desserte de transports ». L'une des personnes de l'assistance s'est alors levée pour poser la traditionnelle question qui fâche : « Comment envisagez-vous de financer cette opération ? » Le retour de la liaison Guebwiller-Bollwiller est estimé à un coût compris entre 16 et 21 millions d'€. « Il y a un bassin de 30 000 habitants, une voie ferrée déjà existante, alors cette liaison me paraît possible plus qu'ailleurs. Et je suis d'avis qu'à l'avenir, la Région devra ne plus financer les routes mais s'atteler au TER », a répondu Jacques Bigot, tout en rappelant que « le Bioscope avait bénéficié d'une aide de 15 millions d'€. Vu le fiasco, on peut penser qu'il n'est pas interdit de dépenser notre argent aussi pour des bons projets ».


R.L.G.

lundi, 15 février 2010

L'Alsace : Carnaval de Wittenheim

Wittenheim Un joli carnavaldes familles, toujours populaire

 

Le petit chariot pour transporter les confettis. Photos Laurent Schneider

La foule des grands jours était au rendez-vous, dans les rues de Wittenheim, pour participer à la belle fête populaire du carnaval.

De nombreuses personnes ont bravé le froid et se sont retrouvées hier, en début d'après-midi, devant la mairie, pour le démarrage du traditionnel carnaval des familles organisé par la ville et l'Office municipal des sports et des loisirs. Cette sympathique fête populaire a débuté par la remise des clés de la ville par le maire Antoine Homé au couple princier Amira et Ennio. Le long cortège multicolore et bruyant a ensuite quitté les abords de la mairie pour se rendre à la Halle au coton, par la rue de Kingersheim. Plusieurs groupes de Gugga musique ont réalisé une superbe animation musicale tout au long du parcours. De magnifiques voitures décorées, des groupes de sorcières, des acrobates et plusieurs fanfares précédaient le char où trônaient Amira et Ennio. Ce cortège haut en couleurs aspergeait le public de confettis, serpentins et autres cotillons. Les grands comme les petits étaient évidemment ravis de pouvoir participer à ce spectacle. À la Halle au coton, les groupes ont poursuivi leurs animations. Ce fut l'occasion pour tout le monde de se réchauffer et de consommer boissons chaudes et beignets. Plus tard, la troupe turbulente s'est rassemblée sur la place du marché pour assister à la crémation de la sorcière qui avait en l'occurrence plutôt l'aspect d'un gentil clown.


DNA : Carnaval de Wittenheim

WITTENHEIM
Le cirque de carnaval

 

C'est sous une arche de bulles que le cortège était invité à passer. (Photo DNA - Cathy Kohler)

Le carnaval 2010 a animé les rues de Wittenheim ce dimanche. Une cavalcade placée sous le signe du cirque...
Avant que ne soit donné le coup d'envoi des festivités carnavalesques, élus, organisateurs (Office municipal des sports et Loisirs) et bénévoles se sont retrouvés en mairie pour la traditionnelle remise des clés de la ville.
En effet, il est de coutume que le couple princier - en l'occurrence Amira et Ennio - demande les clés de la cité au maire. Antoine Homé s'est exécuté et les trois coups de canon ont enfin libéré les clowns et les animaux sauvages dans les rues de cette cité du bassin potassique.
Le carnaval de Wittenheim, version revue et corrigée depuis l'an dernier, semble avoir trouvé son public. En attestent les quelque 2 000 carnavaliers et spectateurs qui ont été dénombrés dans le long cortège. Vingt-deux groupes constitués essentiellement par les associations du village, quatre guggas et surtout un carnaval marqué par la présence des enfants et de leurs parents. Bref, un carnaval 100 % familial.


mercredi, 10 février 2010

DNA : Visite de Martine Aubry

Régionales / Martine Aubry à Colmar
« L'Alsace peut basculer à gauche »

 

Martine Aubry, entourée de Jacques Bigot (à gauche) et Antoine Homé, répondant aux syndicalistes au Cercle Saint-Martin à Colmar. (Photo DNA - Michel Petry)
Martine Aubry, premier secrétaire du PS, a passé hier matin trois heures à Colmar, où elle a rencontré une trentaine de syndicalistes, avant de poursuivre son tour des régions par Metz.

Entourée de Jacques Bigot et Antoine Homé, les têtes de la liste PS, mais aussi du maire de Strasbourg Roland Ries, de la sénatrice Patricia Schillinger et du conseiller général Jo Spiegel, Martine Aubry a écouté les syndicalistes de Clariant, Hymer, Timken, Sony, Continental Biscuits, Peugeot Mulhouse, ainsi qu'un représentant de l'Afpa (formation professionnelle pour adultes) et un retraité des mines de potasse. Tous ont entamé à peu près le même refrain : on restructure, on licencie, on n'a pas d'interlocuteurs, les salariés sont « traités comme des chiffonniers, ils en ont marre », « personne ne nous écoute, le gouvernement nous méprise », « nos patrons ont grugé l'État », « on a laissé partir les bureaux d'études et de recherche, l'Alsace est devenue une région tournevis ». Avec, en fin d'intervention, cette question lancinante : « Que pouvez-vous faire, vous les politiques, pour maintenir l'emploi ? »

Crise : « On a laissé faire »

 Jacques Bigot et Martine Aubry n'avaient plus qu'à surfer sur cette vague de mécontentement syndical et salarial. Tout en concédant que la situation ne changera pas « de manière radicale » au lendemain du 21 mars, si la gauche gagne, et en refusant de faire « de fausses promesses », le président de la CUS a répondu aux salariés qu'il fallait « changer de mode de gouvernance en instituant le dialogue avec des dirigeants d'entreprises et en travaillant avec les salariés » pour établir des perspectives de reconversion et une feuille de route stratégique afin de développer les secteurs clés porteurs d'avenir.
 Pour Martine Aubry, la droite au pouvoir à la Région Alsace est responsable de la dégradation rapide de la situation industrielle. « On a attendu, on a laissé faire, on n'a pas accompagné les chefs d'entreprise, on n'a pas anticipé la crise. Dans les autres régions, vous ne verriez pas des travailleurs expliquer qu'ils sont seuls, laissés à eux-mêmes, comme je l'ai entendu ce matin ». La maire de Lille cite souvent le Nord-Pas-de-Calais. « Nous avions beaucoup plus de chômage qu'en Alsace, mais nous n'avons pas laissé faire les entreprises voyous, ni le marché. Nous avons mis en place des plans de développement. »

Pour le désistement
républicain

 Et lorsque la gauche sera au pouvoir en Alsace, sa priorité sera de mettre en place la « sécurisation des parcours professionnels » avec des formations pour « ceux qui sont en instance de licenciement ou travaillent dans des entreprises fragiles ». Car Martine Aubry n'en doute guère : « L'Alsace peut basculer à gauche ». Que ce soit avec Jacques Bigot ou Jacques Fernique (Europe écologie). « Je suis pour le désistement républicain à gauche. Ce qui m'intéresse, c'est que la gauche peut gagner », dit-elle en se dépêchant d'ajouter : « Le projet de Jacques Bigot est celui qu'attendent l'Alsace et les Alsaciens. »


Claude Keiflin